Se salir dans la nature est bon pour la santé des enfants (2/2)

Musique par Ronan Vernon

.

La nature est un sport de contact. ­– Scott Sampson

Les humains n’ont pas évolué en tant qu’espèce isolée : les humains et les microbes associés ont co-évolué en tant que « super organisme ». – William Parker

 

Bonjour à tousBébés enfants sales santé

Cet article est la deuxième partie d’un « article invité » publié sur le blog Eveil et Nature. Cette première partie a successivement décrit :

  • la flore microbienne qui peuple notre peau et notre système digestif ;
  • le rôle important que joue cette flore pour la santé des enfants ;
  • l’hypothèse hygiéniste, qui suppose que les environnements modernes, très propres et très désinfectés, favorisent l’apparition de nombreuses maladies chez les enfants : allergies, asthmes, inflammation des intestins, etc.

 

L’hypothèse hygiéniste a été formulée à la fin des années 1980 [1]. Depuis, de nombreux travaux scientifiques sont venus la préciser, grâce aux informations complémentaires collectées : l’hypothèse affinée, appelée « hypothèse des vieux amis », est une des plus étudiée aujourd’hui. Cette hypothèse suppose que les microbes les plus bénéfiques seraient nos « vieux amis », c’est-à-dire les microbes actuels qui se rapprochent le plus des microbes avec lesquels nos ancêtres ont co-évolué, pendant des millions d’années. Avec ces « bons » microbes, le corps humain peut [2, 11, 12, 14, 15, 16, 21, 22, 23, 24] :

  • avec une partie d’entre eux, construire des relations de symbiose, c’est-à-dire des relations d’entraide mutuelle ;
  • renforcer puis entretenir son système immunitaire, en étant exposé à une dose adéquate et au bon type de microbes pathogènes. Certains chercheurs suggèrent que son fonctionnement optimal ne peut s’obtenir qu’en présence de ces microbes.

Selon l’hypothèse des vieux amis, l’augmentation des cas d’allergies et d’asthmes serait donc moins favorisée par un manque d’exposition aux microbes en général, que par un manque d’exposition aux bons types de microbes. Et où trouve-t-on ces bons microbes ? Au sein des environnements naturels [3, 4, 8, 12, 14, 15, 16, 18, 20, 23], c’est-à-dire au sein des environnements qui ressemblent le plus à ceux de l’époque de nos ancêtres.

 

La flore microbienne de nos habitations modernes, elle, est très différente de celle des milieux naturels [5, 10, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 23]. Cette différence s’explique par :

  • nos pratiques de ménage, qui participent à une désinfection significative des milieux intérieurs ;
  • un manque d’aération des bâtiments, qui diminue les échanges avec l’extérieur ;
  • la localisation de nos habitations, de plus en plus éloignées des habitats naturels.

La flore microbienne de nos maisons ne serait donc plus celle dont notre corps a besoin pour être en bonne santé. C’est ce que suggèrent par exemple les résultats d’une étude finlandaise, portant sur les bactéries présentes sur les avant-bras de 120 adolescents, publiée en 2012 dans les comptes-rendus de l’Académie des sciences américaine. Selon ces résultats, les participants habitant près de fermes ou de forêts, comparés à ceux habitant dans des zones urbaines, ont une flore bactérienne différente et sont moins sensibles aux allergènes [3]. Parmi leur flore bactérienne, de nombreuses espèces font partie des espèces retrouvées dans les sols, sur les surfaces des plantes, dans les pollens d’herbes et dans les poussières des habitats naturels.

 

Sur la base de l’hypothèse des vieux amis, certaines approches thérapeutiques tentent de réintroduire artificiellement de bons microbes dans et sur le corps. Par exemple : des probiotiques visent à réensemencer les intestins [6, 21], des produits de beauté visent à réensemencer la peau [7], etc. Néanmoins, certains chercheurs pensent que ces approches sont insuffisantes, notamment parce qu’elles ne peuvent reproduire toute la complexité des flores bactériennes naturelles [3, 8, 23]. Selon Ilkka Hanski, un des chercheurs les plus connus sur cette thématique, « il est essentiel de garder contact avec les habitats naturels, en particulier pour les enfants. Nos résultats mettent en avant l’importance des espaces verts dans les milieux urbains, et des opportunités pour les enfants urbains de passer du temps à la campagne. » [4] D’autres chercheurs suggèrent même qu’un contact avec nos vieux amis est essentiel pendant l’enfance : des insuffisances pendant cette période pourraient ne plus pouvoir être corrigées par la suite [13, 18, 23].  

 

Les tenants de l’hypothèse hygiéniste et de l’hypothèse des vieux amis ne nient pas les bienfaits des règles d’hygiène de base : prendre une douche ou un bain plusieurs fois par semaine, faire régulièrement la poussière dans sa maison, se laver les mains avant de manger, après être allé aux toilettes ou après avoir pris les transports en commun, etc. Ces règles ont augmenté le niveau de santé de la population générale, en particulier dans les zones densément peuplées. Mais la saleté des zones urbaines et industrialisées n’est pas la même que celle que des environnements naturels : elle est plus concentrée en substances chimiques et en microbes pathogènes [9]. L’exposition des enfants pourra donc y être maîtrisée, grâce aux règles d’hygiène de base.

Mais en parallèle, dans l’objectif d’améliorer et d’entretenir le niveau de santé de mes enfants, je pense que je vais augmenter leur exposition à nos « vieux amis » les bons microbes. Un moyen simple pour augmenter cette exposition sera de prendre l’habitude de faire jouer mes enfants dans la nature, pour qu’ils puissent être en contact avec la terre, les plantes, les arbres, les ruisseaux, la boue, etc. A cette occasion, j’essaierai de les laisser mettre leurs mains dans leur bouche, se frotter les yeux, mettre leurs doigts dans leur nez,… en gardant en tête que ce type de saleté peut être bon pour leur santé 🙂

 

Parmi les parents autour de moi, j’observe des pratiques très variées concernant la propreté : de très stricte à très peu stricte. Et vous, comment vous situez-vous ? Je n’ai pas encore rencontré de parents qui adaptaient leurs pratiques en fonction du type de saleté, peut-être est-ce le cas de certains d’entre vous : partagez vos pratiques dans les commentaires !

Photo par Drew Coffman

Références :

  1. Strachan DP. Hay fever, hygiene, and household size. BMJ 1989; 299(6710): 1259–1260
  2. Bloomfield SF, Stanwell-Smith R, Rook GA. The hygiene hypothesis and its implications for home hygiene, lifestyle and public health: summary. International Scientific Forum on Home Hygiene – http://www.naturaleater.com/science-articles/Hygiene-old-friends-ISFHH-2012.pdf
  3. Hanski I, von Hertzen L, Fyhrquist N, et al. Environmental biodiversity, human microbiota and allergy are interrelated. PNAS 2012 ; 109(21) : 8334-9 – pnas.org/cgi/doi/10.1073/pnas.1205624109
  4. Levy S. Reduced Bacterial Biodiversity Is Associated with Increased Allergy. Environmental Health Perspectives 2012 – http://ehp03.niehs.nih.gov/article/info%3Adoi%2F10.1289%2Fehp.120-a304
  5. Kembel SW, Jones E, Kline J et al. Architectural design influences the diversity and structure of the built environment microbiome. The ISME Journal 2012 : 1-11.
  6. Boclé JC. Effets des probiotiques et prébiotiques sur la flore et l’immunité de l’homme adulte. Anses 2005 – https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT-Ra-Preprobiotiq.pdf
  7. Scott J. My No-Soap, No-Shampoo, Bacteria-Rich Hygiene Experiment. The New York Times Magazine http://www.nytimes.com/2014/05/25/magazine/my-no-soap-no-shampoo-bacteria-rich-hygiene-experiment.html?_r=0
  8. Von Hertzen L, Hanski I, Haahtela T. Natural immunity: biodiversity loss and inflammatory diseases are two global megatrends that might be related. EMBO Reports 2011;12(11):1089-93.
  9. Plaisance G. Forêt et santé: guide pratique de sylvothérapie : découvrez les effets bienfaisants de la forêt sur le corps et l’esprit. Editions Dangles
  10. Leach J. American (Gut) Gothic: 5 things you can do for a healthier microbiome in 2013. Site Internet Human Food Project 2013 – http://humanfoodproject.com/american-gut-gothic-5-things-you-can-do-for-a-healthier-microbiome-in-2013/
  11. Rook GA. Review series on helminths, immune modulation and the hygiene hypothesis: the broader implications of the hygiene hypothesis.. Immunology. 2009 Jan;126(1):3-11. doi: 10.1111/j.1365-2567.2008.03007.x.
  12. Brigham and Women’s Hospital. Getting the dirt on immunity: Scientists show evidence for hygiene hypothesis. Science Daily 2012. https://www.sciencedaily.com/releases/2012/03/120322142157.htm
  13. Torsten Olszak T, An D, Zeissig S et al. Microbial Exposure During Early Life Has Persistent Effects on Natural Killer T Cell Function. Science 2012 – DOI: 10.1126/science.1219328.
  14. Kresser C. Parasites are Paleo: The Hidden Costs of Modern Hygiene. ANCESTRAL HEALTH SYMPOSIUM 2013.
  15. Parker W, Ollerton J. Evolutionary biology and anthropology suggest biome reconstitution as a necessary approach toward dealing with immune disorders. Evolution, Medicine, and Public Health 2013 ;  1 (89-103).
  16. Velasquez-Manoff M. An Epidemic of Absence: A New Way of Understanding Allergies and Autoimmune Diseases. Scribner 2012.
  17. Tischer C, Weikl F, Probst AJ et al. Urban Dust Microbiome: Impact on Later Atopy and Wheezing. Environ Health Perspect 2016. DOI:10.1289/EHP158
  18. Betts K, Shelton-Davenport M. New Insights into Microbiome Study for Environmental Health: Proceedings of a Workshop — in Brief. The National Academies Press 2016.
  19. Stein MM et al. Innate Immunity and Asthma Risk in Amish and Hutterite Farm Children. N Engl J Med 2016 ; 375:411-421.
  20. Ege MJ et al. Exposure to Environmental Microorganisms and Childhood Asthma. N Engl J Med 2011 ; 364:701-709.
  21. Denjean C. Le ventre, notre deuxième cerveau. ARTE France – Inserm, 2013. http://future.arte.tv/fr/le-ventre (consulté le 23/07/2016).
  22. Gaudry PF,  Courchamp F. Planète Corps. ARTE France – Inserm, 2015. http://planetecorps.arte.tv/ (consulté le 23/07/2016).
  23. Shetreat-Klein M. The Dirt Cure: Growing Healthy Kids with Food Straight from Soil. Atria Books 2016.
  24. Von Mutius E. La saleté, une protection efficace. Interview ARTE 2016 – http://future.arte.tv/fr/lexces-dhygiene-nous-rend-il-malades/la-salete-une-protection-efficace (consulté le 23/07/2016).
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41 Commentaires

  1. Pingback: Se salir dans la nature est bon pour la santé des enfants (1/2)

  2. Vero

    J’habite la campagne. J’ai un jardin et je laisse mes enfants libres d’aller où ils veulent dés le plus jeune âge. À quatre pattes dans l’herbe, le potager, j’essaye quand même qu’ils ne traînent pas trop près du poulailler. Quand nous nous rendons en ville je suis beaucoup plus stressée quant à la propreté et passe beaucoup de temps à dire aux bambins de ne pas mettre leurs mains partout car ensuite ils les mettent dans la bouche.
    Donc oui, je change mes tokérances à la saleté en fonction du milieu!

    Et y a t-il de « vieux amis » dans le lait maternel?

    Merci pour cet article.

    Répondre
    1. Guillaume (Auteur de l'article)

      Et bien, Vero, dans mon univers personnel, tu viens de gagner l’oscar de la meilleure « maman gestionnaire de saleté », bravo ! :)))) Je vais essayer de m’inspirer de ton retour d’expérience, à adapter au contexte urbain dans lequel nous vivons, ma famille et moi.

      Concernant le lait maternel, compte tenu que ma compagne est enceinte, je me suis posé la même question que toi : l’hypothèse a été formulée et fait actuellement l’objet de recherches. Aujourd’hui, les nombreux bienfaits de l’allaitement maternel sont bien connus, mais les mécanismes sous-jacents beaucoup moins. On sait que le lait maternel participe à l’ensemencement des intestins des nourrissons, et plusieurs études ont montré une corrélation avec une meilleure résistance aux infections. Néanmoins, la composition du lait maternel n’a pas encore été étudiée sous l’angle de l’hypothèses des vieux amis (cf. référence 2).

      Répondre
  3. Line

    Bonjour!

    Merci pour cet article!

    Comme Véro, je fais la différence entre les deux « sortes de saleté « .
    On habite à la campagne et mes trois enfants passent le plus clair de leur temps dans la boue en ce moment. Et sinon ils jardinent, jouent dans le ruisseau, grimpent aux arbres et etc (et pareil j’essaie qu ils ne jouent pas au poulailler. ..)
    Par contre, effectivement, quand on va en ville, je passe mon temps à leur dire que c’est sale, de ne pas toucher les rampes, de ne pas laisser traîner leurs mains sur les murs en marchant, de ne pas s asseoir sur le trottoir. ..

    Quand on habitait en ville, je ne supportais pas que les gens rentrent dans la maison avec leurs chaussures, j’imaginais tout ce qu il devait y avoir sous la semelle, pollutions et métaux lourds. .. Je suis assez extrême par rapport à la saleté que je trouve dangereuse. Mais j’ai très rarement trouvé quelqu’un qui comprenne cela.

    Bonne journée!

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    1. Guillaume (Auteur de l'article)

      Bonjour Line

      Merci pour le retour d’expérience 🙂 Ça fait vraiment plaisir de lire la manière dont vous gérez les choses Véro et toi, j’ai encore beaucoup à apprendre visiblement.

      Concernant la pratique d’enlever ses chaussures avant de rentrer chez soi, je comprends très bien. Romi, ma compagne, est japonaise : pour elle, cette pratique est à la fois naturelle, évidente et nécessaire. Chez nous, on se déchausse en rentrant, mais pour être honnête, à l’époque où on a décidé ça, mon « ok » était plus au titre des compromis nécessaires à la vie de couple harmonieuse plutôt qu’à une réelle conviction de ma part. Aujourd’hui ma position a évolué et je suis bien en phase avec Romi sur ce sujet.
      Si tu veux en savoir plus, le premier état des lieux sur la composition des poussières des maisons a été publié récemment par l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI) : http://sante-enfants-environnement.com/des-dizaines-de-polluants-dans-les-poussieres-de-nos-maisons-comment-diminuer-lexposition-des-enfants/
      Cela pourrait aider à la compréhension des gens autour de toi 😉

      Répondre
  4. Robert

    Bonjour, et la toxoplasmose qui se trouve dans la terre ou dans les déjections animales, n’est elle pas dangereuse pour les bébé s’ils l’assimilent? Merci de me repondre!

    Répondre
    1. Guillaume (Auteur de l'article)

      Bonjour Robert

      Question intéressante, je me suis posé la même concernant le tétanos, et j’imagine qu’on pourrait se la poser également pour plusieurs autres dizaines de pathogènes particuliers. Je n’ai pas de réponse précise disponible pour chaque cas spécifique : l’article présente le contenu d’une hypothèse scientifique aujourd’hui très étudiée, sa logique, et certains résultats l’appuyant. Pour l’instant je me suis arrêté là.
      Un coup d’œil sur le site de l’Assurance maladie ne m’a pas alarmé plus que ça pour les enfants, mais chacun sa propre appétence au risque.

      Si on se base sur la logique de l’hypothèse des vieux amis, la teneur des microbes pathogènes dans les milieux naturels non pollués devrait être, d’une manière générale, de nature à renforcer notre système immunitaire plutôt qu’à nous rendre malade. Mais je ne pense pas que l’hypothèse des vieux amis nous invite à nous rouler dans des déjections fraîches de chats contaminées effectivement 🙂

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  5. Aurélie

    Article très intéressant, après cela dépend du milieu où les enfants jouent et toujours sous surveillance… à part les saletés qui peuvent vraiment leur donner des maladies, moi ce qui m’inquiète ce sont les clous ou les bouts de métaux qui peuvent y avoir, le tétanos est un véritable risque. Bonne journée à vous! 🙂

    Répondre
    1. Guillaume

      Intéressant ton rappel. Les environnements naturels auxquels je pense ne peuvent pas, à priori, contenir de tels objets. Mais effectivement, un site apparemment vierge peut avoir une histoire et il faut rester méfiant.
      Concernant le niveau de surveillance dans la nature, il y a un bon article sur le blog Éveil et Nature, qui peut être t’intéressera :http://eveil-et-nature.com/etes-vous-parent-colibri-ou-parent-helicoptere/. Moi il m’à bien fait réfléchir 😉

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  6. FX

    En tant qu’enfants, nous adorions jouer dans la boue, sous les feuilles, faire des feux et nous rentrions du jardin dans des états… Quel plaisir nous avons eu, si j’avais su qu’en plus c’était bénéfique pour ma santé! Merci à tous pour vos questions et retours d’expérience.

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    1. Guillaume

      Haha Je me suis fait la même remarque pendant mes recherches ! Et j’ai eu la chance, comme toi apparemment, d’avoir des parents qui ne m’ont jamais grondé parce que je revenais sale 🙂

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  8. Axane

    Bien sûr, je partage complétement ton avis. Pour information je t’indique un ouvrage plein d’intérêt, intitulé: « Le grand roman des bactéries  » de Martine Castello etVahé Zartarian paru chez Albin Michel en 2005

    Répondre
    1. Guillaume (Auteur de l'article)

      Je viens de faire lire ton commentaire à Romi (ma compagne) : c’est le livre de chevet de mon père ; je l’ai lu en voyage et il m’a tellement plu que j’en lisais des passages à Romi tous les soirs… et je n’ai même pas pensé à le consulter pour la rédaction de cet article ! Merci pour ton ajout Axane qui, je suis d’accord avec toi, est à forte valeur ajoutée 🙂

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  11. Un colibri

    Personnellement, je me rallie fidèlement aux comportements de Véro et de Line en tant que maman… et de FX et Guillaume en tant qu’enfant ! 🙂
    Merci pour cet article, car je connaissais bien par exemple les bienfaits des « bains de terre », pour reprendre l’expression des « bains de forêt », et l’hypothèse hygiéniste, mais pas du tout celle de l’hypothèse des vieux amis ! Et non seulement l’article est intéressant et nous apprend beaucoup sur le sujet, mais les commentaires et réponses consécutifs sont également fort intéressants :-))

    Répondre
  12. Guillaume (Auteur de l'article)

    Complètement d’accord, et comme la plupart des lecteurs ne lisent pas les commentaires des articles (comme moi, mais je me soigne :)), ils ne profitent pas de la valeur apportée par les autres lecteurs.
    C’est pour cela que, de temps en temps, je publie(rai) des articles composés des retours d’expériences de lecteurs qui peuvent être intéressants/utiles pour d’autres

    Répondre
  13. Audeline

    Je comprends tout à fait Véro et Line! Un jour mon mari qui revenait de Guinée Bissau me ramène un boubou, ni une ni deux, je l’enfile sur le champ. « Mais!Tu le laves pas avant ? Il a trainé dans la poussière du marché pendant des heures! Toi qui supportes pas de poser la main sur la barre du métro?! -Ben, c’est pas la même chose! » 🙂
    Audeline Article récent : Velouté potiron châtaigneMy Profile

    Répondre
    1. Guillaume

      Haha j’adore les retours d’expérience exotiques : merci Audeline ! Je ne me rends pas bien compte de la proximité de nature pour le marché évoqué, mais on pourrait envisager que le boubou comprenait des microbes plus proches (même si on reste loin de la région des grands lacs d’Afrique de l’Est) de nos « vieux amis » d’origine !

      Pour ceux qui ne te connaissent pas encore : Adeline tient un blog sur comment nourrir sainement les enfants. Amis lecteurs, je vous invite à y découvrir des recettes qui mettent l’eau à la bouche 🙂
      Guillaume Article récent : Une grossesse bio, de la conception vers la naissanceMy Profile

      Répondre
      1. Audeline

        Ah ah oui dans ma tête ce marché il n’était pas vraiment sale parce que cette poussière c’est le sable qui a été emporté par le vent (les rues dans beaucoup de pays africains ne sont pas goudronnées comme ici). Mais j’ai remarqué un truc intéressant c’est que mon seuil de tolérance varie (de manière inconsciente) en fonction du pays que je visite! Bizarrement une fois traversée la méditerranée je suis beaucoup moins maniaque! Je pense que là mon subconscient doit se dire « Bon cocotte, là si tu veux manger, tu prends sur toi, hein?! »
        Audeline Article récent : Velouté potiron châtaigneMy Profile

        Répondre
        1. Guillaume (Auteur de l'article)

          Et bien toutes mes félicitations, car cela suggère que tu peux compter sur une flore intestinale bien robuste. C’est intéressant car autour de moi les réactions sont plutôt inverses en pareilles situations : peur de la tourista à cause du manque d’hygiène en ville, qui s’extrapole inconsciemment en milieu plus rural/sauvage

          Répondre
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