Les pollutions environnementales impactent la santé de nos enfants

Musique par Ronan Vernon

Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé. – Article 1 de la Charte de l’environnement, de « valeur constitutionnelle » [1]

Le mot progrès n’aura aucun sens tant qu’il y aura des enfants malheureux. – Albert Einstein

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Bonjour à tous

Pollutions environnementales enfants santé

Dessin par iamo’i’s

Qu’est-ce que la santé environnementale ou « santé-environnement » ? Il s’agit des aspects de la santé qui peuvent être influencés par la qualité de l’air qu’on respire, de l’eau qu’on boit, des aliments qu’on mange, des matières qu’on met au contact de la peau, etc. Pourquoi est-ce si important de s’intéresser à la santé environnementale ? Parce que, comme le rappelle l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) [2], « santé et environnement sont deux domaines étroitement liés » : une dégradation de la qualité de l’environnement est associée à de nombreuses pathologies.

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Dans les pays développés, les vaccins, les antibiotiques et l’amélioration des conditions d’hygiène ont notamment permis de maîtriser les maladies infectieuses historiques [78] : poliomyélite, tuberculose, choléra, rougeole, variole, dysentrie etc. En 200 ans, la mortalité infantile a baissé de 90% [3, 17, 18]. Aujourd’hui, les enjeux sont différents : les maladies chroniques dites « non transmissibles », dont l’incidence a fortement augmenté depuis le milieu du XXe siècle, sont devenues les principales causes de maladie chez les enfants [3, 4, 16-20, 52, 78, 85] : asthme, obésité, allergies, cancers, diabète de type 2, myopie, perturbation du développement du système nerveux (autisme, dyslexie, troubles de l’apprentissage, troubles de l’attention, etc.)… .

Les causes de cette tendance sont imparfaitement comprises. Néanmoins, de nombreux travaux scientifiques suggèrent que certains facteurs environnementaux constituent d’importants contributeurs à la situation actuelle. Parmi ces facteurs environnementaux, on trouve [3, 13, 14 53-57, 61, 76-80] les polluants de l’air extérieur (particules fines, oxydes d’azote (NO2, NO), ozone…), les polluants de l’air intérieur (benzène, particules fines, formaldéhyde, radon…), les polluants présents dans les poussières domestiques (phtalates, retardateurs de flamme (PBDE…), hydrocarbures aromatiques Polycycliques (HAP)…) les pesticides, certains métaux (plomb dans les peintures, mercure dans les poissons…), etc.

Concernant les enfants, l’impact sanitaire de ces facteurs environnementaux a été caractérisé par divers travaux scientifiques, portant sur certaines substances spécifiques ou sur certaines pathologies spécifiques [3, 14, 41, 53-59, 68, 79, 81, 84-86], et parfois aussi indirectement : par exemple, une étude menée en 2004 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), à partir de 53 registres du cancer en Europe, montre une évolution qui interpelle [22] : les cancers chez l’enfant augmentent d’environ 1 % par an depuis les années 1970. Puisque les enfants ne sont concernés ni par la progression du dépistage, ni par le vieillissement (…), ni par la consommation d’alcool et de tabac, ce type de résultat suggère que des facteurs environnementaux pourraient avoir un impact très significatif sur la santé des enfants. Cette affirmation est appuyée par une expertise européenne datée de 2019 [59, 67], portant sur l’exposition des enfants à sept facteurs environnementaux – particules fines (PM10 et PM2.5), ozone (O3), fumée secondaire, humidité, plomb, formaldéhyde – et qui conclut à un impact pour les enfants de 211 000 DALY par an (disability-adjusted life-years, années de vie en bonne santé perdues), la pollution atmosphérique s’avérant le contributeur principal.

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En 2000, comme pour ouvrir sur les enjeux du XXIe siècle, une étude de l’Académie nationale des sciences des Etats Unis suggérait qu’au moins 28% des troubles du développement chez l’enfant étaient causés par des facteurs environnementaux, agissant seuls ou associés à une susceptibilité génétique [3]. Peu après, à la suite d’une expertise européenne sur le lien entre santé des enfants et environnement [13], Marc Danzon, alors directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Europe, a indiqué : « la santé des enfants doit être protégée contre les risques liés à l’environnement […] Ce but, qui se situe au cœur même du développement durable, est un défi qu’il faut relever si nous voulons assurer l’avenir des générations actuelles et futures » et Margot Wallström, alors commissaire européen chargé de l’environnement, a souligné : « le lien entre la dégradation de l’environnement et une mauvaise santé [des enfants] est clairement démontré ».

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Au-delà du cas spécifique des enfants, la dégradation de la qualité de l’environnement affecte l’ensemble de la population. Les pathologies chroniques impliquées sont nombreuses [89] : cancers hormono- ou non-hormono-dépendants ; altérations de la fertilité et du développement du système reproducteur ; maladies neurologiques (neurodégénératives et liées au développement neurocomportemental) ; obésité, maladies métaboliques ; maladies cardiovasculaires et respiratoires ; maladies auto-immunes et allergies ; maladies du développement.

Parmi l’ensemble des facteurs influençant ces maladies, la part précisément attribuable aux pollutions environnementales est généralement peu connue et difficilement évaluable. En particulier, le nombre de substances chimiques préoccupantes est si grand que la quantification de leur impact sanitaire total est trop complexe pour être réalisée [59]. Néanmoins, quelques estimations partielles existent ; les exemples chiffrés suivants, portant sur la population française, suffisent à montrer que les pollutions environnementales peuvent significativement dégrader la santé :

  • l’impact de la pollution atmosphérique en France correspond à un fort enjeu sanitaire. Par exemple : 48 000 décès prématurés par an sont attribués aux concentrations en particules fines (PM2,5), 8 230 décès prématurés par an sont attribués aux concentrations en dioxyde d’azote (NO2) et 1 780 décès prématurés sont attribués aux concentrations en ozone (O3) [43-46]. Au total, la Société européenne de cardiologie estime l’impact de la pollution atmosphérique à 67 000 décès prématurés par an [69, 70].

  • en ne retenant que six substances parmi la « multitude de polluants dans l’air intérieur », l’Anses estime que l’impact sanitaire annuel est d’environ 20 000 décès et 30 000 pathologies : cancers, maladies cardiovasculaires, AVC, etc. [39, 61]

  • environ 2 000 décès par an sont attribuables à l’exposition aux dioxines [6] ;
  • l’écart augmente entre la durée de vie et la durée de vie en bonne santé. En d’autres termes, le temps de vie en mauvaise santé (maladie chronique, incapacité…) augmente [7, 48-51]. Cette évolution peut notamment s’expliquer [37] par l’influence des maladies chroniques non infectieuses – affections neurodégénératives, cancers, maladies cardiovasculaires, etc. – dont la plupart ont été associées à des facteurs environnementaux [36-40] ;

  • Entre 100 et 150 000 substances chimiques sont commercialisées sur le marché européen [75, 86-88], et, chaque année, environ un millier de substances nouvelles sont mises sur le marché [19, 79]. Leur étude toxicologique ou épidémiologique ne peut être systématiquement menée, principalement pour des questions de temps et d’argent : environ 70 % d’entre elles n’ont pas été testées avant d’être utilisées [19, 40, 79], et comme le précise le Pr Robert Barouki (Inserm), « nous avons des connaissances, en gros, sur quelques centaines de produits chimiques alors que des dizaines de milliers de produits sont enregistrés dans le système [réglementaire européen] » [79]. Par ailleurs, la production mondiale de produits chimiques devrait, au minimum, doubler d’ici 2050 [70]. Enfin, une fois émis dans l’environnement, les produits chimiques sont transformés en un nombre inconnu de métabolites [59]. En parallèle, la Commission européenne a souligné en 2018 [71, 72] que « l’insuffisance des moyens freine les activités [d’évaluation]. Le nombre de substances effectivement évaluées et réglementées s’en trouve réduit, et le processus ralenti », alors que, concernant les risques sanitaires des substances chimiques, les informations fournies par les fabricants industriels sont souvent de faible qualité [59, 77]
  • le pourcentage de cancers dus à des facteurs environnementaux fait l’objet de débats. Les estimations varient de 1 à 80 % selon les sources [9, 19, 20, 73-75, 78, 90]. Quelques points de repères néanmoins : 5 à 10 % selon Santé Publique France (ex Institut de veille sanitaire (InVS)) [10], 7 à 20% selon le premier Plan National Santé Environnement (PNSE) [11] et 19 % selon l’OMS [12, 15]. Cette variabilité s’explique par des différences sur les méthodes d’évaluation, ainsi que sur la définition du terme générique « facteur environnemental » [90]
  • d’après l’OMS [34, 47], les causes environnementales sont directement responsables d’environ 14 % de la mortalité en France, soit environ 75 000 décès par an [19]. Au niveau européen, cette proportion est du même ordre de grandeur (13 % – 630 000 décès par an ; soit le même de grandeur que la mortalité totale en France (610 000 décès en 2019)) [59-60, 79].  

Ces données chiffrées sous-estiment très probablement l’impact sanitaire réel des pollutions environnementales [40, 57, 59, 82, 83], qui n’est aujourd’hui que partiellement évalué et dont la complexité est imparfaitement comprise ; ces données sont aussi associées à de nombreuses incertitudes. Néanmoins elles fournissent des ordres de grandeur, qui peuvent constituer des points de repères utiles. En particulier, ces données me semblent suffisantes pour affirmer, comme le fait le deuxième Plan national santé environnement (PNSE2), que « malgré les incertitudes sur leur impact quantitatif, des actions sont nécessaires afin de réduire les impacts sur la santé des dégradations de notre environnement. »

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En complément, de nombreux travaux de recherche concluent, sans forcément pouvoir quantifier d’impact attribuable précis, que les expositions aux polluants environnementaux jouent un rôle significatif dans le développement de plusieurs maladies de « civilisations » [24-42] : maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, obésité, allergies, troubles neuro-développementaux…

Enfin, les données de biosurveillance montrent que l’organisme des Français contient, selon les personnes, de plusieurs dizaines à quelques centaines de substances préoccupantes [36, 62-66] – phtalates, retardateurs de flammes, parabènes, PCB, éthers de glycol… – ; les effets sanitaires associés à de tels mélanges sont aujourd’hui très peu connus. 

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L’accumulation de ces éléments de preuves parait convaincre les pouvoirs publics, de plus en plus, que la santé environnementale est un véritable enjeu de santé publique. Par exemple :

  • en 2017, dans le cadre de l’élaboration de la Stratégie nationale de santé, le Haut conseil de la santé publique (HCSP) a affirmé que les risques sanitaires liés à « l’augmentation prévisible de l’exposition aux polluants » devraient figurer parmi les « quatre enjeux prioritaires de santé » [23]. En particulier, le HCSP recommande de limiter les expositions à la pollution de l’air, aux pesticides et aux perturbateurs endocriniens ;
  • en 2018, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a estimé que « les enjeux sanitaires et financiers correspondant aux politiques de santé-environnement, […] sont majeurs » [34] ; 
  • en 2018, le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) a estimé que « la prévention des maladies liées à l’environnement [constitue un] enjeu considérable de santé publique »  [35]
  • en 2020, une commission d’enquête parlementaire a conclu que « la santé environnementale constitue d’ores et déjà, et ne peut manquer de devenir encore davantage dans les décennies à venir, une préoccupation fondamentale pour notre siècle » [79].

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L’objectif de ce blog est de vous fournir des informations et des bonnes pratiques de santé environnementale, qui permettent d’agir dès maintenant pour entourer les enfants d’un environnement plus sain, avec moins de pollutions et plus de nature.  Mais pourquoi s’intéresser spécifiquement aux enfants ? Ont-ils des sensibilités particulières face aux pollutions environnementales ? Doivent-ils être protégés et accompagnés d’une manière spécifique ? [80] C’est ce que nous approfondirons à l’occasion d’un prochain article : Pollutions environnementales et santé : ce qui rend les enfants plus vulnérables

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Et vous, est-ce que ces informations vous ont convaincu que les pollutions environnementales peuvent générer des impacts sanitaires significatifs ? Peut-être que vous en voyez déjà certains effets autour de vous, peut-être pas. Donnez-moi votre point de vue dans les commentaires !

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Références

  1. Conseil Constitutionnel. La valeur constitutionnelle de la Charte de l’environnement. https://www.conseil-constitutionnel.fr/la-constitution/la-charte-de-l-environnement (consulté le 15/01/2021)
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  12. Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC). World cancer disease. 2007.
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  64. Santé publique France. Imprégnation de la population française par les retardateurs de flamme bromés : Programme national de biosurveillance, Esteban 2014-2016. 2019. https://www.santepubliquefrance.fr/determinants-de-sante/exposition-a-des-substances-chimiques/perturbateurs-endocriniens/documents/rapport-synthese/impregnation-de-la-population-francaise-par-les-retardateurs-de-flamme-bromes-programme-national-de-biosurveillance-esteban-2014-2016
  65. Santé publique France. Imprégnation de la population française par les parabènes : Programme national de biosurveillance, Esteban 2014-2016. 2019. https://www.santepubliquefrance.fr/determinants-de-sante/exposition-a-des-substances-chimiques/perturbateurs-endocriniens/documents/rapport-synthese/impregnation-de-la-population-francaise-par-les-parabenes-programme-national-de-biosurveillance-esteban-2014-2016
  66. Santé publique France. Imprégnation de la population française par les éthers de glycol : Programme national de biosurveillance, Esteban 2014-2016. 2019. https://www.santepubliquefrance.fr/determinants-de-sante/exposition-a-des-substances-chimiques/perturbateurs-endocriniens/documents/rapport-synthese/impregnation-de-la-population-francaise-par-les-ethers-de-glycol-programme-national-de-biosurveillance-esteban-2014-2016
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  80. Cyrulnik B, Benachi A, Filliozat I. 1000 premiers jours – là où tout commence. Rapport de la commission des 1000 premiers jours. Ministère en charge de la santé 2020. https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/rapport-1000-premiers-jours.pdf
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  88. Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Les contaminants chimiques seuls ou en mélange – Comprendre où en est la recherche. Les Cahiers de la Recherche No 16 – Santé, Environnement, Travail 2021. https://www.anses.fr/fr/system/files/CDLR-mg-MelangesChimiques16.pdf
  89. Barouki, R. Les Perturbateurs Endocriniens – Etat des connaissances et pathologies associées. Rencontres Santé publioque France. 30 Mai 2017. https://www.rencontressantepubliquefrance.fr/wp-content/uploads/2017/06/BAROUKI.pdf 
  90. Barouki, R. Les perturbateurs endocriniens : quels risques ? Les jeudis de l’environnement – Union des Ingénieurs du CNAM. 2012.

Dessin par imao’i’s, photo par Christopher_Hawkins et GPA Photo Archive

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Recherches utilisées pour trouver cet article :degradation de lenvironnement dessin, Les effets environnementaux sur la santé de la mère et de lenfant

87 Commentaires

  1. Mi-Ko

    Bonjour,

    Je savais déjà que les dégradations de l’environnement avaient un impact fort sur la santé, mais je n’avais pas en tête d’exemples d’impact chiffrés, rien que pour la France, par ex. 30000 décès prématurés par an, c’est impressionnant !

    Répondre
  2. Guillaume (Auteur de l'article)

    Bonjour Mi-Ko

    Effectivement ça fait beaucoup, et c’est quelqu’un qui vit à Paris qui écrit ces lignes 😉

    Pour ton info, la Commission européenne en a rajouté une couche : elle annonce 42 000 morts prématurées par an : rapport CAFE CBA – Baseline analysis 2000 to 2020 – programme CAFE (Clean Air for Europe, « Air pur pour l’Europe »)

    Répondre
  3. Flore

    Difficile de réagir à un article autant documenté sans tomber dans la discussion de « café du commerce »… Bravo pour la qualité scientifique du blog !!!
    Peut-être une source à rajouter à ton moulin : le rapport de la Commission d’enquête sénatoriale sur le coût économique et financier de la pollution de l’air, dont les médias se sont fait écho ces derniers jours ?

    Répondre
  4. Guillaume (Auteur de l'article)

    Merci Flore 🙂

    Ouaip doc intéressant. J’aimerais bien faire une série de posts sur la pollution atmosphérique, dans quelques temps… puisque, si je me rappelle bien, tu avais d’abord envie que les articles commencent à parler de nutrition ! 😉

    Répondre
  5. Un colibri

    Les chiffres font peur…

    Cet article me fait penser : as-tu pensé/prévu de parler de la sensibilité électro-magnétique ? Je n’en ai entendu parlé que dans des discussions de « café du commerce », pour reprendre l’expression de Flore 😉 et je serai intéressée par un article documentée sur le sujet si c’est dans tes projets et dans tes cordes.

    Répondre

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