Protéger ses enfants des pollutions du quotidien, avec le docteur Halimi (1/2)

Environnement d’aujourd’hui, santé de demain. – Organisation mondiale de la santé (OMS)

 

Cet article est une contribution au laboratoire d’idées « Vers un monde meilleur ». Ses membres publient une fois par mois un article sur un thème commun. Ce mois-ci, le thème est « S’approprier et partager sa maison », proposé par « Maïlys » du blog optimisemonespace.com, avec son article Vivre en couple, vivre en famille / famille recomposée : CO-Habitants ?

 

Chronique du livre « La Grande détox : Comment éviter les poisons du quotidien ? »

Grande detox halimi sante pollutions

Du Dr Patrice Halimi, 144 pages, publié en 2015

Patrice Halimi est chirurgien-pédiatre à Aix-en-Provence. Il est secrétaire général et co-fondateur de l’ASEF, l’Association Santé Environnement France.

Ce livre a pour but d’aider chacun à évaluer, de lui-même, ce qu’il peut changer dans sa routine pour limiter l’exposition de sa famille aux pollutions du quotidien. Très concrètement, chaque partie de la maison est passée en revue, avec les activités associées : salle de bain, cuisine, garage, jardin, etc. Une manière de s’approprier sa maison… du point de vue « santé-environnement » ! 🙂

La chronique comprend deux parties ; cet article en est la première partie.

 

Quelques informations et points de vue intéressants, concernant la thématique « Santé des enfants et environnement »

Voici une liste d’informations et de points de vue issus du livre, en lien avec la thématique « Santé des enfants et environnement », et que je souhaite partager avec vous.

  • Une bonne façon de reprendre sa santé en main consiste notamment à :
    • s’interroger sur ses habitudes, leur pertinence et leur nécessité ;
    • s’informer pour ne plus subir ce qui ne correspond pas à nos propres choix.
  • Voici quelques suggestions de questionnements proposés par l’auteur : est-il indispensable de s’enduire de crèmes et autres cosmétiques tous les jours, alors que quelques produits suffisent pour se sentir bien ? Pourquoi ne pas éteindre son portable la nuit ? Et si on cuisinait un peu pour manger moins de plats industriels, pleins d’additifs et de conservateurs ?
  • Une attitude équilibrée consiste à agir à notre échelle, en bonne intelligence avec le progrès. L’objectif est de bénéficier des bienfaits de la société de consommation, sans courir de risques inutiles et en fuyant ses excès.
  • La transpiration est nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme : elle permet de réguler la température du corps et d’éliminer un certain nombre de toxines. Vouloir la supprimer totalement n’est pas recommandé.
  • Voici quelques exemples de bonnes pratiques recommandées par l’auteur :
    • privilégier les déodorants sans parabène et sans sels d’aluminium. Bannir les antitranspirants ;
    • en cas de consommation de vin à chaque repas, qu’il soit rouge ou blanc, choisir du vin issu de l’agriculture biologique
    • cuisiner soi-même, à partir de vrais aliments, en les transformant peu ;
    • limiter la consommation de plats transformés ;
    • remplacer le sel par des épices, des herbes, de l’ail ou du citron ;
    • choisir des produits ménagers éco-labellisés, ou encore mieux, les remplacer par des produits naturels. Par exemple, le vinaigre blanc peut être utilisé comme nettoyant, comme dégraissant, comme adoucissant pour lave-linge, etc.
    • nettoyer régulièrement avec des produits doux, plutôt que rarement avec des produits puissants ;
    • Utiliser des cosmétiques éco-labellisés. Il en existe de plus en plus, notamment à destination des femmes enceintes ;
    • acheter les meubles pour bébé à l’avance. Préparer la chambre plusieurs mois avant la naissance, aérer très régulièrement et mettre les lits, tables à langer et autres achats à dégazer, dans le garage par exemple. On peut aussi se tourner vers les meubles d’occasion.

 

Grande detox halimi sante pollutions2

 

Quelques extraits en lien avec la thématique « Santé des enfants et environnement »

En 2008, en France, une expertise de l’Inserm souligne que, depuis 1980, le taux d’incidence des cancers a bondi de 35  % chez les hommes et de 43  % chez les femmes. […] L’incidence des cancers chez l’enfant a également cru de façon significative, ce qui invalide l’idée que l’explosion de ces pathologies serait seulement due au vieillissement de la population.

Nous interagissons en permanence avec notre environnement. En raisonnant par polluant –  l’effet de tel parabène, de telle particule – dans une approche in vitro, c’est-à-dire de laboratoire, on fait fausse route ! On omet en effet les interactions avec d’autres types de substances auxquelles nous sommes évidemment exposés in vivo, dans la vraie vie.

Disposer de tant de données avérées, être face à des conclusions si nettes et s’en tenir à une passivité quasi totale, cela me laisse franchement perplexe. Les comparaisons dans ce domaine sont toujours malvenues mais considérons les décès sur la route –  un peu plus de 3 200 personnes en 2013. Face à ce drame, la mobilisation des citoyens, des politiques, des constructeurs a été majeure et a d’ailleurs porté ses fruits, même s’il faut continuer le combat pour éviter de tels drames –  on comptait, je le rappelle, plus de 12 000 tués par an sur les routes dans les années 1980. Comment se fait-il que la pollution de l’air, qui cause près de quinze fois plus de morts chaque année, semble laisser chacun indifférent ?

Alors même que la viticulture est le secteur agricole en France qui utilise le plus de pesticides, seuls les raisins de cuve sont soumis aux limites maximales de résidus (LMR) de pesticides, pas les vins ! Or il faut beaucoup de raisins pour produire une seule bouteille. Ainsi, les pesticides s’accumulent dans la boisson finale, sans qu’aucun contrôle ne soit imposé. La contamination peut alors atteindre des sommets , avec des taux de résidus très largement supérieurs aux LMR autorisées pour l’eau potable. Une pollution qui concerne aussi bien les « petits » vins que les plus prestigieux…

 

La suite de cette chronique se trouve ici : Protéger ses enfants des pollutions du quotidien, avec le docteur Halimi (2/2)

 

Cette chronique met en avant l’importance de protéger les jeunes enfants des substances chimiques dangereuses, car les effets potentiels pourraient être graves et pérennes. Ce blog a pour mission de vous aider et de vous accompagner dans votre démarche ! Pour vos premiers pas, vous pouvez vous appuyer sur le guide gratuit téléchargeable ci-dessous.

Photo par Vidibio

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5 Commentaires

  1. Jessica

    J’adore la citation en intro
    Slogan court et efficace
    Auteur / autorité

    Répondre
  2. Guillaume (Auteur de l'article)

    D’accord avec toi : avec iamo’i’s on la choisit pour introduire nos livres 😉

    Répondre
    1. Yum

      Oui, moi aussi j’aime beaucoup cette citation !
      Cela m’évoque la concision des citations latines. Mais les Romains ne devaient pas avoir ces problèmes de santé – environnement… Quoique, pour le saturnisme… 😉

      Comme je lis depuis quelque temps ton blog, je connaissais déjà presque toutes les recommandations du livre mentionnées dans cet article 😉
      Mais je ne m’étais pas trop rendu compte de cette concentration de pesticides dans le vin, ça fait réfléchir ! Personnellement je n’en consomme pas tant que ça, mais vu que ce que représente le vin comme consommation et comme symbole culturel / gastronomique pour la France… !

      Répondre
      1. Guillaume (Auteur de l'article)

        Oui moi aussi j’ai découvert l’information à l’occasion de la lecture de ce livre. On peut espérer que la consommation de vin soit inférieure à la consommation d’eau haha !

        Répondre
  3. Pingback: Protéger ses enfants des pollutions du quotidien, avec le docteur Halimi (2/2)

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