Prendre soin de son foie (2/3)

Pourquoi [les nanoparticules] s’accumulent-elles préférentiellement dans certains organes, tels le foie […] ? La question reste en suspens. – Pr Francelyne Marano

On a constaté que de nombreux couples de phosphates organiques insecticides sont extrêmement dangereux, chacun des éléments multipliant les effets de l’autre. Cela peut s’expliquer par le fait que l’un des produits détruit les enzymes du foie, qui normalement désintoxiquent l’individu attaqué par l’autre poison. – Rachel Carson

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Chronique de « Chouchoutez votre foie » 

Chouchoutez foie
de Aurélie Fleschen-Portuese, 96 pages, publié en 2017

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Aurélie Fleschen-Portuese est naturopathe, spécialisée dans la prévention en santé. Ce livre porte sur le rôle crucial du foie pour le bon fonctionnement du corps et la détoxification, et sur les bonnes pratiques qui permettent d’en prendre soin.

La chronique de ce livre fait l’objet d’une série de trois articles. Cet article est le deuxième de la série. Le premier se trouve ici : Prendre soin de son foie (1/3)

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Quelques informations et points de vue intéressants, concernant la thématique « Santé des enfants et environnement »

Voici une liste d’informations et de points de vue issus du livre, en lien avec la thématique « Santé des enfants et environnement », et que je souhaite partager avec vous.

  • En naturopathie, deux types de déchets sont généralement distingués :
    • les déchets endogènes, les « toxines », qui proviennent du fonctionnement du corps : globules blancs et rouges usagés, minéraux usagés, résidus du fonctionnement des cellules, etc.
    • les déchets exogènes, les « toxiques », qui sont étrangers au fonctionnement du corps et qui proviennent de l’extérieur :
  • Une fois traités par le foie, ces déchets sont évacués par la bile dans les intestins, puis hors de l’organisme par les selles.
  • Le corps inclut d’autres organes d’élimination, appelés « émonctoires » : reins et système urinaire, peau, poumons. Chaque type de déchet est éliminé par un émonctoire préférentiel, en fonction de sa composition chimique.
  • Le foie, lui, traite préférentiellement les déchets dits « colloïdaux », insolubles dans l’eau, également appelés « colles ». Ces déchets sont de type glaire, crachats, mucus…
  • Lorsque que la quantité de colles dépasse les capacités de traitement du foie, par exemple dans le cas d’une alimentation trop grasse ou trop sucré, des émonctoires « secondaires » sont sollicités :
      • la peau élimine les colles via les glandes sébacées, sous la forme de sébum : furoncles, acné, eczéma suintant, etc.
      • le système génital : pertes blanches…
      • le système respiratoire et ORL : glaires, toux grasses, otites, sinusites…
  • Les symptômes d’élimination sont aujourd’hui considérés comme des désagréments à éliminer. Or ces symptômes correspondent à un fort besoin d’élimination de déchets. Chercher à éliminer ces symptômes sans mettre en place des comportements qui diminuent la quantité de déchets à traiter, c’est empêcher le corps de s’épurer en situation de surcharge, c’est favoriser l’accumulation interne de déchets.
  • A l’inverse, l’activité du foie peut être dynamisée par l’application d’une bouillotte, l’ingestion de plantes et l’activité physique.
  • Le foie est un des seuls organes du corps qui présente une capacité de régénération : si une partie du foie est détruite, à cause d’une maladie ou d’un accident, celui-ci pourra retrouver l’intégralité de son anatomie et de ses fonctions.

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Chouchoutez foie2

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Quelques informations et points de vue intéressants, concernant la thématique « Santé des enfants et environnement »

Si l’on « coupe » la toux, l’écoulement nasal ou la diarrhée, pourrons-nous affirmer que nous avons permis au corps d’éliminer les déchets qui l’encombraient et l’empêchaient de fonctionner correctement ? Certainement pas, au contraire ! En voulant être tranquille et en supprimant le symptôme, nous ne faisons que taire notre corps qui tentait par ces signaux de nous faire comprendre qu’il était surchargé de déchets et qu’il avait besoin qu’on l’aide pour se nettoyer. Si nous avions compris cela nous l’aurions aidé à éliminer ses déchets par des méthodes naturelles telles que la purge, le lavement, le jeûne, la diète ou monodiète.

Si nous ne comprenons toujours pas le message et que nous n’aidons pas le corps à se purifier et éliminer ses déchets, ceux-ci se déposeront plus en profondeur sur les organes, la vitalité continuera de baisser. Le dernier stade de la maladie pourra s’installer, celui de la maladie lésionnelle ou affection de longue durée (ALD) comme la cirrhose, l’insuffisance rénale, le cancer ou la sclérose en plaques. À ce dernier stade de la maladie, l’organisme a perdu sa vitalité à cause de l’âge et à force de crises d’élimination qui ont été stoppées et de comportements qui n’ont pas été modifiés. Les déchets continuent de s’accumuler et le corps n’arrive plus à les évacuer à l’extérieur. Il les dépose en « profondeur » sur un ou plusieurs organes.

Notre santé est directement liée à celle de l’environnement. Prendre soin de nous signifie donc commencer par prendre soin de la nature dont nous sommes issus et au sein de laquelle nous vivons. Des démarches écoresponsables naissent tous les jours sur des initiatives individuelles et collectives afin de limiter notre impact sur notre environnement. C’est dans cette logique globale qu’il convient à mon sens de s’inscrire si nous souhaitons réduire notre exposition aux toxiques et retrouver notre santé globale.

Les eaux de source achetées en magasins biologiques sont intéressantes mais le fait qu’elles soient embouteillées dans du PolyEthylène Terephtalate (PET) nous exposerait à certains perturbateurs endocriniens qui pourraient être nocifs pour notre corps (Source : étude menée en 2009 par 2 chercheurs de l’université de Goethe à Francfort.) Je vous conseille autant que possible de filtrer votre eau du robinet. Le filtre au charbon actif végétal est intéressant et économique pour absorber la plupart des contaminants. Vous pouvez le fixer avec une bague sur votre robinet (à changer tous les 3 mois). Plus efficace encore, équipez-vous d’un purificateur d’eau à osmose inversée qui s’installe directement sur votre arrivée d’eau sous l’évier. Il filtrera même les résidus non testés comme les hormones de synthèse, les résidus médicamenteux et les pesticides.

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La fin de cette chronique sera publiée dans quelques jours.

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Photo par aJ Gazmen

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Sensibiliser les enfants avec des livres illustrés ? Ca m'intéresse !
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