Comment protéger la santé des enfants du mercure présent dans certains poissons

La sensibilité face aux impacts potentiels de substances chimiques environnementales augmente en cas d’exposition lors de périodes « critiques » et « sensibles » du développement, par exemple la grossesse, l’enfance et l’adolescence. – Fédération internationale des gynécologues obstétriciens (FIGO)

 

Bonjour à tous !mercure polluant sante enfants

Le mercure est une substance toxique pour le système nerveux. Les risques les plus élevés portent sur la période prénatale et les premières années de l’enfant, quand le système nerveux se développe activement. Une exposition au mercure peut générer différents types d’effets : troubles comportementaux, baisse du quotient intellectuel, retard dans l’apprentissage de la marche, coordination motrice déficiente, défaut d’élocution, etc.

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Le mercure est considéré par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme « l’un des dix produits chimiques ou groupes de produits chimiques extrêmement préoccupants pour la santé publique ».

Certaines activités industrielles rejettent du mercure dans l’environnement. Dans les milieux aquatiques, des micro-organismes peuvent transformer le mercure en méthylmercure. Le méthylmercure est une forme de mercure qui est persistante et bioaccumulable, c’est-à-dire capable de s’accumuler dans les organismes vivants.
Dans un poisson, en règle générale, la concentration en méthylmercure augmente :

  • avec la concentration présente dans l’environnement aquatique : eau, plancton, sédiments, etc.
  • avec la durée de vie du poisson ;
  • à mesure que l’on monte dans la chaîne alimentaire, à chaque fois qu’une espèce aquatique en mange une autre : un prédateur ingère le méthylmercure accumulé par sa proie, et ainsi de suite.

En première approche, la taille d’un poisson peut servir d’indicateur approximatif pour caractériser une potentielle contamination au mercure. Cette approximation est cohérente avec les mesures de concentrations réalisées dans plusieurs études scientifiques.

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La consommation de poissons constitue notre principale source d’exposition alimentaire au méthylmercure. Les poissons « grands prédateurs », qui se trouvent dans la partie haute de la chaîne alimentaire aquatique, peuvent présenter des concentrations significatives en mercure. Pour protéger la santé des enfants et des femmes enceintes ou allaitantes, par mesure de prudence, il est recommandé de limiter la consommation de certains poissons.

Quelles sont les recommandations pour protéger la santé des enfants des risques liés au mercure dans les poissons ?

Concernant les femmes enceintes ou allaitantes et les enfants de moins de 30 mois, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) recommande :

  • d’éviter de consommer les poissons suivants : espadon, marlin, siki, requins et lamproies ;
  • de limiter, à 150 g par semaine pour les femmes enceintes ou allaitantes et à 60 g par semaine pour les enfants de moins de 30 mois, la consommation des poissons suivants : baudroies ou lottes, loup de l’Atlantique, bonite, anguille et civelle, empereur, hoplostète orange ou hoplostète de Méditerranée, grenadier, flétan de l’Atlantique, cardine, mulet, brochet, palomète, capelan de Méditerranée, pailona commun, raies, grande sébaste, voilier de l’Atlantique, sabre argent et sabre noir, dorade, pageot, escolier noir ou stromaté, rouvet, escolier serpent, esturgeon, thon.

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Par mesure de prudence, ces recommandations peuvent être extrapolées à l’ensemble des enfants. Des poissons classiquement recommandés se trouvent plus bas dans la chaine alimentaire aquatique. Par exemple : harengs, maquereaux, sardines, anchois, etc. Ces espèces font généralement partie des poissons les moins chers.
Une consommation de poissons adéquate est associée à de nombreux bénéfices pour la santé.

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Photo par Bun Oshita

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Références :

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2 Commentaires

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