Comment j’applique les recommandations « Santé des enfants et environnement » – n°9

Le fossé entre la connaissance et l’action est beaucoup plus grand que le fossé entre l’ignorance et la connaissance. – Chris Guillebeau

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Bonjour à tous !

Cette série d’articles décrit comment je mets en œuvre (du mieux que je peux 🙂 ) les bonnes pratiques identifiées lors de mes recherches. L’ensemble de mes retours d’expériences, ainsi que ceux des lecteurs du blog, sont accessibles par l’onglet En pratique du menu principal.

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Article (A) : Comment protéger les enfants et les femmes enceintes des polluants issus des cosmétiques et Comment protéger sa grossesse des pollutions environnementalesastuces sante enfants environnement3

Recommandation (REC) : réduire l’exposition des bébés et utilisant peu de produits de soin différents, et dont la composition comprend peu de substances chimiques de synthèse.

Retour d’expérience (REX) : lorsque Yumi était bébé, autant que je me souvienne, Romi et moi avions acheté quelques produits de soin. Ces produits étaient spécifiques aux bébés, conseillés par notre pédiatre et achetés à la pharmacie. Ils étaient globalement assez chers et contenaient un grand nombre de substances chimiques. Compte tenu de la source d’approvisionnement, de la spécificité de la formulation et de l’origine de la recommandation, je pense que, probablement, ces produits ne devaient pas contenir de substances figurant parmi les plus préoccupantes.

Néanmoins, je n’ai aucune certitude ; d’ailleurs, notre pédiatre n’a jamais abordé avec nous l’importance de protéger notre bébé des polluants du quotidien. Et quand bien même, de ce que je peux voir dans mon métier, dans les livres que je lis et dans les recherches que je réalise pour ce blog, les évaluations de risque sanitaire actuelles me paraissent insuffisantes pour assurer un niveau de sécurité satisfaisant, en particulier pour les enfants en bas âge et pour la femme enceinte (ces fameuses « fenêtres des vulnérabilité »).

Pour les premières semaines de Naé, en cohérence avec les recommandations du Pr René Frydman et du Pr Christine Bodemer, nous avions choisi de la laver sans produit lavant, uniquement à l’eau. Comme cette pratique était encore inhabituelle pour moi, je me souviens avoir été très attentif à la potentielle apparition d’odeurs corporelles ; je n’ai jamais rien senti d’anormal. A cette époque, j’ai aussi demandé à un peu près à chaque personne que je rencontrais ; aucune remarque particulière, aucun langage non-verbal pouvant suggérer une gène. Aucun commentaire particulier non plus venant des puéricultrices de la crèche… alors puisque Naé n’est (quasiment) jamais malade, comme Yumi d’ailleurs, je me suis demandé « Mais pourquoi changer au fond ? ».

 

astuces sante enfants environnement4

 

Au moment où j’écris ces lignes, Naé a environ un an et demi… et elle n’a jamais vu la couleur d’un savon ou d’un quelconque gel lavant. Je crois que si un père de famille m’avait dit ça il y a quelques années, j’aurais trouvé ça franchement bizarre. Au regard de mes connaissances d’aujourd’hui, cette option me parait bien saine et très naturelle, un bain au format « minimaliste » en quelque sorte 😉

Cela dit, j’imagine bien qu’un jour nous passerons à un minimum de produits lavants. Aujourd’hui, pour Yumi, nous utilisons un savon surgras, saponifié à froid. Ce type de savon se trouve facilement en magasin bio, donc c’est assez pratique. Sa fabrication artisanale se base sur un nombre réduit de matières premières naturelles, dont plus de 90 % sont issus de l’agriculture biologique. Le label Nature et Progrès permet de s’assurer que ces savons ne comportent pas de substances issues des familles les plus préoccupantes. La saponification naturelle permet d’obtenir des savons riches en glycérine végétale, et qui donc n’assèchent pas la peau comme des savons classiques.

Ce choix est pratique et répond à nos principaux besoins actuels ; il est bien intégrable dans une vie dense en contraintes de temps. Néanmoins, faire mieux est tout à fait réalisable ; dans cette optique, j’aime bien les pistes partagées par Natasha du blog Echos Verts : Zoom sur les savons saponifiés à froid fabriqués en France

 

astuces sante enfants environnement

 

A : Comment protéger les enfants des environnements obésogènes, avec Stephan Guyenetastuces sante enfants environnement2

REC : entourer les enfants d’un environnement où la nourriture est relativement peu visible/présente, notamment celle dense en calories et celle comprenant des substances préoccupantes : certains additifs, acides gras trans, substances issues d’emballages…

REX : à la maison, les seuls aliments visibles se trouvent dans la cuisine ; ce sont des fruits frais, uniquement. Sauf exception, aucune malbouffe (bonbons, barres chocolatées, sodas, pizzas industrielles, cookies, donuts, viennoiseries industrielles…), et plus généralement aucun produit industriel très transformé, ne se trouve dans la maison. La règle que nous nous sommes donnée est assez simple : « Si cela ne contribue pas à notre bonne santé, cela ne rentre pas dans la maison ». Elle me semble à la fois très efficace et tenable dans la durée : elle ne présuppose pas une interdiction stricte de consommer certains produits alimentaires, même les plus douteux, car Romi et moi estimons que cela pourrait s’avérer contre-productif au final, en générant une frustration trop pénible et une attirance redoublée.

 

pique nique sante nature

 

A : Se salir dans la nature est bon pour la santé des enfantspique nique sante nature3

REC : dans des milieux naturels, laisser les enfants au contact de la saleté.

Pour mémoire, iamo’i’s et moi avons créé un livre pour enfants illustrant cette bonne pratique.

REX : les beaux jours sont de retour : nous sommes heureux de pouvoir recommencer à pique-niquer tous les quatre, dans des parcs ou dans la nature. C’est l’occasion pour nos enfants de se remettre au contact des éléments naturels : troncs et branches d’arbres, terre, herbe, feuilles… dans ce type d’environnement, nous les laissons assez libres d’explorer avec leur corps et nous nous contentons d’une hygiène sommaire, en ayant en tête tous les bienfaits apportés par un contact régulier avec la « saleté » de la nature.

 

pique nique sante nature2

 

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Bien entendu, je suis preneur de tous les conseils qui me permettraient de faire mieux ! 🙂

Et vous, quelles sont les dernières bonnes pratiques que vous avez mises en place pour les enfants dont vous vous occupez ? Peut-être que vos propres expériences vous suggèrent quelques conseils à donner. Ils sont les bienvenus, dites-les moi dans les commentaires !

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8 Commentaires

  1. Sophie

    Bonjour,

    Je trouve les savons à froid très bien. Pouvez-vous me dire de quelle marque est celui que vous utilisez pour votre enfant?
    Merci pour vos publications.

    Répondre
    1. Guillaume

      Bonjour Sophie
      Merci 🙂
      A la maison on utilise la marque Argasol et on en est contents… mais comme on est satisfaits on n’a pas vraiment testé d’autres options ! Les pistes d’Echos verts (lien dans l’article) pourront t’être utiles je pense

      Répondre
  2. Yum

    Bonjour Guillaume,
    C’est vrai que c’est affolant, tout ce que les produits de soin, toilette, lingettes, etc. pour bébé contiennent comme produits chimiques, même ceux vendus en pharmacie… Dernièrement, j’ai eu beaucoup de mal à choisir une crème solaire pour mes enfants, même parmi les crèmes bio, qui ne contienne pas de substances potentiellement dangereuses (et qui assure une protection correcte)…

    Répondre
    1. Guillaume (Auteur de l'article)

      Romi a aussi cherché une crème solaire il y a peu. Elle s’est notamment appuyée sur le comparatif de Que Choisir de l’été dernier, qui comprend un critère du type « substances préoccupantes » de mémoire, mais bon pas de miracle… Je crois que se protéger du soleil est juste « pas naturel » par essence, et que la seule bonne solution est que les enfants passent régulièrement du temps dehors pour que leur exposition soit progressive.
      Pas facile dans la plupart des configurations familiales modernes… ma famille n’y échappant pas, Romi a essayé de choisir la crème la moins mauvaise possible. Pour le reste, il me semble qu’il vaut mieux agir sur comment on put optimiser les capacités d’élimination des polluants chez nos enfants… à creuser dans de futurs articles !

      Répondre
  3. sophie

    Bonsoir,
    Comment faîtes vous pour laver les cheveux?

    Répondre
    1. Guillaume (Auteur de l'article)

      Bonsoir Sophie
      Pour Naé, ma fille de 1,5 ans : idem à l’eau pour le moment
      Pour Yumi, ma fille de 5 ans : à l’eau 6 jours sur 7, et du shampoing solide bio une fois par semaine.
      Comment fais-tu, toi ?

      Répondre
  4. sophie

    pour le lavage des cheveux c’est environ tous les 15 jours, parfois moins …. on utilise un shampoing nature et progres.
    Sinon il a régulièrement les cheveux mouillés à l’eau car ils sont bouclés et cela aide a refaire la boucle et les rends plus jolis.
    Notre vraie difficulté demeure dans l’hydratation de sa peau. Comme vous c’est beaucoup de lavage à l’eau et de temps en temps avec un savon saponifié à froid mais il a la peau super sèche et je ne sais pas comment l’aider à part en le tartinant d’huiles. Un avis?

    Répondre
    1. Guillaume (Auteur de l'article)

      Merci pour le partage ! 🙂

      Pas vraiment d’avis, désolé, ce n’est pas trop mon domaine. Si je me retrouvais dans la situation que tu décris, je crois que j’agirais sur « l’intérieur », notamment via l’alimentation (si tu veux mon avis sur ce sujet : http://sante-enfants-environnement.com/lalimentation-que-je-souhaite-pour-mes-enfants/)

      Répondre

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