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Bonne lecture 🙂
Bonjour à tous,
Voici une nouvelle vidéo publiée sur la Chaîne YouTube Santé des enfants et environnement, intitulée “Plastiques du quotidien et perturbateurs endocriniens, avec Jean-Baptiste Fini”, ainsi que le podcast associé et quelques points clés de l’échange, selon moi.
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Présentation de Jean-Baptiste Fini, qui connaît bien les plastiques du quotidien et les perturbateurs endocriniens qu’ils peuvent émettre
Bonjour les parents verts et prudents,
Aujourd’hui j’échange avec Jean-Baptiste Fini. Jean-Baptiste est éco-physiologiste et professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN).
On discute notamment des perturbateurs endocriniens, des polluants issus des plastiques, de bonnes pratiques pour réduire les expositions des enfants, et d’autres sujets.
Voilà, j’espère que vous y trouverez des choses utiles : je vous amène Jean-Baptiste Fini.
NB : dans le cadre de cet échange, la personne interviewée s’exprime à titre personnel, intuitu personae, et ne vise à représenter aucun de ses organismes d’affiliation. Les points de vue exprimés ne reflètent pas nécessairement les décisions ou la politique déclarée de ces organismes. De plus, bien entendu, accepter un échange avec moi ne signifie pas cautionner tout ce que j’ai pu exprimer par ailleurs, et réciproquement.

Quelques points clés selon moi, issus de la vidéo « Plastiques du quotidien et perturbateurs endocriniens, avec Jean-Baptiste Fini » et quelques compléments proposés par Jean-Baptiste
- Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques qui interfèrent avec notre système hormonal.
- Les hormones thyroïdiennes jouent un rôle essentiel dans le développement du cerveau des enfants. Si leur action est perturbée pendant ce développement, il peut en résulter des troubles du fonctionnement du cerveau, par exemple avec des conséquences en termes de comportement ou de niveau de quotient intellectuel.
- La grossesse et les premières années de vie sont des périodes très sensibles aux polluants environnementaux.

Bonnes pratiques pour parents
- Il existe des gestes simples pour réduire l’exposition des enfants. Par exemple :
- éviter de chauffer ou conserver des aliments dans du plastique, surtout au micro-ondes ;
- préférer les poêles sans revêtement antiadhésif (type téflon) abîmé ;
- choisir des produits sans parfum ajouté, notamment pour les cosmétiques et les produits d’entretien ;
- aérer régulièrement les pièces du logement pour diminuer la présence de polluants volatils dans l’air intérieur.
- Jean-Baptiste Fini recommande le documentaire Demain tous Crétins ? et nous invite à réfléchir aux maximes suivantes :
- « Mieux vaut prévenir que guérir. »
- « Ce n’est pas [que] la dose qui fait le poison, c’est aussi le moment de l’exposition. »
- « Une liste courte d’ingrédients est meilleure pour la santé. »
- « La santé de nos enfants commence dans nos choix du quotidien. »
- « Informer sans affoler, agir sans culpabiliser. » En particulier, quand on considère ce qui a pu être fait dans le passé, ce n’est pas tant une question de se reprocher ce qu’on n’a pas fait, mais de se féliciter pour ce qu’on a pu mettre en place, avec les moyens et les connaissances du moment.
- Une carence en iode peut rendre un organisme plus vulnérable aux effets de certains polluants (d’où une bonne pratique efficace et peu chère : consommer régulièrement du sel iodé.
- Le stress thermique lié au changement climatique peut amplifier des déséquilibres métaboliques ou hormonaux.

Sensibiliser autour de soi
- Pour sensibiliser efficacement autour de soi, on peut se focaliser sur du concret et de l’utile : plutôt que dire « ça, c’est toxique », il est souvent plus efficace de proposer une alternative. Par exemple : « Tiens, ce nettoyant au vinaigre, ça marche très bien et c’est plus sûr pour les enfants. » En général, les gens ne sont pas fermés, ils sont souvent juste débordés ou mal informés. Dans ce contexte, mieux vaut ouvrir la discussion sans juger, et avec des solutions.
- Parmi les points de vigilance en santé environnementale, Jean-Baptiste Fini souligne : « Ne substituez pas par quelque chose de nouveau et/ou à la mode. » Le bambou aggloméré est une fausse bonne idée, de même que le carton plastifié.
————-
Voilà pour cet entretien intitulé « Plastiques du quotidien et perturbateurs endocriniens, avec Jean-Baptiste Fini« . S’il vous paraît utile, alors vous pouvez liker, vous abonner et clocher si vous ne l’avez pas encore fait. C’est notamment pour que YouTube favorise sa diffusion.
À bientôt !

Bibliographie. Plastiques du quotidien et perturbateurs endocriniens, avec Jean-Baptiste Fini
- Ministère en charge de la Santé. Bisphénols. 2025. Notamment : lien. Et aussi :
- Caporale N et al. From cohorts to molecules: Adverse impacts of endocrine disrupting mixtures. Science 2022 ; 375(6582) : eabe8244. Notamment : DOI. Et également :
- Gamet-Payrastre L, Fougerat A. Pesticides dans l’alimentation: comment limiter l’exposition des consommateurs. Cahiers de Nutrition et de Diététique 2025 ; 60(1) : 32-42. Notamment : DOI. Et aussi :
- Groupe de travail « Plastiques » du Conseil national de la restauration collective (CNRC). Substitution des plastiques et réemploi en restauration collective. Guide d’accompagnement 2024. Notamment : lien. Et également :
- Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Avis révisé et Rapport de l’Anses relatif aux impacts sanitaires et environnementaux de matières plastiques biosourcées, biodégradables et compostables. Notamment : lien. Et aussi :
- Unité Physiologie moléculaire et adaptation. UMR 7221. Notamment : lien. Et également :
- Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN). Podcast « Pour que nature vive ». Deux épisodes avec Jean-Baptiste Fini. Perturbateurs endocriniens, une bombe à retardement ? Notamment : lien. Comment les polluants atteignent l’océan et sa biodiversité ? Notamment : lien. Et aussi :
- Demeneix B, Slama R. Endocrine Disruptors: From Scientific Evidence to Human Health Protection. 2019. Notamment : lien.
Images notamment par Guillaume et Sayumi

« Résumé enrichi » de cet échange portant notamment sur les plastiques du quotidien et les perturbateurs endocriniens qu’ils peuvent émettre, avec Jean-Baptiste Fini
Voici un résumé de l’échange, produit par une intelligence artificielle (IA). J’y ai supprimé les « hallucinations » les plus évidentes et j’ai laissé les potentiels enrichissements introduits à partir des données collectées par l’IA.
Introduction – Plastiques : mieux comprendre les risques invisibles pour notre santé, avec Jean-Baptiste Fini
Les plastiques sont omniprésents dans nos vies. Pourtant, derrière leur utilité apparente, se cachent des risques significatifs pour notre santé. Dans ce contexte, Jean-Baptiste Fini, chercheur spécialiste des perturbateurs endocriniens, nous alerte sur les conséquences préoccupantes des plastiques sur le corps humain et l’environnement.
Les plastiques sont bien plus que des déchets visibles
Aujourd’hui, nous pensons souvent au plastique comme un simple déchet environnemental. Des bouteilles, des sacs, des emballages. Mais Jean-Baptiste Fini nous rappelle que ce n’est qu’une partie de la problématique. En effet, les plastiques libèrent aussi des substances chimiques, notamment dans les aliments, dont plusieurs sont des perturbateurs endocriniens.
Qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ?
Un perturbateur endocrinien est une molécule chimique qui interfère avec le système hormonal. Ces substances peuvent imiter ou bloquer les hormones naturelles du corps, par exemple. Cela peut entraîner des troubles significatifs, même à très faibles doses. Contrairement à des substances toxiques classiques, leur effet n’est pas forcément dose-dépendant, dans le sens « s’il y en a plus, alors c’est plus toxique.
Une exposition continue et dès le plus jeune âge
L’un des points les plus inquiétants soulevés par Jean-Baptiste Fini est que nous sommes exposés dès la vie fœtale. Des substances issues des plastiques peuvent passer la barrière placentaire. Et ainsi, elles peuvent affecter le développement des organes, du cerveau ou encore du système reproducteur.
Cette exposition précoce est critique car elle survient à des moments clés du développement. Une perturbation à ce stade peut avoir des effets irréversibles sur la santé future.
Des effets confirmés par la recherche
Jean-Baptiste Fini s’appuie sur des données scientifiques solides. Il évoque notamment des recherches menées sur des têtards. Ces expériences montrent comment des doses très faibles de perturbateurs endocriniens peuvent provoquer des altérations fonctionnelles.
Mais ces résultats ne concernent pas que les animaux. Plusieurs études sur les humains associent l’exposition aux plastiques et aux plastifiants à divers troubles. Par exemple : des troubles neurodéveloppementaux.

Les plastiques sont partout, même là où on ne les attend pas
L’un des grands défis évoqués est l’omniprésence des plastiques et des plastifiants associés. Ils ne sont pas uniquement visibles sous forme de déchets. On en retrouve dans :
-
les emballages alimentaires,
-
les ustensiles de cuisine,
-
les gobelets en carton,
- les barquettes en cellulose,
-
les vêtements synthétiques.
Chaque jour, nous sommes donc exposés à un cocktail chimique complexe. Et les effets combinés de ces substances sont encore mal connus.
L’illusion de l’innocuité : une réglementation insuffisante
Un point central de l’intervention de Jean-Baptiste Fini est le manque de robustesse de la réglementation actuelle. Beaucoup de substances contenues dans les plastiques sont insuffisamment testées avant leur mise sur le marché. La démonstration de l’innocuité des tient notamment trop peu compte des effets des perturbateurs endocriniens.
En particulier, les réglementations actuelles demandent des évaluations substance par substance. Mais dans la réalité, nous sommes exposés à des mélanges de substances. L’effet combiné est souvent bien plus dangereux. Pourtant, ce risque n’est pas pris en compte dans les normes de sécurité, à l’exception de quelques familles de substances avec des modes de toxicité assez proches.
Problèmes liés aux plastiques selon Jean-Baptiste Fini : quelles solutions ?
Même si le constat est préoccupant, Jean-Baptiste Fini insiste sur le fait qu’il existe des leviers d’action. Il en identifie plusieurs, à différents niveaux.
Au niveau individuel
Il est possible de réduire son exposition en adoptant des gestes simples. Par exemple :
-
éviter de chauffer des aliments dans du plastique,
-
limiter l’usage de produits transformés ou emballés,
-
privilégier les matériaux comme le verre ou l’inox.
Ces gestes ne suffisent pas à tout régler, mais ils permettent de diminuer les expositions préoccupantes.
Au niveau collectif et politique
L’action individuelle ne peut pas tout. Il faut aussi conseiller et appuyer les décideurs, par exemple pour :
-
des interdictions ciblées de certaines substances,
-
des mises à jour des procédures d’évaluation en fonction de la production de nouvelles connaissances,
-
les recommandations de matières pouvant être mises au contact des aliments.
Il souligne aussi le rôle crucial de l’éducation et de l’information. Mieux comprendre les risques permet de faire des choix plus éclairés.
Un lien fort entre santé humaine et santé de la planète
L’un des messages clés de cet échange est que la santé humaine est indissociable de celle de l’environnement. Les mêmes substances qui perturbent notre organisme polluent également les écosystèmes. Elles affectent les espèces animales, modifient la reproduction, déséquilibrent les milieux naturels.
Agir pour réduire l’usage des plastiques, c’est donc aussi protéger la biodiversité et les équilibres écologiques.
Conclusion – Les plastiques selon Jean-Baptiste Fini
Ce dialogue avec Jean-Baptiste Fini nous rappelle que la question des plastiques ne se résume pas à la gestion des déchets. C’est un enjeu sanitaire majeur, qui demande une prise de conscience urgente. Il ne s’agit pas d’un discours alarmiste, mais d’un appel à l’action fondé sur des preuves scientifiques.
Derrière le matériau banal se cache certains dangers invisibles, mais bien réels. Réduire notre dépendance au plastique, repenser notre consommation, améliorer les règles de mise sur le marché… Ce sont autant de pas vers une société plus saine.
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2 réponses
Excellent témoignage très complet et avec des exemples concrets de comment passer à l’action sans être anxiogène et sans faire culpabiliser. Bravo !
Merci beaucoup ! 🙂