Est-ce mieux d’utiliser un minimum de produits pour les activités domestiques ?

La simplicité signifie la réussite d’un maximum d’effets avec le minimum de moyens. - Koichi Kawana

La simplicité n’en reste pas moins difficile à appliquer dans la vie moderne parce qu’elle agit contre l’esprit d’une certaine catégorie de personnes qui recherchent la sophistication pour justifier leur profession. – Nassim Nicholas Taleb

Bonjour à tous,
Voici une nouvelle vidéo publiée sur la Chaîne YouTube Santé des enfants et environnement, intitulée “Est-ce mieux d’utiliser un minimum de produits pour les activités domestiques ?”, ainsi que la transcription et le podcast associés seront publiés dans quelques jours.

 

 

 

Transcription de « Est-ce mieux d’utiliser un minimum de produits pour les activités domestiques ? »

Bonjour les parents verts et prudents !

Comment entourer vos enfants d’un environnement favorisant la santé.

Aujourd’hui, je vous propose d’aborder le sujet du nombre de produits utilisés pour les activités domestiques. Dans cette vidéo, on va voir un grand principe de santé environnementale, applicable à différentes situations. Ce principe vise à réduire les expositions préoccupantes pour les enfants.

 

Sortie d’A la recherche du savon magique

Bonjour à tous !

Bienvenue dans cette nouvelle vidéo de mon défi « une vidéo par jour pendant 30 jours », afin de fêter la sortie d’À la recherche du savon magique. Je suis Guillaume. Sur cette chaine je partage des conseils et des astuces pour vous aider à entourer les enfants d’environnements plus sains. Des environnements avec moins de pollutions et plus de nature. Si c’est votre première visite, alors je vous invite à télécharger mon guide offert. Ce guide vous donne les essentiels pour bien démarrer en santé environnementale pour parents. Le lien est notamment dans la description.

Voici la bonne pratique que je souhaite partager avec vous aujourd’hui. « Utiliser un nombre limité de produits chimiques au cours des activités domestiques. »

 

Limites des tests de toxicité réglementaires

Pour les substances chimiques, les tests de toxicité réglementaires présentent des limites significatives et font l’objet de débats au sein de la communauté scientifique. Une des limites souvent mise en avant, c’est que ces tests considèrent les substances de manière individuelle. Pourtant, nous utilisons souvent plusieurs produits dans notre quotidien, parfois même simultanément. Ces usages peuvent générer des expositions à des mélanges de substances, potentiellement issues de différents produits. De plus, certains mélanges peuvent présenter des synergies de toxicité, ce qu’on appelle des « effets cocktails », où la toxicité du mélange est supérieure à la somme des toxicités individuelles des substances qui le composent.

Dans ce contexte d’incertitudes, mieux vaut donc réduire la diversité des substances auxquelles les enfants sont exposés. Et une des manières simples de le faire, c’est de limiter le nombre de produits que nous utilisons, pour ceux qu’on achète et aussi pour ceux qu’on fabrique.

 

Produits chimiques domestiques - exemples pour un particulier

 

Un minimum de produits activités domestiques : un principe assez transversal

Ce principe général est souvent recommandé dans le cas des cosmétiques. Je l’ai notamment mentionné parmi les bonnes pratiques proposées dans A la recherche du savon magique. Et ce principe général peut être appliqué dans d’autres types de situations et à d’autres types de produits.

C’est par exemple le cas des produits ménagers, une autre déclinaison fréquemment recommandée. Par exemple, le Guide pratique – Pour une meilleure qualité de l’air dans les lieux accueillant des enfants et adolescents, un guide du ministère chargé de l’écologie, invite à « répondre aux besoins avec un minimum de produits différents. Un nombre limité de produits permet de diminuer les risques de mélanges dangereux [et] le nombre de substances émises dans l’air. […] Dans ce cadre, certains produits multi-usages peuvent être utiles. »

 

Un principe à nuancer ?

On pourrait nuancer cette recommandation. Les expositions se réduisent alors à un nombre limité de substances, certes, mais pour ces mêmes substances, les niveaux d’exposition pourraient être plus élevés. Sur ce sujet, le Guide pratique du ministère apporte deux informations complémentaires qui me semblent intéressantes : « Un nombre limité de produits permet de diminuer les quantités consommées et le nombre de produits stockés (produisant des émissions diffuses si l’étanchéité du contenant est imparfaite). »

En complément, les produits sélectionnés pourront être choisis parmi les moins polluants possibles, par exemple en se basant sur des labels santé-environnement reconnus. Je mets notamment dans la description un lien vers la page correspondante sur le site de l’Ademe.

Comme évoqué dans une vidéo précédente, on pourra aussi choisir des produits avec un minimum d’ingrédients, bruts ou peu transformés, et dont la toxicité ne fait pas débat.  Dans cette logique, sur le site des 1000 premiers jours, Santé publique France recommande de « réduire le nombre de produits […] que vous utilisez. Et pour choisir vos produits, prenez ceux qui affichent une liste d’ingrédients plus courte ».

 

Sobriété chimique et minimalisme

Pour nourrir nos réflexions de parents verts et prudents, on peut également réfléchir à comment appliquer ce principe général à d’autres sources de pollutions. Et puisque plusieurs sources d’émission sont liées à des objets, alors posséder moins d’objets permettrait de réduire les expositions suspectes. Dans cet objectif, les principes du minimalisme pourraient donc être appliqués aux classiques sources de substances préoccupantes. Notamment : jouets, meubles, produits alimentaires transformés, désodorisants d’intérieur, ustensiles de cuisine, vêtements, etc.

Par exemple, je vous propose de considérer les questions suivantes. Est-ce qu’un enfant a vraiment besoin de posséder plusieurs dizaines de jouets en plastique ? Parmi tous les vêtements présents dans son armoire, quelle est la proportion qu’il porte dans sa vie quotidienne ? Est-ce que les produits industriels transformés présents dans les placards de la cuisine sont essentiels à sa santé et à son épanouissement ?

 

Ménage facilité

En général, posséder moins d’objets permet aussi de rendre les séances de ménage plus faciles et plus courtes, ce qui favorise une plus grande fréquence de mise en œuvre pour cette autre bonne pratique de santé environnementale. En effet, de nombreuses substances toxiques se trouvent dans la poussière des maisons, exposant plus particulièrement les jeunes enfants, nous l’avons évoqué dans une des premières vidéos sur la chaîne.

 

A la recherche du savon magique : de préférence dans une librairie physique

Voilà pour cette bonne pratique de santé environnementale pour parents. Si elle vous parait utile, alors je vous invite à mettre un pouce bleu. Vous pouvez aussi laisser un commentaire et surtout vous abonner en activant la cloche. C’est important, afin que Youtube comprenne que le contenu de cette chaîne est utile et favorise sa diffusion.

Je vous rappelle que je fais cette vidéo pour fêter la publication d’À la recherche du savon magique. Le livre est disponible dans toutes les bonnes librairies francophones. Je vous rappelle aussi que je vous offre un cadeau si vous l’achetez dans une librairie physique. Envoyez-moi une photo de votre ticket de caisse à l’adresse mail qui apparaît à l’écran et qui se trouve dans la description. Je vous enverrai une check-list pour agir sur les autres sources potentielles de polluants dans la salle de bain. Il s’agit donc d’un bon complément au livre pour réduire les expositions préoccupantes du quotidien.

 

Santé environnementale pour parents – la suite

Une bonne partie de ce défi de 30 jours sera consacrée à répondre à vos questions. Donc vous pouvez m’indiquer en commentaire les questions que vous avez, en lien avec un problème ou une frustration, par rapport à l’environnement de vos enfants. J’essaye de faire un maximum de vidéos-réponses.

Je vous dis à demain pour la prochaine vidéo. Et en attendant, je vous invite à faire partie des parents verts et prudents. Des parents qui notamment utilisent un nombre limité de produits pour leurs activités domestiques.

A demain !

 

Un minimum de produits pour les activités domestiques - vignette

 

Références. Est-ce mieux d’utiliser un minimum de produits pour les activités domestiques ?

  • Ministère chargé de l’Écologie. « Guide pratique – Pour une meilleure qualité de l’air dans les lieux accueillant des enfants et adolescents ». 2019. Notamment : lien. Et aussi :
  • Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS), et Guillaume Karr. « Utilisation de produits ménagers et qualité de l’air intérieur : enjeux sanitaires liés à une séance de ménage, substances d’intérêt et bonnes pratiques. Rapport réf. INERIS-DRC-19-179887-00900A ». 2019. Notamment : lien. Et également :
  • Santé publique France (SpF). Site internet des 1000 premiers jours. En pratique. Adopter les bons gestes pour améliorer son air intérieur. Repenser ses habitudes de course pour réduire l’exposition aux substances chimiques. Consulté le 14 avril 2021. Notamment : lien. Et aussi :
  • Payne KJ, Ross LM. Simplicity parenting: Using the Extraordinary Power of Less to Raise Calmer, Happier, and More Secure Kids. Ballantine Books 2010. Et également :
  • Rabhi P. Vers la sobriété heureuse. Actes Sud Editions 2013. Et aussi :
  • Kondo M. La Magie du rangement. Pocket 2016. Et également :
  • Babauta L. The simple guide to a minimalist life. 2009. Et aussi :

Photos notamment par Hey Paul Studios

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