Des réflexes santé qui font un bébé « bio »

Chronique du livre « 100 réflexes Bébé bio »

d’Alix Lelief-Delcourt et Elisa Castro Guerra, 250 pages, publié en 2008

Bébé bio pollutions santé

Dessin par iamo’i’s

Cet article fait partie du défi que je me suis lancé, lorsque l’arrivée de mon second enfant a été confirmée par l’échographie du premier trimestre. Cliquez sur le lien suivant pour consulter les autres articles de mon défi Santé des enfants et environnement publiés à ce jour.

 

Alix Lelief-Delcourt est rédactrice pour différents médias et l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’alimentation, les remèdes naturels, le bio, etc. Elisa Castro Guerra est l’auteur du blog Mama écolo.

Ce livre propose un ensemble de recommandations simples, qui peuvent être facilement intégrées à la vie quotidienne. Progressivement, elles peuvent donc devenir de véritables « réflexes ». Ces recommandations portent sur la période allant des premiers jours de la grossesse aux premiers pas du bébé.

 

Quelques informations et points de vue intéressants, concernant la thématique « Santé des bébés et environnement »

Voici une liste d’informations et de points de vue issus du livre, en lien avec la thématique « Santé des bébés et environnement », et que je souhaite partager avec vous.

 

  • Les systèmes de défense naturelle des bébés et des jeunes enfants sont encore immatures : ils sont donc plus sensibles aux pollutions auxquelles ils sont exposés.
  • Adopter une alimentation saine est essentiel pour donner naissance à un bébé en pleine santé. Une alimentation saine correspond, notamment, à l’ingestion du minimum de substances chimiques (résidus de pesticides, nitrates, additifs alimentaires, etc.), car leurs effets sont encore trop peu connus.
  • Établir une liste de naissance permet, entre autres, d’inciter la famille et les amis à n’acheter que des produits en accord avec les choix des parents. En particulier, ces choix pourront concerner l’exposition du bébé aux polluants.
  • Les biberons en polycarbonate, que l’on peut reconnaître au symbole « 7 » inscrit sur le fond, sont suspectés de poser des risques pour la santé des bébés, notamment parce qu’ils peuvent contenir des bisphénols. Les biberons en verre constituent l’option de prudence.
  • Les couches lavables présentent plusieurs avantages :

o elles ne contiennent pas de produits chimiques. Dans certaines couches jetables, des études de Greenpeace ont trouvé les substances suivantes : benzone, fural, dioxine, TBT, DBT, polyacrilate de sodium ;

o les matières naturelles dont elles sont faites (coton, bambou, lin, chanvre, etc.) permettent d’augmenter les échanges entre l’air extérieur et la peau du bébé. Ces matières diminuent donc le risque d’érythème.

  • Trois critères d’achat (cumulatifs) permettent de choisir des produits cosmétiques plus sûrs pour un bébé :

o une formulation « spéciale bébé », qui garantie que le produit répond aux besoins spécifiques de sa peau sensible ;

o un label bio, qui certifie l’absence de certaines familles de substances chimiques : colorants, huiles de synthèse, parfums artificiels, parabènes, etc.

o une bonne marque.

  • Les meubles fabriqués avec du bois massif (« brut ») et des peintures sans solvant permettent de diminuer les émissions de Composés Organiques Volatils (COV) dans l’air intérieur.
  • Choisir un matelas composé de matières naturelles (coton bio, laine vierge non traitée, latex naturel, fibre de coco, etc.) permet de diminuer l’exposition du bébé à des substances nocives.
  • La plupart des produits ménagers modernes peuvent présenter des risques, en particulier pour la santé des bébés. Les « remèdes de grands-mères » s’avèrent souvent tout aussi efficaces. Par exemple :

o du bicarbonate de soude, pour récurer les surfaces : baignoire, lavabo, etc.

o du vinaigre blanc, pour désinfecter, nettoyer, détartrer et désodoriser ;

o du savon noir, pour nettoyer les sols.

  • Afin de maintenir une bonne qualité de l’air intérieur, les bonnes pratiques suivantes peuvent être mises en œuvre :

o 15 minutes par jour, aérer la chambre du bébé, et toute la maison par la même occasion ;

o tous les jours, balayer ou passer l’aspirateur sur le sol de sa chambre (note de Guillaume : de préférence en l’absence du bébé, et en aérant pendant et/ou après) ;

o une à deux fois par mois, nettoyer et désinfecter les jouets du bébé.

réflexes bébé bio pollution

Quelques extraits en lien avec la thématique « Santé des bébés et environnement »

  • Une étude britannique récente, parue dans le Journal Européen de pneumologie en mars 2008, a mis en évidence le lien entre l’utilisation fréquente par la femme enceinte de produits type désinfectants, aérosols… et des problèmes respiratoires, type asthme, chez son bébé.
  • Contre les vergetures : du beurre de karité ou une huile végétale. Pour prévenir au mieux ces traces disgracieuses, il n’y a pas trente-six solutions. Il faut hy-dra-ter. Enduisez vous chaque soir de beurre de karité non raffiné, en massant longuement la peau. […] l’huile végétale a une effet à la fois préventif et curatif […] Nos huiles préférées : amande douce, jojoba, …
  • Et les déos [pour les femmes enceintes] ? Attention aux produits que vous employez. La majorité des déodorants sont bourrés de substances toxiques […] Alors mieux vaut se tourner vers des alternatives bio.
  • Une maman qui allaite doit faire attention à ce qu’elle mange. En effet, des études ont montré que diverses substances chimiques absorbées par la mère se retrouvent dans son lait. Il est donc important d’avoir une alimentation bio […] et diversifiée. Mais pas seulement : il faut aussi éviter toutes les autres causes d’absorption de toxiques. Ne prenez jamais de médicaments sans l’avis de votre médecin, évitez de repeindre toute la maison avec des peintures bourrées de solvants, n’utilisez pas de pesticides en jardinant, etc.
  • Les petits pots bio, c’est bien. Mais les purées maison c’est mieux ! La seule condition : que les fruits et légumes soient bio. Les tout-petits sont en effet très fragiles face aux toxiques […] Un tout-petit peut ingérer beaucoup plus de pesticides qu’un adulte. En effet, à cet âge, il consomme d’avantage de fruits et légumes qu’un grand […] proportionnellement à sa taille et son poids, un bébé mange jusqu’à trois ou quatre fois plus que ses parents. Résultat : il est plus exposé.
  • Certaines études comparatives montrent que les aliments bio ont une teneur supérieure en certains nutriments : vitamine C dans certains fruits, fer et magnésium dans certains légumes, protéines dans les céréales, oméga 3 dans les viandes et les produits laitiers…
  • Et si je garde mes biberons en polycarbonate ? Quelques précautions s’imposent…

o Ne pas les laver au lave-vaisselle ou avec des détergents puissants. Préférer l’eau chaude savonneuse.

o Ne pas les réchauffer au micro-ondes.

o Ne pas verser de l’eau bouillante dedans.

o Les jeter s’ils ont été trop souvent lavés, s’ils sont abimés ou griffés.

  • Plus mince, la peau d’un bébé est aussi plus fragile car immature. Avant 3 ans, elle absorbe tout ce qu’on applique, molécules bienfaisantes comme substances nocives, s’irrite et se déshydrate rapidement. Or les composants potentiellement dangereux sont légion dans les cosmétiques.
  • Le coton est une fibre naturelle. Certes. Mais aujourd’hui, il subit tellement de traitements chimiques (mercerisage, traitement anti-feutrage, blanchiment, teinture…) qu’il n’y a presque plus rien de naturel dans les bodys et les pyjamas que nous achetons ! Résultat : les résidus de produits chimiques peuvent provoquer des irritations et des allergies.
  • Le plastique, c’est pas fantastique. Mais alors pas du tout ! Il contient en effet des phtalates, substances chimiques soupçonnées de provoquer des cancers et de perturber le fonctionnement hormonal. Or on les retrouve partout, notamment dans les jouets en PVC souple que bébé mordille et suçote innocemment.

 

Mon avis

Les + :

  • un bilan des recommandations « bio santé » classiques ;
  • une présentation claire, orientée vers une mise en œuvre concrète et immédiate.

Les –  :

  • les recommandations se veulent basées sur du bon sens et de la prudence. Certains lecteurs pourront trouver que certaines recommandations sont inutilement prudentes. Pour la plupart des recommandations proposées, le livre ne donne pas de justifications précises, qui permettraient de pouvoir se construire un avis.
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12 Commentaires

  1. Mi-Ko

    Bonjour,
    Je partage beaucoup des recommandations issues de ce livre, néanmoins c’est vrai que, comme tu dis, ç’aurait été intéressant d’en connaître les fondements scientifiques, pour pouvoir faire du 80/20 et ne pas non plus tomber dans l’excès d’utilisation du principe de précaution !
    Pour les produits ménagers naturels, c’est tout à fait ce que j’utilise à la maison, et je confirme, ça nettoie très bien!
    Pour les vêtements, je choisis pour mes enfants presque toujours des vêtements 100% coton, mais pas forcément bio, mais en les lavant avant portage, en espérant qu’après un certain nombre de lavage(s), les produits résiduels finissent quand même par partir… Sinon, j’ai appris récemment que ce qui est appelé couramment « fibre de bambou » et vendu souvent avec la connotation textile écolo, n’a en fait rien de naturel…

    Répondre
    1. Guillaume (Auteur de l'article)

      Merci pour ton super retour d’expérience Mi-Ko.

      Ta pratique concernant les habits me fait penser à celle dont un ami me parlait il y a peu : il m’expliquait que pour diminuer l’exposition de son fils (de deux ans) aux produits chimiques issus des habits, il n’achetait que des « deuxième main »… dont on peut penser qu’ils auront été lavés de nombreuses fois 🙂

      Répondre
  2. Desperate Houseman

    Bel article, même si comme bcp de recommandations elles sont dures à tenir confrontées au quotidien avec 1 enfant, voire 2 surtout, tu verras bientôt d’ailleurs 🙂
    Ma 1ère a mangé que du bio en petits pots, ma seconde que du fait maison mais pas bio. Il me semble q’il y a des techniques pour diminuer les pesticides sur du non bio, genre par exemple le concombre une nuit dans du vinaigre blanc…
    Car le principal obstacle, c’est quand même le coût, le bio reste, même si il est devenu plus accessible, onéreux. En congé parental, je n’ai pas pu me permettre ce budget personnellement.

    Dernière chose : petite coquille sur « il consomme d’avantage » -> davantage

    A bientôt et bonne seconde écho, elle doit approcher 🙂

    Répondre
    1. Guillaume (Auteur de l'article)

      Hello Desperate Houseman !

      haha oui tout le monde me dit que l’arrivée de la deuxième va être un vrai raz-de-marée. On verra bien 😉 La seconde echo était il y a quelque sjours, tout les voyants sont au vert !

      D’accord avec toi sur le budget. Dans ce cadre, tu pourrais peut-être uniquement choisir « bio » les fruits et les légumes qui sont connus pour être ceux contenant le plus de résidus de pesticides : les pommes, les fraises, le raisin, etc. Cette liste est régulièrement mise à jour par l’ONG Environmental Working Group : http://www.ewg.org/foodnews/list.php

      Coquille… de l’auteur 😉

      PS : je suis une 2e fois très fier d’avoir un message de ta part, car j’apprécie et lis ton blog, et je sais donc que ces derniers temps tu as parfois pu être « dépassé » 🙂

      Répondre
  3. Pingback: Des substituts du bisphénol A ont une toxicité similaire

  4. Pingback: Pollution de l’air intérieur : comment bien choisir ses produits ménagers ?

  5. un colibri

    Merci pour cette chronique 🙂

    Concernant les produits ménagers, mis à part pour les sols, je ne fais plus mn ménage QU’AU vinaigre blanc depuis quelques années, et c’est un véritable soulagement !

    Concernant les couches lavables, je n’ai pas eu le courage de m’y atteler pour mon premier enfant et ai fait l’erreur (?) de penser que pour mon deuxième, c’était probablement un peu dommage (critère financier) de s’y mettre, ne sachant pas s’il y aurait de troisième. Je serai intéressée de savoir si tu en as fait l’usage pour ton premier et/ou si vous comptez vous y mettre pour le second et quels sont les + / – sur les critères financiers et consommation d’eau, car les avantages d’un point de vue exposition aux substances me paraissent déjà beaucoup plus évidents…
    Sans expérience en la matière, peut-être aurais-tu des lectures / blogs à me conseiller sur le sujet ? Des fois qu’il y ait un jour un troisième… 😉

    Répondre
  6. Guillaume (Auteur de l'article)

    Bien vu pour le vinaigre blanc, je suis assez fan aussi et grand utilisateur.

    Concernant les couches lavables, je ne suis pas très au clair sur le rapport coûts-contraintes / bénéfices. C’est un sujet qu’il faut que je creuse plus.

    « On va pas s’mentir » : ça sent bon le projet de 3e tout ça :)))

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  7. Pingback: Comment protéger les enfants et les femmes enceintes des polluants issus des cosmétiques

  8. Pingback: Défi « Santé des enfants et environnement » : l’heure du bilan

  9. La société defibrille

    Bonjour,
    C’est juste aujourd’hui que lit votre article sur ce blog. Bien évidemment, je suis nouveau. Pourtant, votre article m’interesse beaucoup. Merci

    Répondre
  10. Guillaume (Auteur de l'article)

    ok super 😉

    Répondre

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Sensibiliser les enfants avec des livres illustrés ? Ca m'intéresse !
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