Comment aider nos enfants à construire une connexion avec la nature

Comme la plupart des humains, j’ai un immense besoin de connexion avec la nature. - Christophe André

Une enfance vécue presque entièrement à l’intérieur, immergée dans la technologie, est une enfance appauvrie, avec de nombreux impacts négatifs sur le développement – physique, mental et émotionnel. - Scott D. Sampson

Bonjour à tous !
connexion enfants nature - pyramide NKI
Cet article porte sur la connexion entre enfants et nature.

 

La plupart des régimes alimentaires – USDA , PNNS, méditerranéen, index glycémique, Ecole de santé publique de Harvard, etc. – sont classiquement représentés sous la forme d’une “pyramide alimentaire”. Cette pyramide fournit une image synthétique des principaux composants du régime : plus les aliments se trouvent proches de la base, plus les quantités à consommer sont élevées ; inversement, plus les aliments se trouvent proches du sommet, plus les quantités à consommer sont limitées.
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Le Nature Kids Institute (NKI) [1] est une organisation américaine qui invite à renforcer la connexion entre les enfants et la nature. Le NKI a produit des recommandations sur les types et les fréquences de contacts avec la nature… et a repris la forme d’une pyramide pour les présenter : la Nature Connection Pyramid, soit la Pyramide de Connexion avec la Nature. Je trouve le contenu intéressant et le format très parlant : cela m’a donné envie d’écrire un article pour partager.

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Un contact quotidien avec la nature de proximité

La « connexion avec la nature » peut faire penser à des environnements assez sauvages. Par exemple : des montagnes, des forêts, des contrées éloignées… Mais selon le NKI, cette connexion se construit avant tout par des interactions régulières avec le monde naturel, même de faibles ampleurs. Par conséquent, la base de la pyramide est composée de simples temps de jeu à l’extérieur, à une fréquence journalière. Et ainsi, le NKI invite les parents à réserver du temps pour des activités basiques telles que :

  • marcher pieds nus dans l’herbe ;
  • grimper aux arbres ;
  • sentir des fleurs ;
  • simplement gambader, sans but particulier ;
  • faire des ricochets sur l’eau ;
  • faire des galettes de boue ;
  • regarder les nuages allongé dans l’herbe ;
  • sauter dans des flaques d’eau ;
  • se rouler dans les feuilles mortes ;
  • gratter la terre ;
  • jouer de manière non-structurée ;
  • danser sous la pluie ;
  • prendre (intelligemment) le soleil ;
  • etc.

Plus précisément, même une séance d’une dizaine de minutes, répétée régulièrement, peut faire une différence significative.

Par exemple, ces temps à l’extérieur peuvent se faire au sein de zones vertes proches des lieux de vie. En règle générale, les enfants, et en particulier les jeunes enfants, n’ont pas besoin d’une nature très sauvage pour créer un premier niveau de connexion.

L’importance d’une présence journalière dans la « nature de proximité » est également suggérée par de nombreux auteurs de référence. Par exemple : Richard Louv [2,3], Louis Espinassous [4], la Commission des 1000 premiers jours [6], l’Agence Européenne Environnement (AEE) [7], Christopher Gavigan [8], Joseph Cornell [9], François Cardinal [10] ou Scott Sampson [5]. Ce dernier, en pensant aux jeunes enfants, adapte ainsi la formule d’Oscar Wilde : “Comme la beauté, l’aspect sauvage est dans les yeux de celui qui regarde”.

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Connexion enfants nature - fille se dirigeant vers des arbres

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Approfondir la connexion entre enfants et nature

A son deuxième niveau, la pyramide suggère de planifier une fois par semaine une activité consacrée à la découverte et l’exploration de la nature. Par exemple : jardinage, balade en forêt, observation d’oiseaux, initiation à la botanique.

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A son troisième niveau, la pyramide suggère de planifier une fois par mois une sortie dans un parc régional ou national. Par exemple, en France : Parc naturel régional (PNR), Parc national, site Natura 2000.

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A son quatrième niveau, la pyramide suggère de planifier une fois par an une sortie dans une zone de nature vraiment sauvage, c’est-à-dire pas ou peu influencée par les activités humaines.

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Connexion enfants nature - fille avec sa mère devant un lac

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Le grand intérêt de la Nature Connection Pyramid, à mon sens, est de proposer des points de repères et quelques ordres de grandeur intéressants. Elle peut donc servir de modèle de référence, à adapter en fonction de la situation particulière de chacun.

Pour accompagner sa pyramide, le NKI souligne qu’être dans la nature est un besoin fondamental, au même titre que celui d’une nourriture saine, d’une activité physique régulière ou de relations de qualité. Cette hypothèse est notamment cohérente avec la logique évolutionniste, dans laquelle s’inscrivent les réflexions de ce blog. La nature n’est pas juste un lieu qu’on visite, mais une composante essentielle d’un environnement sain.

 

Pour conclure, je serais intéressé par votre avis : que pensez-vous de cette pyramide ? En particulier, considérez-vous qu’elle peut-être un point de repère potentiellement intéressant ? Peut-être utilisez-vous d’autres références dans le but de favoriser une connexion entre vos enfants et la nature. Partagez vos retours dans les commentaires !

 

Pour la mise en œuvre pratique de ces recommandations, le blog Eveil et Nature fournit notamment de nombreux conseils utiles. Par exemple, cet article porte sur le positionnement de l’adulte accompagnateur : Et si vous deveniez le mentor nature de vos enfants ?

 

Références – connexion entre enfants et nature

  1. Site Internet du Nature Kid Institute – naturekidsinstitute.com Et aussi :
  2. Louv R. Last Child in the Woods. Atlantic Books 2010. Et également :
  3. Louv R. Vitamin N: The Essential Guide to a Nature-Rich Life. Algonquin Books 2016. Et aussi :
  4. Espinassous L. Besoin de nature. Editions Hesse 2014. Et également :
  5. Sampson SD. Comment élever un enfant sauvage en ville. Éditions des Arènes 2016. Et aussi :
  6. Cyrulnik B, Benachi A, Filliozat I. 1000 premiers jours – là où tout commence. Rapport de la commission des 1000 premiers jours. Ministère en charge de la santé 2020. https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/rapport-1000-premiers-jours.pdf Et aussi :
  7. Agence Européenne Environnement (AEE). Healthy environment, healthy lives: how the environment influences health and well-being in Europe. 2020. https://www.eea.europa.eu/publications/healthy-environment-healthy-lives Et également :
  8. Gavigan C, Healthy Child Healthy World. Healthy Child Healthy World: Creating a Cleaner, Greener, Safer Home. Plume 2008. Et aussi :
  9. Cornell J. Sharing Nature With Children. Dawn Publications 1999 (édition initiale : 1979). Et également :
  10. Cardinal F. Perdus sans la nature : pourquoi les jeunes ne jouent plus dehors et comment y remédier. Éditions Québec Amérique inc. 2010. Et aussi :

Photo notamment par Jean-François Renaud

Notamment : Musique par Ronan Vernon

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4 réponses

  1. ok super 🙂
    Oui c’est un modèle intéressant, une structure de base, que l’on peut adapter et faire évoluer selon nos propres spécificités … et l’imagination qu’elle génère chez nos enfants et nous

  2. Très intéressant ! Habitant en Seine et Marne, nous avons un grand choix de promenades en forêt, au bord du grand lac de Jablines, au bord de la Marne, un jardin autour de la maison, et nous avons profité de tout cela avec nos enfants et maintenant, nos petits enfants.
    Rien de plus bénéfique qu’une partie de ballon tous en famille, une belle marche, la découverte de deux mâles “poule d’eau” faisant assaut de battements d’ailes pour séduire la belle, un envol de cygnes, les plantes… etc..
    Les joues roses et l’appétit féroce de tous devant un gouter et vous constatez le bienfait de telles sorties.
    Mais laisser libre l’activité des enfants c’est super aussi et nous leur en donnons la possibilité très souvent.

    1. Hello Blanche
      Merci pour ton retour intéressant. Tes sorties nature montrent qu’y pratiquer une activité (comme un jeu de ballons) n’empêche pas de lever la tête de temps en temps, et de profiter des petits émerveillements que proposent les espaces naturels ; tu les décris très bien !
      Au plaisir de futurs échanges 🙂

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