Connaitre et protéger les enfants des plastiques toxiques

Les phtalates n’étant pas liés au plastique qu’ils visent à assouplir, ils sont facilement libérés et absorbés par les enfants qui sucent et mâchouillent leurs jouets. – Dr Patrice Halimi 

Si nous n’agissons pas, nos océans contiendront plus de plastiques que de poissons en 2050. – Programme des Nations unies pour l’environnement (UNEP) 

 

Chronique du documentaire « Pièces à conviction – Plastiques : alerte aux toxiques »

Toxique plastiques enfants

Présenté par Elise Lucet et diffusé sur France 3 le 6 décembre 2010

Ce documentaire porte sur l’exposition des êtres humains à des polluants issus des plastiques. La sensibilité des enfants y est notamment abordée.

 

Quelques informations et points de vue intéressants, concernant la thématique « Santé des enfants et environnement »

Voici une liste d’informations et de points de vue issus du documentaire, en lien avec la thématique « Santé des enfants et environnement », et que je souhaite partager avec vous.

  • Les matières plastiques peuvent contenir des substances toxiques, que nous ingérons quotidiennement à notre insu.
  • Les diagnostics de puberté précoce sont de plus en plus diagnostiqués chez les enfants. Par exemple : développement mammaire à 6 ans, malformations génitales (urètre qui n’atteint pas l’extrémité de la verge, micropénis, testicules non-descendus dans les bourses…). Parmi les facteurs environnementaux, les pesticides et les plastiques sont soupçonnés d’être les plus contributeurs à ce phénomène.
  • Au sein des plastiques, les substances préoccupantes incluent le bisphénol A et les phtalates. Le bisphénol A est ajouté pour rendre les plastiques plus résistants et plus transparents. Les phtalates sont ajoutés pour rendre les plastiques plus malléables.
  • Le « code recyclage » fournit quelques indications sur la composition des matières plastiques. Malheureusement, il n’est pas présent sur tous les emballages. Mieux vaut privilégier les bocaux en verre.
  • La chaleur favorise le transfert de substances vers les aliments.
  • La quasi-totalité de la population est contaminée par les bisphénols et les phtalates, comme l’indiquent les données de biosurveillance disponibles (Etats-Unis, Canada). Les principales voies d’exposition sont l’alimentation et les poussières domestiques.
  • Les expositions les plus préoccupantes se déroulent pendant la vie intra-utérine : le fœtus est particulièrement vulnérable. Une contamination pendant cette période a été associée, chez l’animal, à des pathologies lourdes (troubles du comportement, cancers, obésité, infertilité…) chez l’enfant à venir, chez l’adulte à venir et même chez les générations suivantes.
  • Les membres des groupes d’experts des agences sanitaires (AFSSA (aujourd’hui ANSES), EFSA) peuvent inclure des personnes en situation de conflits d’intérêts, ce qui biaise certaines de leurs conclusions.
  • La réglementation définit des seuils limites substance par substance. Or les consommateurs sont exposés à des mélanges de substances, dont les « effets cocktails » sont difficilement évaluables ; certaines synergies toxiques peuvent apparaître. La réglementation n’en tient pas compte.
  • Certaines études ont trouvé des phtalates dans les eaux minérales vendues dans des bouteilles en plastiques. Ces eaux ont pu interférer par la reproduction d’escargots. Certains des phtalates mesurés font partie de ceux interdits dans les jouets.
  • La collecte et le recyclage des matières plastiques présentent de fortes limites, notamment liées aux intérêts financiers des fabricants. Au final, de nombreuses matières plastiques se retrouvent dans l’environnement et polluent la chaîne alimentaire, notamment celle des milieux aquatiques : aujourd’hui, on retrouve des matières plastiques dans de nombreux poissons.

 

Toxique plastiques enfants2

 

Quelques extraits en lien avec la thématique « Santé des enfants et environnement »

Le plastique est partout : nous buvons dans des bouteilles en plastique, nous mangeons dans des assiettes ou des barquettes en plastique. Il y a du plastique dans nos voitures, dans nos télés, dans les jouets de nos enfants, dans nos chaussures et même dans nos vêtements.

L’environnement est pollué, on le sait. Mais notre corps aussi.

Pour éviter les substances toxiques des plastiques, il faut connaitre la composition des emballages. Et ce n’est pas facile : les informations sont succinctes, voire inexistantes.

Quand on est enceinte, on évite les canettes et les boites de conserve. […] On sait qu’il y a des transferts liés à des interactions entre le contenu et le contenant. C’est réglementé, bien sûr, mais la question c’est de savoir si les doses de migration actuellement tolérées sont les bonnes. On a beaucoup d’interrogations là-dessus. D’autres questions se posent sur comment sont fabriqués les intérieurs. Et donc, des fois, on peut se retrouver avec des doses beaucoup plus importantes que ce qu’on imagine.

Les objets de puériculture destinés aux enfants de moins de trois ans ne doivent pas contenir certains phtalates. En pratique, on ne peut pas dire « ça c’est utilisé par des enfants de moins de trois ans et ça non ». Tous les parents savent que les enfants touchent à tout, et ils sont entourés toute la journée par des objets pleins de phtalates.

C’est tout le paradoxe de la loi. Les phtalates sont autorisés dans les objets de la vie courante, mais interdits dans certains jouets. Les enfants sont considérés comme plus sensibles à ces substances toxiques.

L’ensemble de la société – les consommateurs, les politiques et les industriels – ont besoin d’agences sanitaires qui soient totalement compétentes et totalement impartiales pour pouvoir prendre des décisions. Et si on commence à prendre des décisions sans se reposer sur les agences sanitaires, on peut arriver à n’importe quelle situation.

En France, 80 % des plastiques ne sont pas recyclés.

 

Mon avis

Les « + » :

  • Des interventions de personnes connues dans le champ de la santé environnementale : Charles Sultan, Laurent Chevallier, André Cicolella, Corinne Lepage.
  • Des interventions de représentants de fabricants de conserves et d’emballages plastiques, ce qui permet de prendre connaissance de leurs principaux arguments.

Les « – » :

  • Des raccourcis, des « phrases chocs » simplificatrices et anxiogènes.
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Sensibiliser les enfants avec des livres illustrés ? Ca m'intéresse !
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