Prendre soin de son foie (3/3)

Le fait de placer une bouillotte chaude, à 40 degrés Celsius, près du foie et de la vésicule biliaire va rendre optimales les conditions pour que le foie puisse effectuer son travail de « détox » journalier. – Dr Frédéric Saldmann

Il suffit d’un peu de bon sens pour admettre que la recrudescence des maladies du foie à l’époque où notre milieu naturel est envahi de substances qui empoisonnent le foie n’est pas une simple coïncidence. Nous serions déraisonnables en nous exposant à des toxiques qui ont montré leur action néfaste sur notre principal rempart contre la maladie. – Rachel Carson

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Chronique de « Chouchoutez votre foie » 

Chouchoutez foie
de Aurélie Fleschen-Portuese, 96 pages, publié en 2017

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Aurélie Fleschen-Portuese est naturopathe, spécialisée dans la prévention en santé. Ce livre porte sur le rôle crucial du foie pour le bon fonctionnement du corps et la détoxification, et sur les bonnes pratiques qui permettent d’en prendre soin.

La chronique de ce livre fait l’objet d’une série de trois articles. Cet article est le troisième de la série. Le premier se trouve ici : Prendre soin de son foie (1/3)

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Quelques informations et points de vue intéressants, concernant la thématique « Santé des enfants et environnement »

Voici une liste d’informations et de points de vue issus du livre, en lien avec la thématique « Santé des enfants et environnement », et que je souhaite partager avec vous.

  • Se protéger des pollutions environnementales permet de diminuer la charge de déchets à traiter par le foie. Dans cette logique, les bonnes pratiques suivantes pourront être considérées :
    • entretenir régulièrement son appareil de chauffage ;
    • choisir des peintures et des colles les moins émettrices possibles ;
    • préférer des produits ménagers contenant peu de substances toxiques ;
    • éviter les désodorisants d’intérieur ;
    • identifier la présence potentielle d’anciennes peintures contenant du plomb et, le cas échéant, surveiller leur état de dégradation ;
    • réduire l’utilisation de matières plastiques, en particulier pour stocker et chauffer de la nourriture ;
    • aérer quotidiennement les pièces de vie, au moins 15 minutes par jour et par pièce ;
    • filtrer l’eau du robinet, en utilisant un purificateur d’eau à osmose inversée ou un filtre à charbon actif végétal ;
    • choisir des produits cosmétiques labélisés bio ou, mieux, les fabriquer soi-même avec des ingrédients bruts ou peu transformés ;
    • autant que possible, préférer les méthodes de soin naturelles à l’automédication.
  • La plupart des produits de soin et des produits cosmétiques contient des substances nocives : irritants, allergènes, toxiques, cancérigènes potentielles. Ces substances incluent des phtalates (pour fixer les parfums), silicones (texture), parabènes (conservation), triclosan (antibactérien), oxybenzone (filtre UV)… La liste complète est longue et contient de nombreux perturbateurs endocriniens.
  • Les principaux ennemis d’un fonctionnement harmonieux du foie incluent le sucre raffiné, fabriqué de manière industrielle et intégré à des produits alimentaires. Il s’agit d’une source d’énergie qui a perdu tous ses micronutriments (vitamines, minéraux…) et ses fibres ;
  • Certains aliments sont réputés favoriser le bon fonctionnement du foie :
    • les fruits acides : cassis, myrtilles, fraises, groseilles, cerises, ananas, pamplemousse, citron…
    • certaines plantes potagères, simultanément drainantes et nutritives : radis noir, l’artichaut, le fenouil, le cerfeuil, carottes, betteraves crues, jus de pomme de terre crue, gousses d’ail crues, oignon, échalotes…
  • L’action de ces fruits et légumes sera optimale s’ils sont consommés crus ou en jus.
  • La digestion mobilise beaucoup d’énergie corporelle. Pratiquer des diètes ou des jeûnes, plus ou moins longs, permet la mise au repos du système digestif et libère de l’énergie pour l’élimination et la régénération du foie.
  • Les bonnes pratiques favorisant l’élimination incluent de l’exercice physique, qui doit être au minimum de 30 min par jour à un rythme soutenu : vélo d’endurance, course à pied, marche rapide…
  • Certaines plantes médicinales favorise la régénération du foie (Chardon marie, Desmodium adscendens), d’autres son fonctionnement par élimination (Artichaut, Pissenlit, Radis noir).
  • Le fonctionnement du foie est optimal entre 39 et 41 °C : l’application d’une bouillotte sur la droite de l’abdomen, 20 minutes par exemple, est une technique simple qui permet de stimuler la détoxification corporelle.

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Chouchoutez foie3

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Quelques extraits en lien avec la thématique « Santé des enfants et environnement »

La peau n’est pas une surface imperméable. C’est le plus grand de nos organes et c’est une surface d’échanges constants entre l’intérieur et l’extérieur de notre corps. Elle laisse passer de nombreuses substances que nous lui appliquons. […] Nous ne devrions appliquer sur notre peau que ce que nous serions capable d’ingérer et qui serait bon pour notre organisme.

Si le glucose est un carburant vital pour notre organisme, le sucre ajouté dans tous les produits provenant de l’industrie agroalimentaire est très néfaste pour notre organisme. Il s’agit d’un sucre raffiné, fabriqué de manière industrielle à partir de la betterave ou de la canne à sucre. Décoloré, chauffé, désodorisé, le sucre blanc qui en résulte est un produit vide de nutriments, dépossédé de ses vitamines, de ses fibres ou encore de ses minéraux dans le processus de raffinage. Ce sucre blanc n’apporte donc aucun élément nutritif à notre corps, pire sa digestion va demander à notre corps d’utiliser ses propres minéraux, ce qui amène une déminéralisation et une acidification du terrain de l’individu. Alors pourquoi est-il autant utilisé ? Parce que c’est un exhausteur de goût et un conservateur qui ne coûte pas cher à l’industrie agroalimentaire qui en met donc partout ! Au même titre d’ailleurs que le sel, tout aussi problématique pour notre santé.

La digestion mobilise 60 % de notre énergie et la plupart des individus digèrent en continu du fait de repas trop riches et inadaptés. C’est autant d’énergie que notre corps ne peut pas employer pour autre chose ! Ces techniques naturopathiques permettent d’avoir des digestions très courtes, ainsi le corps récupère l’énergie habituellement mobilisée par la digestion pour se nettoyer.

Comment agissent les plantes sur notre organisme ? Elles stimulent nos fonctions d’élimination. Pour quelles raisons ? Parce que lorsque nous ingérons une plante, nous ingérons avec elle le « poison » que celle-ci contient et qu’elle a fabriqué pour se protéger des agressions extérieures. Notre corps cherche automatiquement à se débarrasser de ce poison, à l’éliminer hors de notre organisme. Notre réaction aux plantes est donc avant tout une réaction de notre organisme au stress généré par l’introduction d’un poison aussi naturel soit-il. Pour l’éliminer, notre corps stimule ses organes d’élimination et particulièrement le foie. 

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Mon avis

Les « + » :

  • Une synthèse claire des principes de base de la naturopathie. 
  • Une mise en avant de l’« intelligence » du corps, à laquelle on peut faire confiance. D’un point de vue évolutionniste, cette hypothèse me parait plus probable que celle d’un corps présentant des dysfonctionnements que notre intelligence devrait corriger.

Les « – » :

  • Des hypothèses et des propositions d’explications, souvent associées aux paradigmes de la naturopathie, qui sont présentées comme des vérités évidentes, et dont il est difficile de se faire une idée de la robustesse avec les informations présentées dans le livre.
  • Les associations alimentaires sont présentées comme une évidence alors que, de ce que j’ai pu trouver dans mes recherches, il semble que cette hypothèse soit une opinion minoritaire dans la communauté scientifique. Par ailleurs, autour de moi, je constate que cette pratique est difficilement compatible avec une vie sociale classique, même pour les personnes très impliquées dans une démarche de santé.
  • J’aurais bien aimé que l’auteure présente les potentiels travaux existants qui ont mesuré (et pour quelles substances ?) les performances du foie, avant et après les bonnes pratiques proposées dans le livre. Sur quoi s’appuie la recommandation de ces bonnes pratiques : des propositions de mécanismes ? des retours d’expérience (si oui, de quelle ampleur ?) ? Des mesures dans le cadre de travaux scientifiques ? Quel est le niveau de preuve associé ?

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Photo par Sarah Galasko

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1 Commentaire

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Sensibiliser les enfants avec des livres illustrés ? Ca m'intéresse !
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