Biosurveillance – quels sont polluants présents dans le corps des enfants ?

Des centaines de substances [sont des] visiteurs silencieux de notre organisme — du moins tant qu’on ne se donne pas les moyens de mesurer leurs effets. – Rémy Slama

Les résultats [de biosurveillance] ont montré des expositions généralisées et des niveaux d’imprégnation généralement plus élevés chez les enfants. – Santé Publique France (2020)

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Bonjour à tous !

Concernant les expositions de la population générale aux polluants environnementaux, une surveillance peut être réalisée en mesurant ces polluants et leurs produits de dégradation (« métabolites ») dans diverses parties du corps, appelées « matrices biologiques » : sang, urines, cheveux, lait maternel… On parle de « biosurveillance » [1-3]. Les concentrations obtenues sont, en quelque sorte, la marque de ces expositions dans l’organisme : on parle de « biomarqueurs ».

En Europe et en Amérique du Nord, plusieurs pays ont développé des programmes de biosurveillance [4]. En Europe, une harmonisation des pratiques a été initiée au milieu des années 2000 [5-7], avec le projet Cophes (Consortium to Perform Human Biomonitoring on a European Scale) puis avec HBM4EU (European Human Biomonitoring Initiative).

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La biosurveillance en France – études Elfe et Esteban

En France, le programme national de biosurveillance se compose de deux principales études :

  • Elfe

Grâce au suivi d’une cohorte représentative de la population métropolitaine, les objectifs de l’Étude longitudinale française depuis l’enfance (Elfe) sont notamment d’estimer l’imprégnation de 4 145 femmes enceintes en 2011, puis de leur enfant dans la période périnatale [8, 9].

  • Esteban

Depuis 2014, le volet biosurveillance de l’Étude de SanTé sur l’Environnement, la Biosurveillance, l’Activité physique et la Nutrition (Esteban) constitue la suite des mesures de biomarqueurs initiées dans l’Etude nationale nutrition santé (ENNS) [5, 10-12]. En visant des prélèvements pour 4 000 adultes et 1 000 enfants, les objectifs d’Esteban sont notamment d’estimer l’imprégnation de la population française âgée de 6 à 74 ans, pour 13 familles de polluants environnementaux préoccupants : éthers de glycol, bisphénols, phtalates, perfluorés, retardateurs de flamme bromés

Concernant ce domaine de la biosurveillance, la France est en retard de plusieurs décennies par rapport à d’autres pays [13]. Par exemple, aux Etats-Unis, les premiers résultats de la vaste étude NHANES (National Health and Nutrition Examination Survey) datent des années 1970 [14-16]. En France, après de premières études spécifiques à certaines populations et à certains polluants, tels que le plomb [17], le couple cadmium-arsenic [18], le mercure [19] et les dioxines [20], l’ENNS a été la première étude produisant des données représentatives de la population nationale pour plusieurs polluants environnementaux, incluant des métaux, des pesticides et les PCB de type dioxine, pendant la période 2006-2007 [10, 11]. En ce sens, l’ENNS peut être considérée comme la tête de pont de l’actuel programme français de biosurveillance humaine mis en place en 2010 par la loi dite « Grenelle 1 ».

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Biosurveillance – quelques résultats par type de population

Population générale – adultes

En 2006, l’ENNS a montré une imprégnation française plus élevée qu’en Allemagne pour certains pesticides : un organochloré, utilisé notamment en tant qu’antimite jusqu’au début des années 2000, et des pyréthrinoïdes [12, 21].

En 2019, Santé publique France (SPF) a publié des données sur l’imprégnation de la population française par six grandes familles de polluants [5, 22-26] : bisphénols (A, F et S), phtalates, parabènes, éthers de glycol, retardateurs de flamme bromés et composés perfluorés. SPF conclut que des composés de ces familles sont « présents dans l’organisme de l’ensemble des adultes » et indique que, pour la plupart des substances, les niveaux mesurés sont « comparables à ceux d’autres études menées à l’étranger, notamment aux Etats-Unis et au Canada » [5].

Biosurveillance chez les femmes enceintes

D’après les résultats de l’étude Elfe [27], « l’imprégnation des femmes enceintes par les phtalates augmente avec la consommation d’aliments riches en matières grasses susceptibles d’avoir été en contact avec des matériaux contenant des phtalates (crème fraîche, glaces, entremets, etc.). Elle augmente également avec l’utilisation de produits d’hygiène (cosmétiques, soins pour les cheveux et produits ménagers) et de peinture pendant la grossesse. » Ces résultats sont cohérents avec les sources d’exposition connus pour les phtalates, présentées sur ce blog à l’occasion d’articles précédents. 

Par ailleurs, « Les dioxines, furanes et PCB ont été mesurés par dosage dans le sérum chez 208 femmes enceintes. La totalité d’entre elles présentait un niveau de concentration quantifiable pour au moins une de ces substances. » Concernant les dioxines, les concentrations mesurées étaient inférieures au seuil sanitaire établi par l’agence sanitaire française [28].

Enfin, « la majorité des polluants étudiés sont mesurés à des niveaux de concentrations quantifiables chez près de la totalité des femmes enceintes incluses dans l’étude. Ce constat confirme l’omniprésence des polluants de l’environnement recherchés, que ce soient les polluants d’origine naturelle et anthropique (plomb, mercure et autres métaux) ou les polluants d’origine anthropique uniquement (BPA, phtalates, PCB) ».

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Biosurveillance chez les enfants

Sur la base de données d’imprégnation publiées en 2019, citées plus haut, SPF conclut que certaines substances préoccupantes, dont certaines sont cancérigènes et peuvent perturber le système hormonal, sont présentes « dans l’organisme de l’ensemble des enfants ». En règle générale, les niveaux trouvés chez les enfants sont plus élevés que ceux trouvés chez les adultes [5, 29], notamment pour les bisphénols, ce qui est cohérent avec ce qui peut être trouvé dans la littérature scientifique [7, 30-32, 45]. Pour en savoir plus sur ce qui rend les enfants plus exposés, je vous invite à lire l’article Pollutions environnementales et santé : ce qui rend les enfants plus vulnérables.

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Biosurveillance chez le fœtus et le bébé

En 2007, une analyse d’études de biosurveillance a conclu que de plusieurs types de substances préoccupantes ont été détectés dans divers tissus fœtaux [33, 34] : produits pharmaceutiques, métaux, pesticides, PCB, PBDE… Par ailleurs, des pesticides organophosphorés ont été mesurés dans les premières selles (méconium) de nouveaux nés [34].

Ces résultats appuient la conclusion que la barrière biologique du placenta laisse passer certaines substances toxiques [47].

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Biosurveillance – résultats généraux qui m’interpellent

Sur la base de ma recherche bibliographique dans la littérature scientifique, l’évaluation du nombre total de substances dans les organismes m’est apparue, au final, étudiée de manière assez partielle. Les études existantes se limitent à certaines substances ; par exemple, les résultats récents de SPF (2019) n’incluent ni les métaux lourds (mercure, plomb, cadmium… alors que ces substances sont surveillées en routine dans l’étude NHANES) ni les HAP. En règle générale, les études semblent trouver les substances qu’elles avaient prévu de chercher… et on se demande donc assez spontanément (enfin moi en tout cas 🙂 ) « quel nombre total obtiendrait-on si on élargissait le périmètre de recherche autant que possible ?« 

De premiers éléments de réponse peuvent être supposés en extrapolant des résultats de NHANES : des échantillons d’urine, de sang et de sérum ont été évalués pour la présence de 246 polluants environnementaux ou de leurs métabolites. Parmi ces 246 composés, 120 étaient suffisamment omniprésents (« ubiquitaires ») pour qu’on leur attribue des valeurs moyennes [35-37].

Rien que sur le marché européen, dont la réglementation sur les produits chimiques est généralement considérée comme la plus exigeante au monde, les composés produits à plus d’une tonne par an sont estimés à plus de 20 000 [38] : trouverait-on plus de substances si le périmètre de recherche était encore plus large que 246 substances ? Une campagne de mesures réalisée par la célèbre ONG Environmental Working Group (EWG) suggère que oui [35] : le sang de cordon de 10 bébés américains ont été testés pour plus de 400 substances « toxiques » ; 287 ont été détectées, avec une moyenne de 200 par nourrisson.

Pour ma part, voici ce que je retiens à ce stade [14, 38-41] :

  • les principales données disponibles suggèrent que la plupart de nos organismes, y compris ceux des femmes enceintes et des enfants, contiennent plusieurs dizaines à quelques centaines de substances préoccupantes, liées aux activités humaines. En particulier, tous les Français testés étaient imprégnées par des bisphénols, le PFOS, le PFOA et des métabolites de phtalates ;
  • les effets d’une telle imprégnation sont peu connus [44, 46]. A quelques exceptions prêtes, comme les dioxines [28], le plomb [42] ou l’APFO [43] par exemple, les niveaux mesurés ne peuvent pas donner lieu à une interprétation en termes de risques sanitaires : des seuils d’innocuité n’ont pas été élaborés [46], notamment par manque de connaissances [27] ;
  • à l’exception des métaux lourds, la plupart de ces substances n’étaient pas présentes dans le corps de nos ancêtres vivant avant le milieu du XXe siècle. Nous avons donc peu de recul sur les potentiels effets sanitaires des imprégnations actuelles.

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Recommandations pouvant être déduites des études de biosurveillance

Pour certaines substances, des sources d’expositions ont pu être associées à une augmentation des niveaux d’imprégnation [5, 22-26] :

  • alimentation, pour la plupart des substances bioaccumulables, mais pas que. Ex : bisphénols, phtalates…
  • cosmétiques et produits de soin : parabènes, éthers de glycol ;
  • environnement intérieur insuffisamment aéré : composés perfluorés, retardateurs de flamme bromés.

Certaines bonnes pratiques, bien connues des fidèles lecteurs de ce blog 😉, peuvent être déduites de ces associations. Par exemple :

  • centrer son alimentation sur des produits bruts ou peu transformés, issus de l’agriculture biologique ;
  • adopter un style de beauté minimaliste, s’appuyant sur des produits peu transformés et, à défaut, sur des produits écolabellisés ;
  • aérer son logement au moins 10 minutes par jour, été comme hiver.

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Les résultats présentés dans cet article soulignent la nécessité de protéger les enfants des substances préoccupantes, car la gestion des risques par les autorités s’avère insuffisante. Ce blog a pour mission de vous aider et de vous accompagner dans votre démarche ! Pour vos premiers pas, vous pouvez vous appuyer sur le guide gratuit téléchargeable ci-dessous.

photos par Samantha Taridona Setzler, Ivan, Rockin’Rita, Kat Grigg

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Références

1. Angerer J et al. Human biomonitoring: state of the art. International journal of hygiene and environmental health, 2007. 210(3-4): p. 201-228.

2. Institut de veille sanitaire (InVS) – aujourd’hui intégré à Santé publique France. Bulletin épidémiologique hebdomadaire – BEH hors-série. Biosurveillance humaine et santé environnementale. 2009. http://beh.santepubliquefrance.fr/beh/2009/hs/160609/beh_bs_la.pdf

3. Frumkin H. Environmental Health: From Global to Local – 3rd Edition. Jossey-Bass 2016.

4. World Health Organization. Human biomonitoring: facts and figures. Copenhagen: WHO Regional Office for Europe, 2015. A. Alves, A. Kucharska, C. Erratico, et al.,“Human biomonitoring of emerging pollutants through non-invasive matrices: state of the art and future potential,” Analytical and Bioanalytical Chemistry, 2014. 406: p. 4063-4088.

5. Fillol C et al. Exposition aux polluants du quotidien de la population française en 2014-2016 d’après l’étude Esteban. . Bull Epidémiol Hebd. (18-19):361-9, 2020.

6. Ganzleben C et al. Human biomonitoring as a tool to support chemicals regulation in the European Union. Int J Hyg Environ Health, 2017. 220(2 Pt A): p. 94-97.

7. Becker K et al. GerES IV: phthalate metabolites and bisphenol A in urine of German children. International journal of hygiene and environmental health, 2009. 212(6): p. 685-692.

8. Dereumeaux C et al. Biomarkers of exposure to environmental contaminants in French pregnant women from the Elfe cohort in 2011. Environment international, 2016. 97: p. 56-67.

9. Dereumeaux C et al. The French human biomonitoring program: First lessons from the perinatal component and future needs. International journal of hygiene and environmental health, 2017. 220(2): p. 64-70.

10. Fréry N et al. Metal exposure among French adults from the French Nutrition and Health Survey (ENNS 2006-2007). 2012.

11. Falq G et al. Blood lead levels in the adult population living in France the French Nutrition and Health Survey (ENNS 2006–2007). Environment international, 2011. 37(3): p. 565-571.

12. France Sp. ENNS : étude nationale nutrition santé. 2019. https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/diabete/articles/enns-etude-nationale-nutrition-sante 20 mai 2019 [Consulté le : 05/08/2020]

13. Narbonne J-F. Sang pour sang toxique. Thierry Souccar Éditions 2010.

14. Slama R. Le mal du dehors – L’influence de l’environnement sur la santé. Éditions Quæ 2017.

15. Bard D et al. Year Book Santé et environnement – Édition 2016. 2016.

16. National Center for Health Statistics (NCHS) – Centers for Disease Control and Prevention (CDC). About the National Health and Nutrition Examination Survey. https://www.cdc.gov/nchs/nhanes/about_nhanes.htm 15/09/2017 [Consulté le : 12/08/2020]

17. Etchevers A et al. Environmental determinants of different blood lead levels in children: A quantile analysis from a nationwide survey. Environment international, 2015. 74: p. 152-159.

18. Fillol C et al. Urinary arsenic concentrations and speciation in residents living in an area with naturally contaminated soils. Science of the total environment, 2010. 408(5): p. 1190-1194.

19. Cardoso T et al. Le mercure en Guyane française: synthèse des études d’imprégnation et d’impact sanitaires menées de 1994 à 2005. Bull Epidémiologique Hebd-BEH, 2010. 13: p. 118-20.

20. Zeghnoun A et al. Factors explaining variation in serum dioxin concentrations for the specific congeners in the French dioxin and incinerators study. Organohalogen Compounds, 2007. 69: p. 2295-2298.

21. Marano F et al. Toxique ? – Santé et environnement : de l’alerte à la décision. Buchet-Chastel 2015.

22. Santé publique France. Imprégnation de la population française par les phtalates. Programme national de biosurveillance, Esteban 2014-2016. 2019. https://www.santepubliquefrance.fr/determinants-de-sante/exposition-a-des-substances-chimiques/perturbateurs-endocriniens/documents/rapport-synthese/impregnation-de-la-population-francaise-par-les-phtalates-programme-national-de-biosurveillance-esteban-2014-2016

23. Santé publique France. Imprégnation de la population française par les composés perfluorés : Programme national de biosurveillance, Esteban 2014-2016. 2019. https://www.santepubliquefrance.fr/determinants-de-sante/exposition-a-des-substances-chimiques/perturbateurs-endocriniens/documents/rapport-synthese/impregnation-de-la-population-francaise-par-les-composes-perfluores-programme-national-de-biosurveillance-esteban-2014-2016

24. Santé publique France. Imprégnation de la population française par les retardateurs de flamme bromés : Programme national de biosurveillance, Esteban 2014-2016. 2019. https://www.santepubliquefrance.fr/determinants-de-sante/exposition-a-des-substances-chimiques/perturbateurs-endocriniens/documents/rapport-synthese/impregnation-de-la-population-francaise-par-les-retardateurs-de-flamme-bromes-programme-national-de-biosurveillance-esteban-2014-2016

25. Santé publique France. Imprégnation de la population française par les parabènes : Programme national de biosurveillance, Esteban 2014-2016. 2019. https://www.santepubliquefrance.fr/determinants-de-sante/exposition-a-des-substances-chimiques/perturbateurs-endocriniens/documents/rapport-synthese/impregnation-de-la-population-francaise-par-les-parabenes-programme-national-de-biosurveillance-esteban-2014-2016

26. Santé publique France. Imprégnation de la population française par les éthers de glycol : Programme national de biosurveillance, Esteban 2014-2016. 2019. https://www.santepubliquefrance.fr/determinants-de-sante/exposition-a-des-substances-chimiques/perturbateurs-endocriniens/documents/rapport-synthese/impregnation-de-la-population-francaise-par-les-ethers-de-glycol-programme-national-de-biosurveillance-esteban-2014-2016

27. Santé publique France. Imprégnation des femmes enceintes par les polluants de l’environnement en France en 2011 – Tome 3 : synthèse et conclusions. 2017. https://www.santepubliquefrance.fr/docs/impregnation-des-femmes-enceintes-par-les-polluants-de-l-environnement-en-france-en-2011-tome-3-synthese-et-conclusions

28. Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), aujourd’hui Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation,, de l’environnement et du travail (Anses). Saisine n° 2006-SA-0287. Avis de l’agence française de sécurité sanitaire des aliments relatif à l’imprégnation corporelle en dioxines des forts consommateurs de produits animaux d’origine locale dans le cadre de l’étude InVS-Afssa de novembre 2006. . 2006.

29. American Academy of Pediatrics (AAP). Pediatric Environmental Health. Library of Congress 2012.

30. Frederiksen H et al. Bisphenol A and other phenols in urine from Danish children and adolescents analyzed by isotope diluted TurboFlow-LC–MS/MS. International journal of hygiene and environmental health, 2013. 216(6): p. 710-720.

31. Haines DA et al. An overview of human biomonitoring of environmental chemicals in the Canadian Health Measures Survey: 2007–2019. International Journal of Hygiene and Environmental Health, 2017. 220(2): p. 13-28.

32. Choi J et al. Identification of exposure to environmental chemicals in children and older adults using human biomonitoring data sorted by age: Results from a literature review. International journal of hygiene and environmental health, 2017. 220(2): p. 282-298.

33. Landrigan PJ, A ER. Textbook of Children’s Environmental Health. Oxford University Press 2014.

34. Barr DB et al. Concentrations of xenobiotic chemicals in the maternal-fetal unit. Reproductive toxicology, 2007. 23(3): p. 260-266.

35. Crinnion WJ, Pizzorno Jr. JE. Clinical Environmental Medicine: Identification and Natural Treatment of Diseases Caused by Common Pollutants. Elsevier 2018.

36. Centers for Disease Control and Prevention (CDC). National Report on Human Exposure to Environmental Chemicals – données mises à jour en janvier 2019. 2019. https://www.cdc.gov/exposurereport/

37. Calafat AM. The US National Health and Nutrition Examination Survey and human exposure to environmental chemicals. International journal of hygiene and environmental health, 2012. 215(2): p. 99-101.

38. Demeneix B, Slama R. Endocrine Disruptors: From Scientific Evidence to Human Health Protection. European Parliament Reports, 2019.

39. Narbonne J-F. PR NARBONNE : « LA DANGEROSITÉ DES POLLUANTS ACTUELS EST DIFFICILE À CERNER » – Sport et Vie hors série n° 40 – Pollution: des conseils pour ne pas (trop) en souffrir. 2014. https://www.thierrysouccar.com/sante/info/pr-narbonne-la-dangerosite-des-polluants-actuels-est-difficile-cerner-2333  [Consulté le : 20/08/2020]

40. Cicolella A. Toxique Planète. Le Seuil 2013.

41. Gavigan C, Healthy Child Healthy World. Healthy Child Healthy World: Creating a Cleaner, Greener, Safer Home. Plume 2008.

42. Health UDo et al. Fourth National Report on Human Exposure to Environmental Chemicals, Executive summary, January 2019.  Dept. of Health and Human Services, Centers for Disease Control and …. 2019.

43. Santé Canada. Utilisations des données de biosurveillance humaine dans  l’évaluation des risques – Enquêtes de biosurveillance humaine. 2017. https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/substances-chimiques/fiches-renseignements/donnees-biosurveillance-humaine-evaluation-risques.html  [Consulté le 18/09/2020]

44. Agence Européenne Environnement (AEE). Healthy environment, healthy lives: how the environment influences health and well-being in Europe. 2020. https://www.eea.europa.eu/publications/healthy-environment-healthy-lives

45. Landrigan PJ, Landrigan MM. Children and Environmental Toxins: What Everyone Needs to Know. Oxford University Press 2018.

46. Audition de Sébastien Denys, directeur santé-environnement-travail à Santé publique France. Dans : Toutut-Picard E, Josso S. Rapport fait au nom de la commission d’enquête sur l’évaluation des politiques publiques de santé environnementale – Tomes 1 et 2. Assemblée Nationale 2020. https://www2.assemblee-nationale.fr/15/autres-commissions/commissions-d-enquete/commission-d-enquete-sur-l-evaluation-des-politiques-publiques-de-sante-environnementale/(block)/RapEnquete/(instance_leg)/15/(init)/0-15

47. American College of Obstetricians and Gynecologists (ACOG) – Committee on Health Care for Underserved Women, American Society for Reproductive Medicine Practice Committee with the assistance. Committee opinion: exposure to toxic environmental agents – Committee Opinion Number 575. 2016. https://www.acog.org/clinical/clinical-guidance/committee-opinion/articles/2013/10/exposure-to-toxic-environmental-agents

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7 Commentaires

  1. Ann

    Plusieurs dizaines de substances dans le meilleur des cas… hum il va falloir qu’on se retrousse les manches 😉

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    1. Guillaume (Auteur de l'article)

      Oui ça fait beaucoup à mon goût aussi et je crois que personne ne sait trop ce que peut produire un tel cocktail. C’est même difficile de trouver une population témoin non contaminée pour comparer, on ne saura donc peut être jamais, « le crime est parfait mon chez Watson » haha 😉
      Par contre, ce qu’on peut faire, c’est mettre en œuvre des bonnes pratiques pour diminuer ce nombre, ce serait déjà très positif de pouvoir le baisser d’un facteur 10, 100, 1000 ? Et pour le reste, les parents pourraient se focaliser sur contribuer à ce que le corps des enfants neutralise et élimine au mieux les substances restantes

      Répondre

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