« Bébés toxiques » : les futures générations sont-elles les plus polluées de l’histoire ?

Dans une mesure inquiétante, les bébés naissent ‘pré-pollués’. – Institut national américain du cancer

Sommes-nous en train d’élever la génération la plus polluée de l’histoire de cette planète ? – Peneloppe Jagessar Chaffer

 

Chronique du documentaire « Bébé toxique (Toxic Baby) » 

Bébé toxiqueRéalisé par Peneloppe Jagessar Chaffer en 2016

Ce documentaire porte sur l’exposition des bébés à de multiples polluants environnementaux.

 

Quelques informations et points de vue intéressants, concernant la thématique « Santé des enfants et environnement »

Voici une liste d’informations et de points de vue issus du documentaire, en lien avec la thématique « Santé des enfants et environnement », et que je souhaite partager avec vous.

  • Nos corps comprennent plusieurs centaines de substances chimiques, que nos grand-parents n’avaient pas dans leur corps : dioxines, PCB, pesticides, phtalates, retardateurs de flamme…
  • Dans la plupart des cas, une bonne partie des expositions se font à l’intérieur des habitations. Ces expositions sont notamment dus à des produits de consommation courante : produits cosmétiques, bougies, encens, produits ménagers, rideau de douche, peintures contenant du plomb, produits alimentaires industriels
  • De nombreuses maladies chroniques sont en augmentation chez les enfants : asthme, cancers, malformations génitales, troubles du comportement, etc.
  • Même à de faibles doses individuelles, une exposition à de multiples substances peut avoir des effets sanitaires.
  • Pour pouvoir faire des choix informés, il est très important d’écouter les scientifiques, de connaitre les conclusions de leurs études, et de ne pas se laisser distraire par les actions de marketing, le discours de politiciens et même les affirmations des associations non-gouvernementales.
  • L’utilisation de cosmétiques a été directement reliée à l’augmentation de phtalates dans les urines des enfants.
  • Les malformations génitales sont en augmentation, notamment les hypospadias (un urètre qui présente une ouverture dans la face inférieure du pénis, au lieu d’uniquement à son extrémité) et les cryptorchidies (un ou deux testicules non descendus dans les bourses). En plus de l’impact présent, ces malformations sont des facteurs de risques pour des maladies d’adultes, notamment le cancer des testicules.
  • Les effets des mélanges de substances, couramment appelés « effets cocktails », sont aujourd’hui très imparfaitement connus. En particulier, ces effets ne sont pas couverts par la réglementation.
  • Aux Etats-Unis, une étude a mesuré 287 substances chimiques dans des échantillons sanguins de cordons ombilicaux. Parmi ces substances, 180 causent des cancers chez les animaux ou les humains. Une autre étude, faite en Hollande, a trouvé des résultats similaires. Sur l’ensemble des étude de ce type, aucun cordon ombilical n’a présenté une absence de substance toxique.
  • les hormones sont responsables de l’expression des gènes, tout particulièrement pendant le développement. Ces hormones agissent à de très faibles concentrations, et c’est pourquoi de très faibles concentrations de polluants peuvent avoir des effets très significatifs.
  • D’après des statistiques officielles :
    • au Royaume-Uni, l’incidence de leucémies chez les enfants a augmenté de 20 % en une génération ;
    • au Canada, la prévalence de l’asthme est d’un enfant sur dix ;
    • aux Etats-Unis, le diagnostic d’autisme a augmenté de 600 % en 20 ans.
  • Le placenta est un organe ancien, qui n’est pas fait pour protéger les fœtus face aux substances chimiques. Et de fait, les fœtus sont exposés à de nombreuses substances chimiques.
  • Les bonnes pratiques qui peuvent être mises en oeuvre par les parents incluent :
    • utiliser des produits ménagers basés sur des éléments naturels : bicarbonate de soude, vinaigre, citron, savon noir, etc.
    • privilégier les aliments issus de l’agriculture biologique, afin de diminuer les expositions aux résidus de pesticides ;
    • réaliser les rénovations de la chambre d’enfant bien avant l’arrivée du bébé, et en l’absence de femmes enceintes.

 

Bébé toxique2

 

Quelques extraits en lien avec la thématique « Santé des enfants et environnement »

Nos enfants sont soumis à de véritables expériences chimiques à grande échelle. Nous devons plus les protéger.

Ces enjeux ne sont pas suffisamment discutés dans la presse ou dans les livres qui traitent de grossesse. Par conséquent, les risques des polluants environnementaux sont largement inconnus des parents standards.

Ces polluants sont d’autant plus effrayants que certains d’entre eux peuvent affecter les futurs enfants de nos enfants, et potentiellement les générations à venir.

Les parents ont le droit de savoir ce que les scientifiques ont découvert.

Pour être honnête, la science ne peut pas suivre le rythme de production des produits chimiques. L’étude de la toxicité d’une substance coûte cher, alors que des milliers de substances sont fabriquées tous les ans… et en plus il faudrait théoriquement étudier les nouveaux mélanges possibles, alors que l’on sait déjà très peu de choses sur les mélanges actuels.

Les enfants ne sont pas de petits adultes. La vulnérabilité d’un corps en construction est sans commune mesure avec celle d’un corps adulte. Si un aspect de la construction n’a pas eu lieu ou s’est mal passé, il n’y aura pas de retour en arrière possible.

Les futurs parents devraient, au moment où ils décident de faire un enfant, commencer par une période de diminution de leur exposition aux produits chimiques. L’objectif est que le bébé puisse se construire avec les meilleurs éléments possibles. Ceci est encore plus important pour la mère, dont le ventre sera le premier environnement du bébé.

Actuellement, les bébés humains constituent une des espèces les plus polluées sur la planète. Des centaines, voire des milliers de substances toxiques y sont déposées.

Le principe « c’est la dose qui fait le poison » a permis de libérer des milliers de substances dans l’environnement, dans nos corps, dans les sols, dans l’eau, dans l’air.

De très faibles concentrations peuvent produire des effets. Et ceci est connu depuis longtemps, puisque de nombreux médicaments, comme par exemple la célèbre Ritaline, produisent leurs effets à de très faibles concentrations.

Pendant que les politiciens ne mettent pas en place de réglementation adaptée, les parents sont laissés à eux-mêmes, et doivent s’improviser tout à la fois chimistes, biologistes, généticiens, docteurs… pour essayer de contrôler le niveau de toxicité de leurs enfants.

Nous commençons à connaitre beaucoup de choses à propos de la pollution de l’environnement extérieur, mais nous restons assez ignorant quant à la pollution de notre environnement intérieur, notre corps.

 

Mon avis

Les  » +  » :

  • l’auteure du document se soumet elle-même à une batterie de tests pour mesurer la présence de substances toxiques dans son corps. Les critiques ne pourront pas dire qu’elle s’est insuffisamment impliquée ! Haha
  • l’auteure m’est apparue assez douée pour mettre en avant des symboles marquants : nombre de substances dans le cordon ombilical, parallèle avec les médicaments, phrases « choc » concluant les démonstrations, un fœtus qui parle…

les  » –  » :

  • Le documentaire est purement à charge et fait croire qu’il n’y presque aucun débat scientifique. Par exemple, s’appuyer sur les résultats de Tyrone Hayes, sans mentionner à quel point ces résultats sont controversés, ne me semble pas de nature à permettre un choix éclairé.
  • Non disponible en Français.
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Sensibiliser les enfants avec des livres illustrés ? Ca m'intéresse !
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