Comment les maladies naissent des pollutions … et que faire pour rester en bonne santé (1/4)

La caractéristique majeure des maladies chroniques : on les soigne, mais on ne les guérit pas, ce qui rend encore plus évidente la nécessité de les prévenir. – André Cicolella

 

Chronique du livre « Comment naissent les maladies : … Et que faire pour rester en bonne santé »

Belpomme maladies chroniques sante environnement

Du Pr Dominique Belpomme, 430 pages, publié en 2016

Dominique Belpomme est médecin et professeur de cancérologie à l’université Paris-Descartes. Il est notamment connu pour être l’initiateur de l’Appel de Paris et pour ses travaux sur le chlordécone aux Antilles.

Ce livre a pour objet de présenter la théorie proposée par le Pr Belpomme : l’origine de la plupart des maladies chroniques (cancer, obésité, diabète, allergies, etc …) est la pollution de l’environnement. Il fournit également des recommandations, aux niveaux individuel et collectif, pour se protéger et corriger la situation.

Ce livre est très riche en informations et en recommandations : il fera l’objet d’une chronique en quatre parties. Cet article est la première partie de la chronique ; il aborde, notamment, la théorie environnementale des maladies et comment bien choisir le lieu de son logement.

 

Quelques informations et points de vue intéressants, concernant la thématique « Santé des enfants et environnement »

Voici une liste d’informations et de points de vue issus du livre, en lien avec la thématique « Santé des enfants et environnement », et que je souhaite partager avec vous.

  • Sur la base de son expérience clinique, d’échanges avec de nombreux scientifiques à l’international, et de son analyse de la littérature scientifique, l’auteur propose la théorie suivante : la pollution croissante de l’environnement est très probablement déterminante dans la genèse des affections et maladies modernes.
  • Malgré des avancées techniques majeures, la plupart de ces maladies sont, en réalité, réfractaires aux traitements.
  • Les systèmes de santé et de sécurité sociale sont aujourd’hui dans l’impasse. C’est le cas en France mais aussi, plus généralement, à l’échelle de l’Occident.
  • De nombreux faux espoirs sont communiqués au grand public.
  • Aujourd’hui, l’approche actuelle de la médecine et des pouvoirs publics se caractérise notamment par :
    • privilégier les soins au détriment de la prévention ;
    • considérer que le rôle de l’environnement est négligeable devant celui de la génétique ;
    • expliquer nombre de maladies chroniques par un vieillissement de la population, alors que la durée d’exposition aux polluants environnementaux est bien plus déterminante.
  • Croire en l’efficacité de cette approche s’avère aujourd’hui illusoire. Les progrès de la biologie et de la médecine ne pourront pas empêcher la croissance des problèmes de santé observés aujourd’hui.
  • Le surpoids et l’obésité frappent aujourd’hui plus de 2 milliards d’individus, soit environ 30 % de la population mondiale. Ils pourraient atteindre une personne sur deux dans les prochaines années. En 2012, 32 % des Français sont en surpoids et 15 % sont obèses, soit presque la moitié de la population. En France, environ 10 % des enfants sont obèses.
  • Voici quelques bonnes pratiques recommandées par l’auteur, afin de protéger sa famille des pollutions environnementales :
    • Choisir un logement à distance des principales sources de pollution connues :
      • à distance d’une voie à grande circulation, d’un aérodrome, d’une centrale thermique (qu’elle soit thermonucléaire, à charbon ou à gaz), d’un transformateur électrique, d’une éolienne, d’une voie de chemin de fer électrique ou d’un pylône comportant plusieurs antennes relais,
      • à plus de 200 m d’un garage ou d’une station à essence,
      • à plus de 20 km d’un incinérateur,
      • en dehors des grandes métropoles et des zones industrielles. Privilégier les milieux ruraux, à condition d’être à distance des zones d’agriculture intensive,
      • à plus de 600 mètres d’une ligne à haute ou très haute tension,
    • aérer et dépoussiérer régulièrement son logement.

 

Belpomme maladies chroniques sante environnement3

« On en conviendra, tout cela n’est pas facile en pratique. »

 

Quelques extraits en lien avec la thématique « Santé des enfants et environnement »

Le cancer, l’obésité, le diabète, les maladies du cœur et des vaisseaux, les affections du système nerveux, les allergies, l’hypofécondité et les malformations congénitales, sans compter de très nombreuses nouvelles pathologies émergentes, sont autant de fléaux de santé publique que la médecine contemporaine peine à prévenir et à juguler.

Selon l’assurance-maladie, c’est 15 à 20 % de nos concitoyens (soit environ un Français sur six) qui, en 2011, ont été reconnus porteurs d’une affection de longue durée (ALD), autrement dit atteints d’une pathologie chronique sévère.

Pasteur est amené à admettre que lorsque le corps est dans un état de santé normale, il peut faire preuve d’une étonnante résistance à des microbes potentiellement virulents. À tel point qu’à un certain moment, le savant doutera de la véracité de sa théorie. Et ce doute l’envahira encore sur son lit de mort puisque selon la légende, il aurait murmuré : « C’est Bernard qui a raison, j’ai eu tort. Le germe n’est rien, le milieu est tout. »

On aurait pu espérer qu’après les deux « plans cancer » – le premier lancé en 2003, le second en 2009 –, le bilan s’y soit soldé au bout de dix ans par le recul du nombre de cas et une baisse importante de la mortalité. Malheureusement , comme je l’avais prévu, les résultats ne sont pas au rendez-vous : entre 1980 et 2012, le nombre de cas, évalué en valeurs absolues, n’a cessé d’augmenter tant chez l’homme que chez la femme.

La survenue des cancers chez les enfants m’apparaît alors pouvoir être un indicateur décisif. Cela pour deux raisons : d’abord parce qu’une telle survenue chez eux infirme la thèse classique incriminant le vieillissement et l’effet du dépistage, puisque malheureusement les cancers des enfants ne se dépistent pas ; ensuite parce qu’ils ne fument pas, ne boivent pas d’alcool, et avant trois ans, la probabilité est faible pour que dans nos pays riches, non carencés, les effets d’un déséquilibre de régime alimentaire chez eux ou chez leur mère puisse se manifester.

Depuis trente ans aux États-Unis, le taux des cancers de l’enfant s’était accru en moyenne de 1,1 % par an. C’est d’ailleurs ce que confirmera en décembre 2004 une étude du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

En vérité, la seule explication possible à l’accroissement du nombre des cancers est celle de la dégradation de notre environnement […] c’est au moins deux tiers des cancers qui seraient directement causés par des agents cancérigènes présents dans l’environnement. Ainsi les facteurs de risques liés au mode de vie, autres que le tabagisme, n’interviendraient en réalité dans la genèse des cancers qu’en tant que « facteurs adjuvants ». Or, point capital, notre estimation vient d’être pleinement confirmée dans la prestigieuse revue Nature, puisque selon la nouvelle analyse proposée, c’est bien 70 à 90 % des cancers qui seraient liés à l’environnement.

De très nombreux perturbateurs endocriniens dont la plupart des pesticides, des polychlorobiphényles (ou PCB), des plastifiants comme […] les phtalates, des retardateurs de flammes bromés comme les polybromodiphénylethers (ou PBDE), certaines substances présentes dans les cosmétiques telles les parabènes sont encore sur le marché et donc toujours largement utilisés. Or l’extrême gravité ici est qu’aujourd’hui on retrouve l’ensemble de ces perturbateurs en grande quantité chez les enfants.

On sait que c’est pendant la grossesse que se joue en grande partie le destin sanitaire de nos enfants, un destin qui s’exprimera tout au long de leur vie et qui se transmettra éventuellement à leur descendance. Comme pour l’obésité et un grand nombre de cancers, comme pour beaucoup d’autres affections ou maladies, c’est dès le stade fœtal que se déclenche le processus initial à l’origine de leur survenue ultérieure.

 

La seconde partie de cette chronique se trouve ici : Comment les maladies naissent des pollutions … et que faire pour rester en bonne santé (2/4)

 

Cette chronique met en avant l’importance de protéger les jeunes enfants des substances chimiques dangereuses, car les effets potentiels pourraient être graves et pérennes. Ce blog a pour mission de vous aider et de vous accompagner dans votre démarche ! Pour vos premiers pas, vous pouvez vous appuyer sur le guide gratuit téléchargeable ci-dessous.

Photo par Henri T.

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7 Commentaires

  1. Pingback: Faites-vous partie des parents qui prennent en main la santé de leurs enfants ?

  2. CécileD

    Très intéressant ! Vivement la suite… Tu as l’art de mettre du suspens… Pas mal sur un blog « santé » !

    Répondre
  3. Guillaume (Auteur de l'article)

    Complètement non voulu haha, super 🙂

    Répondre
  4. Pingback: Santé des enfants et environnement : des citations qui pourraient vous inspirer 7

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