Composés perfluorés (PFC, PFAS) : comment diminuer les expositions des enfants

Ces substances traversent les frontières ; leur surveillance et leur évaluation demandent des moyens financiers considérables. – Anses

Dans les études animales, il a été observé que le SPFO et l'APFO provoquent une réponse réduite à la vaccination. - EFSA

Bonjour à tous,
Voici une nouvelle vidéo publiée sur la Chaîne YouTube Santé des enfants et environnement, intitulée “Composés perfluorés (PFC, PFAS) : comment diminuer les expositions des enfants”, ainsi que la transcription et le podcast associés.

 

 

 

Transcription de « Composés perfluorés (PFC, PFAS) : comment diminuer les expositions des enfants »

Bonjour les parents verts et prudents !

« La biosurveillance humaine souligne un besoin d’agir. [En effet,] les populations en Europe sont encore si fortement exposées qu’elles ne sont pas à l’abri d’impacts sanitaires causés par l’exposition aux substances chimiques. » C’est la conclusion vers laquelle pointent notamment les résultats du projet HBM4EU, un projet de référence en Europe.

Et dans la vidéo d’aujourd’hui, on va parler des composés perfluorés en particulier. Il s’agit d’une famille classique de substances préoccupantes. Et on va voir notamment ensemble ce que ce projet recommande pour pouvoir diminuer l’exposition des enfants.

 

Santé environnementale pour parents – Les essentiels pour bien démarrer

Bonjour à tous !

Bienvenue dans cette nouvelle vidéo. Je suis Guillaume. Sur cette chaine, je partage des conseils et des astuces pour vous aider à entourer les enfants d’environnements plus sains. Des environnements avec moins de pollutions et plus de nature. Si c’est votre première visite, alors je vous invite à télécharger mon mini-guide offert. Ce guide vous donne les essentiels pour bien démarrer en santé environnementale pour parents. Le lien est notamment dans la description.

 

Composés perfluorés (PFC, PFAS) – comment diminuer les expositions des enfants aux « polluants éternels »

Les composés perfluorés sont souvent désignés par leur acronyme anglais « PFC ». Il s(agit d’une famille classique de substances artificielles préoccupantes. On parle aussi de substances perfluoroalkylées. Ceux-ci sont souvent également désignées par leur acronyme anglais « PFAS ».

Cette famille comprend plusieurs milliers de substances différentes, dont une propriété commune est de présenter des liaisons très fortes entre des atomes de carbone et de fluor. Ces liaisons rendent les PFAS si persistants, c‘est-à-dire si résistants à la dégradation dans l’environnement, qu’ils sont surnommés les « produits chimiques éternels ». Ou encore les « polluants éternels ».

Depuis les années 1950, ils sont utilisés pour apporter certaines propriétés à des produits de consommation courante. Par exemple : « anti-tâche », « anti-adhésif », « imperméabilisant », etc. Les produits concernés sont variés. Par exemple : mousses anti-incendie, produits électroniques. Mais aussi : poêles antiadhésives, emballages alimentaires, vêtements imperméables. Ou encore : produits ménagers, produits cosmétiques, etc.

 

Composés perfluorés PFAS et enfants - fiche HBM4EU

 

Persistance et bioaccumulation

La persistance des PFAS dans l’environnement peut conduire à des expositions préoccupantes sur le long terme. De manière chronique. Et ceci même après des restrictions réglementaires sur les usages. Les PFAS peuvent aussi se bioaccumuler dans les organismes vivants, ce qui signifie que leur présence dans le corps peut augmenter avec le temps en cas d’exposition chronique.

A cause de ces propriétés persistantes et bioaccumulables, et aussi au regard de leurs potentiels effets sanitaires, certains PFAS ont été interdits par l’Union européenne. C’est par exemple le cas du PFOA, dont nous avons parlé dans une vidéo précédente. Néanmoins, certains autres PFAS, utilisés comme substituts, sont maintenant suspectés de présenter des dangers similaires. C’est par exemple le cas du PFB.

 

Expositions généralisées

L’utilisation généralisée des PFAS au cours de la dernière décennie, implique que la grande majorité des gens sont aujourd’hui exposés. Les types d’expositions sont assez variés. Par exemple : ingestion d’aliments contaminés lors de leur cuisson à la poêle ou par leurs emballages (typiquement les fast foods et les pizzas en boite). Mais aussi : ingestion ou inhalation de poussières domestiques, sur lesquelles peuvent se fixer les PFAS. Ou encore : port de vêtements hydrofuges, etc.

La toxicité de ces composés chimiques est multiple. En particulier, ils peuvent entraîner des cancers, causer des effets sur la fertilité. Ou encore perturber le développement du fœtus. Ils sont également suspectés d’interférer avec les systèmes endocriniens et immunitaires.

 

HBM4EU : biosurveillance en Europe et recommandations de bonnes pratiques

Pour revenir au cœur du projet HBM4EU, il s’agissait de biosurveillance humaine à l’échelle européenne. Concrètement, on a prélevé des échantillons de sang, d’urine ou de cheveux, et on y a mesuré les niveaux de certaines substances préoccupantes. Concernant les PFAS, les personnes les plus exposées ont présenté des indicateurs de risque dépassant les valeurs sanitaires. HBM4EU recommande donc de réduire les expositions de ces personnes, et dans une logique de précaution, de minimiser l’exposition de la population générale.

Alors, comment réduire ces expositions aux PFAS pour les enfants ? Voici quelques recommandations de bonnes pratiques, issues des fiches de synthèse élaborées dans le cadre du projet HBM4EU.

  • (d’abord) Réduire l’utilisation de produits de consommation contenant des PFAS. Par exemple : plutôt que des poêles antiadhésives, préférer des poêles en céramique, en acier inoxydable ou en fonte.
  • (ensuite) Éviter les fast-foods enveloppés dans du papier ou dans du carton anti-graisse.
  • (et enfin) Éviter d’utiliser des sprays imperméabilisants sur les vêtements et sur les chaussures.

 

Santé environnementale pour parents – la suite

Voilà pour ces bonnes pratiques de santé environnementale pour parents. Si elles vous paraissent utiles, alors vous pouvez liker, vous abonner et clocher. C’est important afin que YouTube favorise leur diffusion. Si vous voyez des compléments intéressants à ces bonnes pratiques, alors dites-le moi dans les commentaires. Cela contribuera notamment à ce que tout le monde progresse !

En attendant, je vous invite à faire partie des Parents verts et prudents. Des parents qui agissent à leur niveau pour réduire les expositions de leurs enfants aux composés perfluorés.

A bientôt !

 

Composés perfluorés PFAS enfants - vignette

 

Références. Composés perfluorés (PFC, PFAS) : comment diminuer les expositions des enfants

  • HBM4EU project 2017-2021. Human biomonitoring in Europe. Rencontre des experts de l’ANSES. 2018. Notamment : lien. Et aussi :
  • Projet Human biomonitoring for Europe (HBM4EU). Presentations of th HBM4EU Final Conference. 2022. Notamment : lien. Et également :
  • Projet Human biomonitoring for Europe (HBM4EU). 2017-2021. Factsheets Per-/poly-fluorinated compounds (PFASs). 2021. Notamment : lien. Et aussi :
  • Santé publique France. Imprégnation de la population française par les composés perfluorés. Programme national de biosurveillance. Esteban 2014-2016. 2019. Notamment : lien. Et également :
  • Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). PFAS : des substances chimiques dans le collimateur. 2022. Notamment : lien. Et aussi :
  • EFSA CONTAM Panel. EFSA Panel on Contaminants in the Food Chain. 2020. Scientific Opinion on the risk to human health related to the presence of perfluoroalkyl substances in food. EFSA Journal 2020. Notamment : lien.
    .

Photos notamment par HBM4EU project

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