Ecologie humaine et environnement chimique, selon Theron Randolph (1/3)

En choisissant une lessive sans enzyme ni colorant ou parfum, vous offrez à votre nouveau-né une sécurité supplémentaire : celle d’éviter les risques dermatologiques liés à l’utilisation d’un savon traditionnel, les risques d’allergie notamment. – Pr René Frydman 

Ce qu’il faut noter avec les colorants, c’est qu’ils n’apportent rien de positif au consommateur, au contraire. Leur rôle est de masquer les défauts ou de rendre joli un produit de piètre qualité. […] une bonne partie d’entre eux est connue pour avoir des effets allergisants, irritants voire, pour les plus chimiques, potentiellement cancérigènes et mutagènes. – Christophe Brusset

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Chronique du livre « Human Ecology and Susceptibility to the Chemical Environment »

de  Theron Randolph, 225 pages, publié en 1962

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Theron Randolph était un médecin allergologue, menant des travaux de recherche aux Etats-Unis. Il fut un des premiers à approfondir l’étude des allergies aux produits chimiques, ainsi que les moyens de prévention associés. Theron Randolph militait pour que les diagnostics des médecins intègrent une analyse des expositions aux polluants du quotidien : il fait partie des pionniers de la « médecine environnementale ».

Ce livre porte sur les maladies associées aux pollutions environnementales. Ecrit en 1962 et réédité sept fois, il est généralement considéré comme un livre de référence.

La chronique de ce livre fait l’objet d’une série de trois articles. Cet article est le premier de la série.

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Quelques informations et points de vue intéressants, concernant la thématique « Santé des enfants et environnement »

Voici une liste d’informations et de points de vue issus du livre, en lien avec la thématique « Santé des enfants et environnement », et que je souhaite partager avec vous.

  • Parmi les maladies incomprises, et souvent étiquetées comme d’origine « mentale » ou « émotionnelle », certaines s’avèrent être causées par des expositions à certains polluants du quotidien.
  • Ces polluants peuvent pénétrer dans le corps par trois voies d’exposition : ingestion, inhalation, contact cutané.
  • Un atelier de l’Académie des sciences des Etats-Unis a permis de définir la sensibilité aux substances chimiques : un syndrome où les patients réagissent à des niveaux d’exposition bien plus faibles que ceux qui sont normalement tolérés.
  • Au cours des diagnostics cliniques, les médecins s’appuient généralement sur un examen physique et sur des analyses de laboratoire. Une troisième dimension peut être ajoutée : une évaluation des réactions du patient à différentes composantes de son environnement. Cette dimension a donné lieu à une nouvelle spécialité en médecine : l’écologie clinique.
  • Les substances chimiques pouvant générer des effets sanitaires se trouvent dans l’environnement du quotidien : essence à usage domestique, produits ménagers, fruits et légumes contenant des résidus de pesticides, etc.
  • A la suite d’expositions répétées, certaines personnes développent une sensibilité particulière aux substances chimiques, qui peut être très handicapante au quotidien. Les symptômes associés à cette sensibilité sont proches de symptômes de type allergique : maux de tête, irritation des systèmes respiratoires et oculaires, réactions cutanées, etc.
  • Des tests sont effectués en laboratoire pour déterminer des niveaux d’expositions sans effet. Ces tests portent sur des groupes d’animaux, ne concernent qu’une substance à la fois et sont réalisées dans des conditions normalisées de laboratoire.
  • Ces niveaux d’exposition sans effet attendu peuvent donc être questionnés : les tests effectués sont-ils suffisants pour assurer la protection de la population générale vis-à-vis des effets chroniques associés à des expositions multiples ? Les résultats communiqués ne devraient-ils pas indiquer la présence de réponses individuelles exacerbées en complément des résultats moyens, c’est-à-dire tenir compte des personnes les plus vulnérables ?

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Quelques extraits en lien avec la thématique « Santé des enfants et environnement »

En soustrayant le patient à l’exposition (au travers de jeûnes à l’eau dans un environnement hospitalier), les symptômes pouvaient souvent être annihilés. En réintroduisant les causes potentielles dans des tests soigneusement suivis, les symptômes pouvaient réapparaitre, souvent dans des formes sévères.

Bien que les principes généraux des maladies infectieuses soient maintenant pleinement acceptés et appliqués, la profession médicale a tardé à apprendre et à appliquer les techniques nécessaires pour démontrer les relations de cause à effet entre l’environnement non microbien et une santé détériorée.

Les mesures de diagnostics nécessaires pour démontrer un lien de causalité étant rarement utilisées, les médecins restent trop souvent disposés à traiter les effets de la maladie. Cela est particulièrement vrai des expositions environnementales continues ou répétées, qui ne sont généralement pas soupçonnées d’être des causes courantes de maladies chroniques. Traiter les effets des maladies chroniques manque non seulement souvent de fournir un service médical adéquat, mais étend et complique fréquemment les maladies chroniques ainsi traitées.

À quel point notre environnement chimique actuel est-il sûr pour notre santé ? Dans quelle mesure contribue-t-il aux maladies chroniques ? Que savons-nous des effets à long terme de ces « sous-produits » du « progrès », tels que les polluants chimiques présents dans l’air de nos maisons et de nos villes, les additifs chimiques et les contaminants présents dans nos aliments et dans […] nos cosmétiques, ainsi que des nombreuses autres expositions personnelles et professionnelles avec des produits chimiques de synthèse ?

Certaines des substances produisant le plus de troubles n’ont pas été adéquatement décrites et il n’y a pas de connaissance générale sur leurs dangers potentiels. La raison principale de cet état de fait est que ces matériaux sont devenus des parties intégrantes de notre vie actuelle.

Traditionnellement, et à l’inverse des scientifiques, et peut-être à l’exception des pédiatres, les médecins s’intéressent davantage au traitement de patients individuels qu’à l’observation de l’évolution naturelle de la maladie en l’absence de traitement.

Un environnement imprégné de substances chimiques artificielles est une exposition relativement nouvelle, à la fois au niveau de l’espèce et au niveau individuel. En outre, alors que les excitants environnementaux physiques et biologiques sont relativement inertes vis-à-vis des humains, ceci est beaucoup moins vrai des excitants chimiques qu’on se propose de décrire. Par conséquent, et étant donné le rôle de plus en plus important des produits chimiques de synthèse dans nos vies, il n’est pas surprenant que la susceptibilité et la mauvaise adaptation à cet environnement chimique relativement nouveau et relativement instable soient une cause majeure commune des syndromes cliniques avancés.

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La suite de cette chronique sera publiée dans quelques jours !

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Cette chronique met en avant l’importance de protéger les enfants des substances préoccupantes, car les effets potentiels pourraient être graves et pérennes. Ce blog a pour mission de vous aider et de vous accompagner dans votre démarche ! Pour vos premiers pas, vous pouvez vous appuyer sur le guide gratuit téléchargeable ci-dessous.

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Sensibiliser les enfants avec des livres illustrés ? Ca m'intéresse !
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