« Et si on arrêtait d’empoisonner nos enfants » avec Erwann Menthéour (2/4)

Attendre d’être malade pour se soigner, c’est attendre d’avoir soif pour creuser un puits. – Proverbe chinois

Selon les chiffres de la Caisse nationale d’assurance maladie, 83 % des dépenses de santé de la Sécurité sociale sont liées aux maladies chroniques dont une part certaine est due aux facteurs environnementaux. Docteur Laurent Chevallier.

 

Chronique du livre « Et si on arrêtait d’empoisonner nos enfants »

Mentheour sante enfants environnement

d’Erwann Menthéour, 208 pages, publié en 2017

Erwann Menthéour est un ancien coureur cycliste, aujourd’hui coach et auteur spécialisé dans la santé, l’activité physique et le bien-être.

Ce livre décrit les différentes pollutions auxquelles sont exposés les enfants dans le monde occidental moderne. Pour y faire face, l’auteur y recommande des bonnes pratiques de prévention.

Ce livre fait l’objet d’une chronique en quatre parties ; cet article est le deuxième article de la chronique. Il porte notamment sur la pédagogie vers les enfants et sur les produits alimentaires modernes les plus classiquesLe premier article de la série se trouve ici : « Et si on arrêtait d’empoisonner nos enfants » avec Erwann Menthéour (1/4)

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Quelques informations et points de vue intéressants, concernant la thématique « Santé des enfants et environnement »

Voici une liste d’informations et de points de vue issus du livre, en lien avec la thématique « Santé des enfants et environnement », et que je souhaite partager avec vous.

  • Selon leur âge, les enfants peuvent ne pas comprendre ce que veut dire « plus tard ». Quand un parent explique ce qui est « pour leur bien », ils peuvent avoir du mal à appréhender la notion de prévention à long terme : la peur d’avoir un cancer ou une maladie cardiaque à 60 ans ne parle pas aux jeunes enfants. En revanche, les enfants tiennent (généralement !) à leurs parents. Une stratégie plus efficace pourrait donc être de simplement montrer l’exemple, en restant en bonne santé grâce à de bonnes pratiques d’hygiène de vie.
  • Le capital de cellules graisseuses est le nombre de cellules graisseuses que l’enfant accumule avant l’âge de 8 ans. Ce capital persiste pour les années à venir. Plus la nourriture aura été très grasse et très sucrée avant 8 ans, plus ce capital sera élevé, et plus un enfant sera soumis au risque d’obésité pendant sa future vie d’adolescent et d’adulte.
  • La prohibition ne fonctionne pas avec les enfants. Tout est une question de mesure. L’interdiction totale, rigide, peut redoubler l’attirance des enfants vers un produit diabolisé.
  • Les produits très sucrés et très gras ne devraient pas être présentés comme des récompenses, car sinon, inconsciemment, ces produits vont devenir des objectifs à atteindre pour les enfants.
  • Les espèces de blé moderne ont fait l’objet de nombreux croisements et hybridations. Ces transformations ont atteint un tel niveau que les espèces actuellement cultivées ne sont plus capables de pousser dans un milieu sauvage. Aucun autre génome d’aucun autre aliment n’a subi de telles modifications en si peu de temps. Les effets sur l’organisme humain sont aujourd’hui imparfaitement connus.
  • Le gluten est une substance que l’on trouve en fortes concentrations dans les céréales modernes, notamment. Il affaiblit le système immunitaire des enfants, particulièrement pendant les premières années de vie, entre 0 et 3 ans. Inversement, un système immunitaire affaibli est plus intolérant à la présence de gluten.
  • Aucune étude scientifique ne prouve que le lait améliore la solidité des os chez l’enfant et chez l’adolescent.
  • D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 75 % de la population mondiale est intolérante au lait à l’âge adulte. Nos ancêtres préhistoriques ne consommaient pas de lait une fois sevrés. Nos enfants peuvent recevoir la dose de calcium quotidienne nécessaire au travers d’une alimentation variée et largement végétale.
  • Avant la Seconde Guerre mondiale, en moyenne, on ne mangeait de la viande que deux fois par semaine, trois fois dans les foyers les plus aisés. Aujourd’hui, toutes classes confondues, on en mange près de deux fois par jour.
  • Identifier la provenance d’une viande peut s’avérer très complexe, car sa filière de production comprend souvent de nombreuses étapes, qui peuvent être réalisées dans des pays différents. De plus, un steak haché peut être le résultat d’un mélange de différentes viandes, dont l’origine n’est pas individuellement tracée. La provenance indiquée sur l’emballage correspond au site d’abattage et/ou de « transformation » ; les informations sur la véritable provenance ne sont pas fournis aux consommateurs.

 

Mentheour sante enfants environnement3

 

 

Quelques extraits en lien avec la thématique « Santé des enfants et environnement »

Ma fille Lou a la chance de bénéficier d’un bon fond nutritionnel, parce que nous avons fait attention. C’est une enfant, et donc il lui arrive, bien entendu, de manger des produits pas très recommandables quand elle va à un anniversaire ou qu’elle mange à la cantine, comme tous les autres enfants. Rien de dramatique à cela ! Nous vivons et évoluons dans une société telle, qu’imposer à nos enfants des règles trop strictes et leur demander de les respecter quoi qu’il en coûte finirait par les marginaliser, puis par engendrer de la souffrance. Il est évident que ce n’est pas le but à atteindre. Ce qui compte, et qui est fondamental, c’est de leur donner des habitudes, dont ce fameux fond nutritionnel. Leur apporter à la maison ce qu’ils ne trouveront pas chez les copains ou bien à la cantine. Notre responsabilité n’est pas d’empêcher nos enfants de manger des bonbons ou, pire, de les priver d’anniversaires, mais c’est de veiller sur ce qui se passe à la maison, de leur expliquer, de leur montrer le chemin. C’est aussi nous qui faisons les courses, et ne pas avoir d’aliments toxiques dans nos placards, c’est déjà une bataille de gagnée.

Cette médecine « objectiviste » (occidentale) héritée des Lumières (Descartes…) traite un organe, une maladie, mais pas l’origine du mal. À l’inverse, la médecine chinoise s’intéresse à l’ensemble, aux relations entre les différentes parties du corps ; c’est une vision holistique. Elle dit que, pour guérir l’enfant malade, il faut trouver la source de la maladie, la cause.

Cette flore intestinale est une barrière qui empêche la diffusion des agents pathogènes susceptibles de provoquer le développement de maladies : notre immunité est conditionnée à hauteur de 70 % par notre écosystème intestinal. Vis-à-vis de nos enfants, c’est donc une absolue priorité !

Je ne prendrai qu’un exemple, qui me semble assez parlant, celui de la tomate OGM américaine, qui fut la première denrée OGM commercialisée, en 1994. Par rapport aux tomates traditionnelles, celle-ci restait fraîche et ferme sur la durée, transport compris. Une tomate « longue durée », on ne pouvait rêver mieux. Le hic, c’est que cette tomate contenait des gènes qui la rendaient résistante aux antibiotiques, et que les consommateurs y devenaient à leur tour résistants. Je ne suis pas fan des antibiotiques, mais on serait fous de vouloir totalement s’en passer ! L’autre problème, c’est qu’en fabriquant des végétaux plus résistants, ceux-ci requièrent des pesticides encore plus virulents, et nous n’avons aucun recul sur les conséquences de ceux-ci à long terme, même s’il ne fait aucun doute qu’elles seront dramatiques, surtout sur les enfants, qui sont encore en « construction ».

Pour rendre les gens accros, déclare le Dr Howard Moskowitz, il fallait déclencher le « point de félicité », ou bliss point. Ce terme, inventé par l’industrie, désigne en réalité le niveau de sucre optimal, et sa détermination repose sur des tests gigantesques : pour un simple soda, ce sont jusqu’à soixante formulations qui sont testées sur plusieurs milliers de consommateurs-cobayes, une vraie démarche scientifique. Et ce qui est vrai pour les sodas l’est aussi pour le pain, les sauces pour les pâtes ou les yaourts, la liste est infinie : l’industrie agroalimentaire a délibérément mis du sucre partout. La conséquence ? Une modification en profondeur du goût, chez les enfants notamment. Ils attendent désormais que tout ce qu’ils mangent soit sucré, rejetant les autres saveurs de base telles que l’acide ou l’amer, qui leur rendent désagréable le goût de certains légumes.

Aujourd’hui, huit maladies sur dix sont induites par l’alimentation industrielle et la consommation de produits toujours plus transformés.

Les OGM sont des organismes résistants qui nécessitent des pesticides beaucoup plus agressifs, or 45 % de l’élevage français est nourri aux OGM.

 

La suite de cette chronique se trouve ici : « Et si on arrêtait d’empoisonner nos enfants » avec Erwann Menthéour (3/4)

 

Cette chronique met en avant l’importance de protéger les enfants des substances préoccupantes, car les effets potentiels pourraient être graves et pérennes. Ce blog a pour mission de vous aider et de vous accompagner dans votre démarche ! Pour vos premiers pas, vous pouvez vous appuyer sur le guide gratuit téléchargeable ci-dessous.

Photo par Truthiness

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3 Commentaires

  1. Pingback: « Et si on arrêtait d’empoisonner nos enfants » avec Erwann Menthéour (1/4)

  2. Blanche

    Impressionnant, documenté , intéressant ! Merci Guillaume

    Répondre
    1. Guillaume (Auteur de l'article)

      Content que tu y trouves des choses utiles, Blanche ! 🙂

      Répondre

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Sensibiliser les enfants avec des livres illustrés ? Ca m'intéresse !
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