Plantes médicinales : un « conseil santé » de nos ancêtres non-humains ?

Contre chaque maladie il y a une plante qui pousse. - Abbé Kneip

Qu'est-ce donc qu'une mauvaise herbe, sinon une plante dont on n'a pas encore découvert les vertus ? - Ralph Waldo Emerson

 

Bonjour à tous !
Cet article porte sur les plantes médicinales chez les primates. 

Plantes médicinales primates - visage de singe

Il participe au carnaval d’articles du groupe de blogueurs « Forme Vitalité Bien-être ». Tous les mois, chaque blogueur publie un article sur un thème commun. Pour mai, le thème retenu est ‘Des Plantes pour le bien-être’, proposé par Cécile du blog Plante essentielle, qui ouvre le carnaval avec son article Huile essentielle Néroli.

 

Fin février nous sommes sortis en famille au jardin des Plantes. Le jardin des Plantes est un parc et un jardin botanique qui se trouve dans le 5e arrondissement de Paris, à proximité de la Seine et de la gare d’Austerlitz. Le jardin est le site principal du Muséum national d’histoire naturelle : on y trouve notamment de grandes serres contenant des plantes tropicales, la galerie de paléontologie et d’anatomie comparée, la galerie de botanique, la galerie de minéralogie et de géologie … et la grande galerie de l’Evolution, où se tenait l’exposition Sur la piste des Grands Singes [1].

 

Plantes médicinales et primates : approche évolutionniste

Vous le savez, les analyses de ce blog s’appuient sur l’« approche ancestrale » : selon cette approche, il n’y a pas eu suffisamment de temps et de pression de sélection pour que notre corps s’adapte complètement à un mode de vie très différent de celui de nos ancêtres préhistoriques. Certains chercheurs proposent que mimer le mode de vie de nos ancêtres, dans notre monde moderne, permettrait de favoriser un corps en bonne santé. Dans ce cadre, deux points de référence sont souvent proposés : le chasseur-cueilleur du Paléolithique et le primate non-humain.

Notre dernier ancêtre commun avec les primates date d’environ 8 millions d’années. Cela peut être considéré comme relativement récent, au regard de l’histoire de la vie sur Terre : les organismes multi-cellulaires sont apparus il y a environ un milliard d’années [16, 17]. Et de fait, nos gênes restent assez proches de ceux des primates non-humains. Par exemple, selon les sources, chimpanzés et humains partagent entre 95 % et 99 % de leurs gènes [1-6].

Parler d’« approche évolutionniste » ou d’« approche ancestrale », plutôt que de la plus connue « approche paléo », permet de désigner l’ensemble de notre héritage, issu d’une lente évolution. Et l’influence de nos ancêtres primates non-humains sur notre physiologie actuelle pourrait être significative, car la durée de leur présence sur Terre est plus grande que celle des humains : les membres du genre Homo sont apparus il y a environ 2,5 millions d’années, alors que les primates sont apparus il y a 60 à 90 millions d’années [1, 7, 8]. Au-delà du plaisir de la visite, l’exposition a été aussi pour moi l’occasion de mieux comprendre nos cousins non-humains, et pourquoi pas, d’en extraire une ou deux idées à expérimenter dans un objectif de santé.

 

 

Plantes médicinales : automédication de primates ?

Des comportements de type « culturels », non innés et appris des autres, ont été observés chez plusieurs grands singes : bonobos, chimpanzés, gorilles, orangs-outans, etc. En particulier, concernant les chimpanzés, l’exposition indique que l‘on peut observer… des pratiques d’automédication ! Les chimpanzés peuvent consommer des plantes dans un objectif thérapeutique : ils n’ont pas fini de me surprendre ceux-là… Certains panneaux leur donnaient même le surnom de « Pharmaciens de la forêt » 🙂

 

La transmission culturelle de comportements alimentaires favorisant la santé, appris par expériences successives, est connue depuis plusieurs dizaines d’années [10]. La capacité à l’automédication a été observée/confirmée plus récemment [10, 11, 14]. Voici quelques illustrations de plantes que les chimpanzés peuvent utiliser pour se soigner.

D’après les panneaux de l’exposition

  • « Lorsqu’ils se sentent faibles, les chimpanzés mangent parfois quelques feuilles de Trichilia rubescens, au goût pourtant très amer […] Elles contiennent des molécules très actives contre le paludisme.
  • Les feuilles de Ficus sont délicatement appliquées sur les plaies pour les désinfecter.
  • Pour se débarrasser de vers intestinaux, les chimpanzés ingurgitent à jeun et sans les mâcher des feuilles rugueuses d’Aneilema aequinoctiale. Celles-ci accrochent, tel un velcro, les parasites indésirables.
  • Tandis que les chimpanzés de Kanyawara ne mangent que les tiges d’Acanthus pubescens, ceux du Budongo avalent parfois ses fleurs. Ces tiges et fleurs possèdent des propriétés antibiotiques bien utiles pour lutter contre les infections. Cette différence de consommation suggère une transmission culturelle, car il s’agit de deux pratiques locales spécifiques.
  • Vernonia amygdalina possède des vertus antiparasitaires.
  • Albizia grandibracteata est une espèce d’arbres dont les singes arrachent à grand peine l’écorce avec les dents. Puis ils lèchent la résine ainsi découverte. Des analyses ont mis en évidence dans cette résine des molécules (des saponosides) qui tuent les parasites. »

Les plantes choisies présentent des similitudes avec celles utilisées par la médecine africaine traditionnelle [6, 10, 11].

Les chimpanzés apprennent à ingérer ces plantes lorsqu’ils sont malades, en observant dès l’enfance les adultes en train de se soigner [10, 11]. Ils sont ensuite capables de se soigner par eux-mêmes : ils sont donc leur propre pharmacien et leur propre médecin.

 

 

Autres pratiques de soins observées

Les chimpanzés ne se soignent pas qu’avec des plantes. Ils avalent parfois aussi de petites quantités de terre et d’argile. Cette consommation pourrait être associée à [1, 11, 15] :

  • une neutralisation et une élimination de substances toxiques, issues de plantes ingérées, ou de micro-organismes intestinaux parasitaires ;
  • une synergie d’effets thérapeutiques, lorsqu’elle accompagne la consommation de plantes médicinales.

La consommation de terre argileuse fait également partie des pratiques thérapeutiques traditionnelles d’Afrique de l’Est [1, 6].

 

Il y a déjà plus de 140 ans, Darwin suggérait que les frontières entre les hommes et les animaux étaient floues [9], et que l’on devrait plutôt parler d’une différence de degré plutôt que d’’une différence de nature. Les résultats de la science moderne ont généralement confirmé cette hypothèse, en démontrant la capacité des animaux à l’apprentissage, à l’utilisation d’outils, à l’empathie, à l’altruisme, à se reconnaître dans un miroir, à la chasse en groupe, à la transmission culturelle, etc. [6, 10] Leur capacité à consommer des plantes dans un objectif thérapeutique vient s’ajouter à cette (déjà longue) liste de capacités, qui fait écho à ce qui est souvent considéré comme le propre des humains.

 

Plantes médicinales : utilisation chez d’autres espèces que les primates

Encore plus surprenant pour moi, les grands singes ne sont pas les seuls à avoir créé leur propre pharmacie : les oiseaux, les abeilles, les lézards, les éléphants, les papillons, les fourmis, les mouches du vinaigre, etc. partagent avec les chimpanzés et les bonobos une caractéristique qui favorise leur survie : ils se soignent eux-mêmes. Ces soins peuvent notamment favoriser un processus de neutralisation et d’élimination. Par exemple : parasites, substances toxiques… [12-14]. Cette grande variété d’espèces animales suggère que l’apprentissage n’est pas forcément nécessaire, que la capacité à l’automédication peut être innée [13]. Plusieurs espèces vont également au-delà de l’automédication. En effet, ils ont été observés en train de soigner leurs petits et leurs proches. On peut donc même parler de médication [13].

 

Ces observations me paraissent suggérer que l’utilisation de plantes médicinales pourrait être un moyen de soins bien adapté à notre espèce, utilisé depuis des millions d’années, notamment pour neutraliser et évacuer certaines substances toxiques ingérées. Des plantes pourraient-elles aider les enfants à neutraliser puis éliminer certains polluants environnementaux ? C’est ce que je compte approfondir à l’occasion de prochains articles !

 

Pour conclure cet article sur les plantes médicinales et les primates non-humains, j’aimerais vous solliciter. Certains d’entre vous doivent avoir des connaissances en matière de plantes médicinales. Si vous connaissez des plantes qui pourraient être utiles pour certains polluants environnementaux, et si vous avez des retours d’expérience ou des témoignages en ce sens, je serais très intéressé. Donc je vous invite à les partager dans les commentaires !

Photo notamment par Martin

 

Références – plantes médicinales et primates non-humains

  1. Sur la piste des Grands Singes. Exposition conçue par le Muséum national d’Histoire naturelle. 2015-2016. Et aussi :
  2. Senut B. Grands singes / homme quelles origines ? : 20 Millions d’années d’évolution des hominoïdes. Vuibert 2009.
  3. Site Internet Hominidés.com. Homme et singe – points de convergence et de divergence. Notamment : lien. Le séquençage du génome du chimpanzé. Notamment : lien. Et aussi :
  4. Zuk M. Paleofantasy: What Evolution Really Tells Us about Sex, Diet, and How We Live. Norton & Company 2013.
  5. The Chimpanzee Sequencing and Analysis Consortium. Initial sequence of the chimpanzee genome and comparison with the human genome. Nature 2005. Notamment : lien. Et aussi :
  6. Dossier Pour la Science N°86 ; janvier – mars 2015. Plaidoyer pour les grands singes – J.Goodall. Une histoire de grands singes – JJ. Jaeger. Pour quelques gènes de différence – K.Pollard. Les chimpanzés : des grands singes pétris de culture – C. Boesch. Un animal doué de raison ? – B.Thierry. La pharmacopée des chimpanzés – Sabrina Krief. La culture chez les gorilles – Shelly Masi. Notamment : lien.
  7. Souccar T. Le régime préhistorique : comment l’alimentation des origines peut nous sauver des maladies de civilisation. Thierry Souccar Editions 2006. Et aussi :
  8. Chatterjee HJ et al. Estimating the phylogeny and divergence times of primates using a supermatrix approach. BMC Evolutionary Biology 2009.
  9. Darwin C. La descendance de l’homme et la sélection sexuelle. 1871. Et aussi :
  10. Ameisen JC. Sur les épaules de Darwin – Des animaux pharmaciens et médecins. Emission du 31/01/15.

Davantage de références – 1

  1. Krief JM et Krief S. Les chimpanzés des Monts de la Lune. Belin Littérature Et Revues 2014. Et aussi :
  2. Shurkin J. News feature: Animals that self-medicate. Proceedings of the National Academy of Sciences of the USA 2014.
  3. de Roode J et al. Self-medication in animals. Science 2013. Notamment : lien. Et aussi :
  4. Fruth B et al. New evidence for self-medication in bonobos. Manniophyton fulvum leaf- and stemstrip-swallowing from LuiKotale, Salonga Ntional Park, DR Congo. American Journal of Primatology 2014. Et aussi :
  5. Klein N et al. Geophagy : soil consumption enhances the bioactivities of plants eaten by chimpanzees. Naturwissenschaften 2008.
  6. Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Découverte de l’existence d’une vie complexe et pluricellulaire datant de plus de deux milliards d’années – 2010. Notamment : lien. Et aussi :
  7. Université Virtuelle Environnement et Développement durable (UVED). MOOC Biodiversité. 2016. Notamment : lien. Référent scientifique : Gilles Boeuf, Président du Muséum national d’Histoire naturelle et professeur au Collège de France.

Et aussi : Musique par Ronan Vernon

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16 réponses

  1. Malheureusement le métier d’herboriste disparaît et est de plus en plus réglementé afin d’activer cette disparition me semble t-il… Les « remèdes de nos grand-mères » reposaient essentiellement sur les plantes et étaient efficaces puisqu’elles ont survécu et ont aidé nos parents à régler leur petits maux. Cependant, aujourd’hui on a tendance à les oublier…

    1. Hello Cécile !
      Peut être qu’une renaissance est en train de poindre : à l’invitation d’une lectrice je me suis rendu sur le site de l’Ecole des plantes de Paris (super intéressant, je ne connaissais pas), et leur formation affiche complet ; ils ont ouvert une session supplémentaire. Quand j’aurais un peu plus de temps libre (comprendre : quand ma fille (fera ses nuits et) aura un peu grandi), je me laisserais bien tenté par l’aventure, on peut suivre les cours par correspondance 🙂

      1. C’est un truc que j’aimerais faire, et l’aromathérapie aussi… Peut être quand les enfants seront grands (vraiment grands ! du genre plus besoin de faire faire les devoirs, préparer les repas à heure fixe etc)…
        En attendant, j’utilise quelques infusions (thym et mélisse pour la toux, verveine et menthe pour la digestion) et huiles essentielles (lavande sur les oreillers et dans le linge par exemple). On se fait aussi de temps en temps des infusions d’ortie (qui poussejnt alègrement dans le jardin).
        Le bouquin cité par Desperate Houseman me plaît bien. je vais peut être investir…
        Depuis quelque temps, avec mon mari on passe pour des fous : nos lectures de chevet sont axées sur la nutrition, la permaculture et autres sujets du même type…!

        1. Hey peut être qu’on fera partie de la même promo !

          Je sais si t’as remarqué mais on pose beaucoup de questions à ce type de fou, je crois que leurs lectures intéressent 😉

  2. Merci 🙂 et merci pour la ref, ça semble une première étape bien appropriée à ma phase de découverte !

  3. Article super intéressant !
    On pourrait se croire plus intelligent que les grands singes, mais il semble que dans certaines domaines, on ferait bien de s’inspirer d’eux 😉

  4. Merci Guillaume! Super article… comme d’hab’ Oui, l’homme n’a rien inventé en la matière! Quand je suis allée à Madagascar, les lémuriens aussi avaient ce type de pratique. Je crois que c’est une fois par semaine qu’ils descendent pour manger de la terre (ou plus, je ne sais plus). Ils choisissent les feuilles qu’ils consomment avec circonspection: y a qu’à regarder, une feuille n’en vaut pas une autre. Donc j’irai peut-être encore plus loin que la médecine en parlant aussi nutrition. Mais c’est peut-être too much.

    En tout cas, côté huiles essentielles, il y en a qui sont réputées pour la détox des métaux lourds comme l’he de Livèche(attention à ne pas mettre entre toutes les mains). Côté tisane, on retrouve les plantes du foie pour aider à éliminer (artichaut, pissenlit, bardane, radis noir, …).

    Après, restons prudents sur cette envie de plantes qui « nettoient », « detoxifient » etc. C’est disons une conception de notre corps comme quelque chose de sale qu’il faut nettoyer qui n’est pas tout à fait étranger à notre culture, société, religion, etc… bref.

    Pour moi parmi les bouquins à avoir, il y a Secret et vertu des plantes médicinales des editions Reader digest. Si tu trouves une ancienne édition, je serai jalouse, mais c’est mieux, moins épuré. Sinon, il y a Le Livre des bonnes herbes de Lieutaghi qui est une merveille que j’ai trimballé jusqu’ici en Martinique!

    1. Merci Cécile 🙂 Je suis content que l’article plaise à la personne que je considère comme mon point de référence sur le sujet !
      Merci pour ton super retour (« comme d’hab » 😉 c’est vrai quoi) et notamment pour les références. Puisqu’elles viennent de toi, je commencerai par là. Si je trouve une ancienne version, je suis ok pour t’en prendre un exemaplire et te l’envoyer si tu veux.
      Ca m’intéresserait que tu développes ta pensée « Après, restons prudents […] ». J’envisage « ce qu’il y a à nettoyer » pas comme une propriété intrinsèque du corps, mais plutôt comme une contamination par des éléments extérieurs non naturels et qui n’ont rien à y faire, genre toutes les substances chimiques que l’on peut y mesurer. Cette approche te parait présenter des similitudes avec certains aspects de la culture judéo-chrétienne, si je comprends bien

      1. Je n’ai pas encore creusé le sujet, c’est plus un ressenti vis à vis de la montée en puissance de la vente de jus magique et de pillules miracles sur internet qui me fait dire qu’il y a tout un marché derrière la détox. Or, le corps a ses propres moyens de se débarrasser de ce qui l’encombre via les émonctoires. Du coup il y a une réelle différence entre se faire du bien et consommer des tisanes qui vont nous apporter pleins de bonnes choses et avoir un réel besoin de « décontamination ». Ca arrive, évidemment (malheureusement), mais les enfants? Réellement? Je veux dire, ils sont jeunes, ont des fonctions vitales au taquet et pas encore eu le temps d’accumuler trop de saloperie (ils fument peu et boivent beaucoup moins lol ). Enfin, je me trompe peut-être… tu as des références en tête sur cet aspect?

        1. J’ai une vision très différente de la situation. En deux mots : les enfants me semblent exposés à de nombreuses pollutions, dont certaines sont spécifiques (produits de soin, jouets,…) et/ou agissent à faibles doses (perturbateurs endocriniens, …) + les enfants sont beaucoup plus sensibles que les adultes (comportements spécifiques, fenêtres de vulnérabilité, exposition relative plus élevée, mécanismes de défense en construction, …). Je développe dans deux articles : https://sante-enfants-environnement.com/les-pollutions-environnementales-impactent-la-sante-de-nos-enfants/ et https://sante-enfants-environnement.com/pollutions-environnementales-et-sante-ce-qui-rend-les-enfants-plus-vulnerables/.
          Comme une exposition zéro est difficilement envisageable (ma famille habite Paris par exemple), ça m’intéresse de savoir si des plantes peuvent aider leur corps à gérer cette exposition.

          1. Effectivement… après, l’estimation de l’exposition n’est pas évidente. Si on envisage de « traiter » une pollution/ contamination, il faut arriver à déterminer à quoi… selon que c’est du mercure, du plomb ou des pesticides, la réponse d’un thérapeute sera différente. Dans cette optique, un dosage sanguin? Dans les urines? Biopsie? Trop intrusif. Donc plus que des plantes pour traiter, des plantes à intégrer dans l’alimentation? En tout cas ça suscite bien des questionnements!

          2. Il existe déjà pas mal de mesures de biomarqueurs chez les enfants ; ce type de prélèvements est dans la culture aux Etats Unis depuis un moment (études de cohortes), la France s’y met depuis quelques années je crois comprendre (ELFE, ESTEBAN, …) ; je ne maîtrise pas le sujet pour l’instant, une tâche de plus dans la liste de chose à faire 🙂
            Je n’envisage pas de traitement, sur ce blog je n’analyse pas de cas spécifiques. Par contre, puisque nos mécanismes de detox ont été élaborés dans un contexte très différent de celui du monde moderne, avec des expositions très différentes, on peut penser qu’ils n’y a pas encore eu suffisamment de temps et de pression de sélection pour qu’ils puissent s’adapter aux expositions actuelles. Et dans ce cadre, à confirmer, peut être que les plantes pourraient être une aide utile, donc ça m’intéresse de creuser ces aspects 🙂 Peut être qu’elles pourraient accompagner, soutenir, compléter ou renforcer des mécanismes existants, dans une approche globale et non forcément « polluant spécifique »

  5. Merci Guillaume pour cet article que j’adore. Il me confirme que les plantes sont vraiment un don merveilleux et négligé malheureusement. A la Réunion et souvent dans les îles subtropicales nous chouchoutons une plante qui s’appelle ‘la langue de belle-mère », elle a des propriétés dépolluantes.;)

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