« Et la santé de nos enfants, alors ? » – l’avis de Générations Cobayes (3/4)

Le magazine Que Choisir a analysé la composition de lingettes destinées aux enfants et a détecté des perturbateurs endocriniens dans plusieurs d’entre elles. Une vraie préoccupation puisqu’elles sont appliquées sans rinçage et plusieurs fois par jour sur une peau de bébé souvent irritée. – François Veillerette

Pouvoir faire ses courses sans lire la composition du moindre truc que l’on achète. – slogan de la campagne « Vivre dans un monde vivable » de France Nature Environnement (2016)

 

 

Chronique du livre « Et notre santé, alors ? »

Sante enfants generation cobayes

du collectif du mouvement Générations Cobayes, 160 pages, publié en 2016

 

Générations Cobayes est une association dont l’objectif est de sensibiliser et mobiliser les 18-35 ans, sur les liens entre santé et pollutions environnementales. Le terme « cobayes » renvoie à la notion d’exposition subie, due à l’insuffisance des évaluations de risques associés à certaines nouvelles technologies.

Ce livre est un recueil d’interviews, réalisées auprès de certaines personnalités parmi les plus connues en santé-environnement : Gilles-Eric Séralini, François Veillerette, Corinne Lepage, Michèle Rivasi, etc.

Ce livre fait l’objet d’une chronique en quatre parties ; cet article est le troisième article de la chronique. Il porte notamment sur les vaccins et les résidus de pesticides. Le premier article de la série se trouve ici : « Et la santé de nos enfants, alors ? » – l’avis de Générations Cobayes (1/4)

 

Quelques informations et points de vue intéressants, concernant la thématique « Santé des enfants et environnement »

Voici une liste d’informations et de points de vue issus du livre, en lien avec la thématique « Santé des enfants et environnement », et que je souhaite partager avec vous.

  • L’intérêt d’un vaccin doit être jugé par la balance « bénéfices-risques », c’est-à-dire en recensant puis en mettant en regard l’ensemble des bénéfices attendus et l’ensemble des risques évalués.
  • Un vaccin ne devrait pas être commercialisé sans une vision claire de ces bénéfices et de ces risques potentiels.
  • Ces bénéfices et ces risques peuvent être analysés du point de vue individuel (« Je protège mon enfant contre un maladie contagieuse ») et du point de vue collectif (« Si mon enfant est protégé contre cette maladie contagieuse, il ne sera pas susceptible de la transmettre à un autre enfant »).
  • L’intérêt d’un vaccin dépend aussi du profil de la personne considéré. Par exemple, le vaccin contre l’hépatite B sera utile pour un toxicomane utilisant des seringues, pour une personne ayant une vie sexuelle « à risques », ou encore pour des professionnels de santé en contact avec des patients pouvant être atteints d’hépatite B. Sa généralisation à la population générale n’est pas une nécessité.
  • Aujourd’hui, près de 90 % des cours d’eau et plus de 70 % des nappes phréatiques françaises contiennent des résidus de pesticides. Plus de la moitié des points de mesures présentent 11 pesticides différents. Pour plus d’un quart des points de mesures, au moins 20 pesticides différents sont retrouvés.
  • Au total, pour les cours d’eau, 602 pesticides différents ont été mesurés. Les deux composés les plus quantifiées sont le glyphosate (la matière active du fameux Roundup) et son principal produits de dégradation, l’AMPA.
  • Concernant les végétaux produits en France, voici quelques exemples de contamination de fruits et légumes classiquement consommés : 85 % des pommes contiennent des résidus de pesticides ; 63 % des endives ; 79 % des pêches ; 84 % des fraises ; 85 % des raisins…
  • Du point de vue réglementaire, les teneurs en résidus de pesticides doivent être inférieures aux LMR (Limites Maximales en Résidus). Ces valeurs ont une portée avant tout administrative ; elle ne garantissent pas l’innocuité. Elles sont pourtant dépassées dans 3,3 % des échantillons en France. Ce taux de dépassement est le 4e en Europe, derrière l’Islande, la Bulgarie et le Portugal. L’Italie ou l’Allemagne présente un taux environ trois fois plus faible.

 

Sante enfants generation cobayes4

 

Quelques extraits en lien avec la thématique « Santé des enfants et environnement »

Les critères, devant servir à définir les perturbateurs endocriniens à exclure, qui devaient être publiés en décembre 2013 ne sont toujours pas publiés et la Commission a décidé de faire d’abord une évaluation de l’impact économique de ces critères. Un coup d’arrêt a ainsi été mis à l’application de ce règlement, suite à une forte pression des lobbys industriels, qui ont agi en sous-main pour influencer la Commission européenne.

Mais la plus grosse lacune de la législation communautaire en matière d’évaluation de pesticides est encore plus énorme : si les matières actives de pesticides sont testées pour leurs effets à court terme et à long terme, les pesticides en formulation, tels qu’ils sont vendus et employés par les agriculteurs, ne sont pas testés pour leurs effets à long terme. Ils subissent bien des tests de toxicité aiguë (tests de quelques semaines sur des rats), mais l’évaluation de leurs effets à long terme n’est pas requise par la législation en vigueur ! Et pourtant les adjuvants de toutes sortes qu’on ajoute à la substance active peuvent avoir une toxicité propre et aussi augmenter la toxicité de la matière active, en accélérant la pénétration de celle-ci dans les cellules par exemple.

Les atomes qui nous constituent s’échangent avec la nature depuis la nuit des temps. Les polluants de l’environnement pénètrent aussi notre corps. Nos cellules en contiennent ainsi des dizaines de différents : résidus de gaz de moteur, pesticides, plastifiants…

Les hydrocarbures polycycliques aromatiques, très toxiques, qui se volatilisent surtout via le pétrole et sa combustion. Ces produits infestent les eaux maritimes ou fluviales. Le cycle naturel du carbone ne produit pas en pareilles quantités ces déchets, puisqu’au contraire tout est recyclé.

Pour d’autres perturbateurs endocriniens et nerveux, les bébés en ont bu beaucoup par les tétines de leurs biberons, ainsi du bisphénol A, on en mange aussi avec les suintements d’une boîte de conserve ou en plastique chauffée pour préparer des aliments, ou ceux d’un film plastique transparent resté trop longtemps au contact d’un sandwich, d’une bouteille d’eau tiédie dans un véhicule en été, dans les contaminations omniprésentes de ce qui nous entoure, des peintures murales aux colles, cires, encres d’imprimerie… Notre peau est une véritable éponge de ces produits.

On découvre les effets de plus en plus graves de l’alimentation polluée sur la santé publique. Mais une confusion médicale empêche de le constater : elle vient du fait que l’on ne dose jamais à la morgue des hôpitaux, ou lors des autopsies, les taux de plastifiants ou de cancérogènes, ou de neurotoxiques, dans les organes des gens, alors que l’on va rechercher les bactéries ayant provoqué une infection mortelle systématiquement. De plus, on en est trop souvent resté en médecine publique à son principe fondateur pour la toxicologie, énoncé au Moyen Âge par le médecin Paracelse : « La dose fait le poison ». Nombre de chercheurs savent bien que, pour les polluants actuels, cette prétendue règle qui fonctionne avec l’arsenic ou le cyanure est très insuffisante, voire fausse, comme dans le cas des perturbateurs hormonaux ou nerveux, qui n’existaient pas à cette époque. En fait, tout dépend de la période de vie où l’on est exposé et le nombre de fois, surtout à une petite dose. Le fœtus sera plus sensible que l’adulte, avec des effets qui toucheront sa vie entière, comme des hypersensibilités ou malformations physiques, voire juste des perturbations nerveuses, hormonales, comportementales.

 

La dernière partie de cette chronique se trouve ici : « Et la santé de nos enfants, alors ? » – l’avis de Générations Cobayes (4/4)

 

Cette chronique met en avant l’importance de protéger les enfants des substances préoccupantes, car les effets potentiels pourraient être graves et pérennes. Ce blog a pour mission de vous aider et de vous accompagner dans votre démarche ! Pour vos premiers pas, vous pouvez vous appuyer sur le guide gratuit téléchargeable ci-dessous.

Photo par Lorenzo Magnis

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Sensibiliser les enfants avec des livres illustrés ? Ca m'intéresse !
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