Exposés aux pollutions environnementales, nos enfants vont-ils nous reprocher notre inaction ?

La pollution chimique constitue une menace grave pour l’enfant et pour la survie de l’Homme. – Appel de Paris

Certaines populations sont particulièrement vulnérables aux agents présents dans leur environnement, leur alimentation ou les produits de consommation. C’est en particulier le cas des enfants. – Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)

 

Chronique du film-documentaire « Nos enfants nous accuseront »

enfants accuseront environnement

De Jean-Paul Jad, daté de 2008

Ce documentaire porte sur les expositions des enfants aux polluants environnementaux, ainsi que sur les risques associés. Il approfondit notamment les expositions liées aux pesticides par l’alimentation.

 

Quelques informations et points de vue intéressants, concernant la thématique « Santé des enfants et environnement »

Voici une liste d’informations et de points de vue issus du documentaire, en lien avec la thématique « Santé des enfants et environnement », et que je souhaite partager avec vous.

  • Aujourd’hui, de nombreuses substances toxiques se trouvent dans l’environnement quotidien des enfants : dans les aliments qu’ils mangent, dans l’air qu’ils respirent, dans l’eau qu’ils boivent, dans les cosmétiques appliqués sur leur peau…
  • Les polluants les plus classiques incluent les métaux lourds (plomb, cadmium, mercure), les nitrates, les résidus de pesticides, les additifs alimentaires (conservateurs, exhausteurs de goût…), les nitrites, les phtalates
  • En Europe, chaque année :
    • 100 000 enfants meurent de maladies causées par l’environnement ;
    • les cancers des enfants augmentent de 1,1%, depuis 30 ans.
  • Dans les cantines scolaires, certaines communes ont pris l’initiative de distribuer des aliments issus de l’agriculture biologique, uniquement.
  • Un produit ne peut présenter le terme « Agriculture biologique » que s’il respecte un certains nombres de critères. Ces critères incluent un délai minimum de 3 ans pour la reconversion d’une terre, lorsque celle-ci a été précédemment cultivée dans le cadre de l’agriculture conventionnelle.
  • Les fruits non-bios peuvent être traités par plus de 20 pesticides différents.
  • Les enfants présentant des malformations génitales sont de plus en plus nombreux, en particulier parmi les populations agricoles. Ces effets sont probablement liés à l’utilisation de pesticides.
  • Depuis plusieurs dizaines d’années, la médecine classique et la recherche médicale sont orientées vers l’élaboration de techniques curatives. Elles présentent relativement peu de résultats pour les maladies chroniques dites « de civilisation ». Pour une plus grande efficacité, l’accent devrait être mis sur la prévention.
  • Les produits alimentaires provenant de l’étranger peuvent ne pas présenter la liste de leurs ingrédients.
  • Certains additifs alimentaires sont associés à des risques pour la santé.
  • Certaines maladies de l’adulte ont pour origine une exposition à des produits chimiques pendant la période fœtale.
  • D’après un rapport de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’ alimentation et l’agriculture, de l’anglais Food and Agriculture Organization of the United Nations) daté du 3 mai 2007, « cultiver l’ensemble des terres arables du monde selon les préceptes de l’agriculture BIO, permettrait de nourrir l’humanité« .
  • L’usage des pesticides domestiques est déconseillé, en particulier si des enfants vivent dans la maison : anti-moustique, anti-fourmis, désherbants, produits pour traiter les animaux domestiques…

 

enfants accuseront environnement2

 

Quelques extraits en lien avec la thématique « Santé des enfants et environnement »

Cette génération d’enfants est la première génération de l’histoire moderne qui sera en moins bonne santé que ses parents. Ça ne devrait pas être le cas.

Le problème n’est plus aujourd’hui de dire si on a des preuves ou non, les preuves elles existent, au travers de milliers d’articles scientifiques publiés. Aujourd’hui il manque la volonté politique.

Nous avons des enfants du Gard, de l’Héraut, du Languedoc, voire même de Camargue, qui ont des malformations graves parce que leurs parents vivent dans des rizières où, je vous le rappelle, on épand des produits chimiques par avion. Comment voulez-vous éviter une contamination quand la propre maman de ces enfants nous dit que son lait jaunit après le passage des avions ?

Les statistiques de l’espérance de vie sont basées sur des personnes nées dans les années 1930, et qui n’ont donc pas connues la même exposition aux produits chimiques de synthèse que les générations actuelles, ni d’ailleurs aux radiations ionisantes ni à un tas d’autres trucs, comme les produits alimentaires transformés.

On a mis en évidence la présence de plus de 300 polluants chimiques dans le sang du cordon de 30 nouveaux-nés, dont au moins les deux tiers sont considérés comme des perturbateurs endocriniens. Ils sont présents dès les premiers jours de vie, et ceci pose un problème pour l’avenir.

[Un agriculteur témoigne : ] on a vu les pratiques de nos parents et c’est vrai que, là, il y a eu des excès. [Un autre] Moi j’ai travaillé 10 ans en agriculture chimique et il y a des choses que je produisais et que je n’aurais jamais mangé ; la chimie dedans elle y est, elle y reste.

Il y a aussi une prise de conscience. Aujourd’hui quand on voit un agriculteur qui ne consomme pas ce qu’il produit… Moi j’ai été élevée dans une famille d’agriculteurs, on mangeait ce qu’on produisait. Aujourd’hui, quelqu’un qui a un poulailler industriel, je suis désolée, il a sa production à côté. 

 

Mon avis

Les « + » :

  • approfondissement d’un cas particulier de promotion locale de l’agriculture biologique, qui s’efforce de montrer la complexité pratique de la démarche et de faire comprendre les différents points de vus en présence.
  • intervention de personnes connues dans le domaine de la santé environnementale : Dominique Belpomme, François Veillerette, Philippe Desbrosses, Charles Sultan…
  • témoignages de parents d’enfants malades, probablement à cause d’expositions aux pesticides d’après le documentaire, que j’ai trouvés avec un ton simple et juste, sans ostentation ni alarmisme, avec un objectif d’alerte et de partage d’expérience. Ce ton solennel et assez sobre contrastent avec le titre et l’affiche du documentaire.

Les « – » :

  • le documentaire est très focalisé sur l’agriculture biologique, alors que le titre suggérait une couverture beaucoup plus large des risques  causés par les pollutions pour les enfants ;
  • des comparaisons parfois « limites », telle que celle de l’utilisation des pesticides et du sang contaminé.
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Sensibiliser les enfants avec des livres illustrés ? Ca m'intéresse !
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