Comment protéger les enfants des effets de la pollution atmosphérique (2/6)

La pollution de l’air est un enjeu clé, pour l’environnement et pour la société. – Agence européenne de l’environnement (2017)

Tous les pays devraient s'efforcer de respecter les directives mondiales de qualité de l'air de l'OMS pour améliorer la santé et le bien-être des enfants. - Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef)

Bonjour à tous,
Cet article continue d’approfondir le thème des causes de la pollution atmosphérique, en présentant la toxicité des polluants les plus courants.

Causes de la pollution atmosphérique - émissions industriellesCet article est le deuxième d’une série visant à faire le point sur le sujet la pollution de l’air extérieur, du point de vue de parents souhaitant protéger la santé de leurs enfants. Le premier article de la série a présenté ce que désigne le terme « pollution de l’air extérieur », son origine et les principaux polluants actuellement réglementés.

 

Au regard des données toxicologiques disponibles et des expositions actuelles, les trois polluants classiques qui me paraissent faire l’objet des plus fortes préoccupations sont le dioxyde d’azote (NO2), l’ozone (O3) et, tout particulièrement, les particules fines. Voici les principaux éléments à connaitre sur ces polluants classiques.

 

Causes de la pollution atmosphérique : toxicité des polluants classiques

Le dioxyde d’azote (NO2)

  • principales sources d’émissions : processus de combustion, notamment le transport routier ;
  • principaux effets sanitaires associés :
    • symptômes bronchitiques chez l’enfant asthmatique,
    • diminution de la fonction pulmonaire ;
  • valeurs guide l’Organisation mondiale de la santé (OMS) :
    • 40 μg/m3 en moyenne annuelle,
    • 200 μg/m3 en moyenne horaire ;
  • évolution des émissions :
    • sur la période 2000-2016, pour les oxydes d’azote (NOx), qui comprennent le monoxyde d’azote (NO) et le dioxyde d’azote (NO2 – plus toxique que NO), les émissions ont baissé de 49 %. Cette baisse est principalement due aux progrès réalisés dans le secteur du transport routier. Par exemple : renouvellement du parc de véhicules, équipement progressif des véhicules en pots catalytiques et mise au point d’autres techniques de réduction.
  • évolution des concentrations :
    • sur la période 2000-2016, les concentrations ont diminué d’environ 30 %,
    • classiquement, les pics de NO2 apparaissent en hiver. Ils sont notamment liés à l’augmentation du chauffage domestique et à des conditions météorologiques limitant la dispersion des polluants. Ces pics font régulièrement l’objet de dépassements des seuils réglementaires en vigueur.

 

L’ozone (O3)

  • principales sources d’émissions : l’ozone est un polluant secondaire. En d’autres termes, il est produit par des réactions chimiques dans l’air extérieur, notamment en présence d’un fort rayonnement solaire ;
  • principaux effets sanitaires associés : troubles du système respiratoire, déclenchement de crises d’asthme, diminution de la fonction pulmonaire ;
  • valeur guide l’OMS : 100 μg/m3 en moyenne sur 8 heures ;
  • évolution des concentrations :
    • sur la période 2000-2016, les concentrations n’ont pas significativement évolué,
    • classiquement, les pics de d’ozone apparaissent en été, car un plus fort ensoleillement favorise la formation d’ozone dans l’air. A l’échelle d’une journée, les concentrations atteignent généralement leur maximum en fin d’après-midi.

Ces pics font régulièrement l’objet de dépassements des seuils réglementaires en vigueur.

 

causes de la pollution atmosphérique - carte de France pendant un épisode

 

Le particules fines (PM)

  • principales sources d’émissions :
    • processus de combustion : chauffage urbain, transport routier,
    • activités agricoles,
    • activités industrielles ;
  • principaux effets sanitaires associés : accroissement des taux de mortalité et de morbidité cardiovasculaire et
    respiratoire, à court et long terme. Plus les particules sont fines, plus :

    • elles peuvent pénétrer profondément dans l’appareil respiratoire,
    • plus leur surface de contact est grande, pour une même masse de particules, ce qui augmente la capacité à produire des effets sanitaires [42] ;
  • valeurs guide l’OMS :
    • PM2,5
      • 10 μg/m3 en moyenne annuelle,
      • 25 μg/m3 en moyenne sur 24 heures,
    • PM10
      • 20 μg/m3 en moyenne annuelle,
      • 50 μg/m3 en moyenne sur 24 heures.

 

Pas de seuil d’innocuité

Néanmoins, il est aujourd’hui admis qu’il n’existe pas de seuil d’innocuité pour les particules.

  • évolution des émissions :
    • sur la période 2000-2016, les émissions de particules PM10 et PM2,5 ont diminué respectivement de 41 et 48 %. Cette baisse est principalement due aux progrès réalisés dans différents secteurs d’activités : perfectionnement des techniques de dépoussiérage dans l’industrie, amélioration des performances des installations de chauffage au bois, etc.
  • évolution des concentrations :
    • sur la période 2000-2016, les concentrations ont diminué d’environ 30 %,
    • classiquement, les pics de particules apparaissent :
      • en hiver ; ils sont notamment liés à l’augmentation du chauffage domestique et à des conditions météorologiques limitant la dispersion des polluants ;
      • au début du printemps, en mars-avril ; ils sont notamment liés à l’augmentation de certaines activités agricoles (stockage d’effluents d’élevage et épandage de fertilisants minéraux), produisant de l’ammoniac (NH3) qui peut réagir avec certains polluants (NO2, SO2…) et former des particules secondaires.

Ces pics font régulièrement l’objet de dépassements des seuils réglementaires en vigueur.

 

Sur la base de ces ordres de grandeur, de nombreux acteurs concluent [21, 23, 28, 35, 36, 37, 38] que, globalement, la qualité de l’air s’améliore en France, mais que des dépassements de valeurs réglementaires, même s’ils concernent une partie plus réduite de la population, restent encore à éliminer.

 

Quelles sont les substances préoccupantes qui sont moins étudiées ?

Plusieurs substances, parfois qualifiées d’« émergentes », font l’objet de préoccupations sanitaires et environnementales, tout en étant moins étudiées que les polluants présentés ci-dessus. Par exemple, elles ne sont pas réglementées ou elles font uniquement l’objet de campagnes de mesures de faibles ampleurs (ponctuelles, localisées, avec des stations temporaires, etc.) [1, 3, 18, 20]. Ces substances moins étudiées incluent les suivantes :

  • pesticides [12, 13, 19] ;
  • particules ultrafines [5, 8, 13, 14, 15, 18, 20, 39] et nanoparticules, notamment celles émises par les moteurs diesel [4, 12, 15, 16] ;
  • carbone suie [7, 8, 18, 20] ;
  • hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) [2, 6, 9, 10, 11, 17, 18], dont le benzo[a]pyrène évoqué précédemment et le naphtalène ;
  • ammoniac (NH3) ;
  • métaux. Par exemple : arsenic, chrome, cadmium, manganèse, cuivre [9, 18]
  • certains composés organiques volatils (COV) [9, 10, 18, 20]. Par exemple : formaldéhyde, 1,3-butadiène
  • (Mn) [18]
  • sulfure d’hydrogène (H2S) [18]

 

pollution atmosphérique air enfants

 

 

Comment les concentrations en polluants sont-elles mesurées ?

Les concentrations en polluants sont mesurées par le réseau national des Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA). La localisation des stations de mesures et les polluants mesurés sont définis en fonction de critères de santé, de spécificités locales et de la réglementation en vigueur.

Classiquement, deux types de stations sont considérées :

  • les stations de fond, éloignées des voies de circulation ;
  • les stations à proximité de trafics routiers significatifs.

Certains polluants (parmi les métaux, les HAP…) ne peuvent être mesurés de façon automatique et en continu par les stations actuelles. Leur analyse fait appel à un échantillonnage et à des techniques de laboratoires spécifiques, voire à des campagnes de mesure particulières. Les données disponibles sont donc souvent moins nombreuses.

 

Santé environnementale pour parents – la suite

Les deux premiers articles de cette série ont présenté les principaux éléments à connaitre, selon moi, concernant la pollution de l’air extérieur. Sur la base de ce premier niveau de connaissance générale, le troisième article de la série va approfondir les enjeux sanitaires associés à un air pollué.

 

Ce troisième article se trouve ici. Comment protéger les enfants des effets de la pollution atmosphérique (3/6)

 

Références – Causes de la pollution atmosphérique : toxicité des polluants classiques

  1. Assistance Publique-Hôpitaux de Paris. Qualité de l’air et santé – Symposium scientifique. 2015. Notamment : lien. En particulier, consulté le 16/03/2018. Et aussi :
  2. Chalbot MC et al. Détermination des effets épigénétiques liés à l’exposition aux polluants de l’air. Anses – Bulletin de veille scientifique n° 25. Décembre 2014. Notamment : lien. En particulier, consulté le 16/03/2018. Et également :
  3. Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Qualité de l’air extérieur. Notamment : lien. Mis à jour le 29/11/2017. En particulier, consulté le 16/03/2018. Et aussi :
  4. Valentino SA et al. Maternal exposure to diluted diesel engine exhaust alters placental function and induces intergenerational effects in rabbits. Particle and Fibre Toxicology 2016. Notamment : doi. Et également :
  5. Slama R, Zmirou-Navier D, Annesi-Maesano I, Dab W. Luttons tout de suite contre la pollution de l’air. Le Monde 2012. Et aussi :
  6. Agence européenne pour l’environnement (AEE). De nombreux Européens restent exposés à une pollution atmosphérique nocive. Notamment : lien. Mis à jour le 03/06/2016. En particulier, consulté le 17/03/2018. Et aussi :
  7. Organisation mondiale de la santé (OMS). Health effects of particulate matter. 2013. Notamment : lien. En particulier, consulté le 17/03/2018. Et également :
  8. Organisation mondiale de la santé (OMS). Review of evidence on health aspects of air pollution. Notamment : lien. En particulier, consulté le 17/03/2018. Et également :
  9. Direction générale de la Santé (DGS). Questions réponses. Air extérieur et santé. 2016. Notamment : lien. En particulier, consulté le 18/03/2018. Et aussi :
  10. Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Bulletin de veille scientifique n° 29. 2016. Notamment : lien. Et également :

Davantage de références 1 – Causes de la pollution atmosphérique : toxicité des polluants classiques

  1. Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air. Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS). Ecole nationale supérieure Mines-Télécom (IMT) Lille Douai. Rapport Analyse de tendances nationales en matière de qualité de l’air. 2017.  Et aussi :
  2. De l’air, de l’air ! Pollution chimique : la santé en jeu. Forum de la Villette. Avril 2016. En particulier, consulté le 23/03/2018. Et également :
  3. 10èmes journées de la prévention et de la santé publique. Compte-rendu de la session Polluants de l’air : Réduire les expositions pour protéger la santé. 2015. Et aussi :
  4. Slama R. Le mal du dehors : l’influence de l’environnement sur la santé humaine. Quae 2017. Et également :
  5. France Bleu Paris. Pollution : les experts alertent sur le danger des particules ultrafines. 2018. Notamment : lien. Et aussi :
  6. Bourdrel T. Cardiovascular effects of air pollution. Archives of Cardiovascular Diseases 2017. Notamment : doi. Et également :
  7. Rousseau-Ralliard D. Exposition gestationnelle aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Bulletin de veille scientifique de l’Anses n°33. Avril 2018. Notamment : lien. Et aussi :
  8. Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Polluants « émergents » dans l’air ambiant. Juin 2018. Notamment : lien. Et également :
  9. Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Recommandations de l’Anses pour la mise en œuvre d’une surveillance nationale des pesticides dans l’air ambiant. Notamment : lien.  19/10/2017. En particulier, consulté le 30/08/2018. Et aussi :
  10. Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Qualité de l’air ambiant. L’Anses préconise la surveillance du 1,3-butadiène et un suivi renforcé des particules ultrafines (PUF) et du carbone suie. Notamment : lien. 28/06/2018. En particulier, consulté le 30/08/2018. Et également :

Davantage de références 2 – Causes de la pollution atmosphérique : toxicité des polluants classiques

  1. Ministère de la transition écologique et solidaire. Commissariat général au développement durable. Bilan de la qualité de l’air en France en 2016. Octobre 2017. Et aussi :
  2. Bessagnet B, Housset B. Interview de l’émission de France Culture « La méthode scientifique. Pollution : l’asphyxie planétaire ? ». 04/10/2016. Et également :
  3. European Environment Agency (EEA). Air quality in Europe. 2017 report. EEA Report No 13/2017. Publications Office of the European Union, 2017. Notamment : lien. Et aussi :
  4. Slama R. Interview dans l’émission de France Inter « Un jour dans le monde – Airpocalypse : quand la pollution de l’air tue ». 21/02/2017. Et également :
  5. Organisation mondiale de la santé (OMS). Review of evidence on health aspects of air pollution. REVIHAAP Project, Technical Report. World Health Organization. Regional Office for Europe, 2013. Et aussi :
  6. NIEHS/EPA Children’s Environmental Health and Disease. Prevention Research Centers. Impact Report. Protecting Children’s Health Where They Live, Learn, and Play. U.S. Environmental Protection Agency (EPA). 2017. Et également :
  7. American Academy of Pediatrics (AAP). Pediatric Environmental Health. Library of Congress 2012. Et aussi :
  8. De l’air, de l’air ! Pollution chimique : la santé en jeu. Forum de la Villette – Avril 2016. En particulier, consulté le 23/03/2018. Et également :
  9. Préfecture de la région Île-de-France. Comprendre les enjeux de la qualité de l’air. Qu’est-ce que la pollution de l’air ? Et aussi :
  10. Organisation mondiale de la santé (OMS). Qualité de l’air ambiant et santé. Mis à jour le 02/05/2018. En particulier, consulté le 29/08/2018. Et également :

Causes de la pollution atmosphérique : toxicité des polluants classiques – Davantage de références 3

  1. Airparif. Le réseau au cœur de la surveillance. En particulier, consulté le 25/03/2018. Et aussi :
  2. Organisation mondiale de la santé (OMS). Effects of air pollution on children’s health and development. A review of the evidence. World Health Organization. Regional Office for Europe. 2005. Et également :
  3. Atmo-France. Qui sommes-nous ? – Nos missions. En particulier, consulté le 30/08/2018. Et aussi :
  4. Université Paris Descartes. Université Sorbonne Paris Cité. MOOC Environnement et santé : un homme sain dans un environnement sain. Les polluants de l’air extérieur et intérieur et les pathologies associées. 2016. Et également :
  5. Site Internet du Point. Qualité de l’air: amélioration sensible mais encore quelques points noirs. 2017. Notamment : lien. Et aussi :
  6. Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air. Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS). Ecole nationale supérieure Mines-Télécom (IMT) Lille Douai. Rapport Analyse de tendances nationales en matière de qualité de l’air. 2017. Et également :
  7. Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (DRIRE) Île-de-France. Pollution atmosphérique – s’en protéger, la prévenir – informations et conseils pour le grand public. En particulier, consulté le 27/03/2018. Et aussi :
  8. Echosciences-hauts-de-France.fr. Interview d’Augustin Colette. 24 mars 2018. Et également :
  9. Air pollution and asthma: The Lancet Respiratory Medicine  2015. Notamment : lien. Et aussi :
  10. Direction générale de la Santé. Questions réponses – Air extérieur et santé. 2016. Notamment : lien. En particulier, consulté le 18/03/2018. Et également :

Davantage de références 4 – Causes de la pollution atmosphérique : toxicité des polluants classiques

  1. Bureau européen de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Health risks of air pollution in Europe. HRAPIE project: New emerging risks to health from air pollution. Results from the survey of experts. 2013. Et aussi :
  2. Slama R. Le mal du dehors. L’influence de l’environnement sur la santé. Éditions Quæ 2017.

Photos notamment par Peter Rosbjerg et Billy Wilson

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