Comment j’applique les recommandations « Santé des enfants et environnement » – n°12

Le fossé entre la connaissance et l’action est beaucoup plus grand que le fossé entre l’ignorance et la connaissance. – Chris Guillebeau

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Bonjour à tous !

Cette série d’articles décrit comment je mets en œuvre (du mieux que je peux 🙂 ) les bonnes pratiques identifiées lors de mes recherches. L’ensemble de mes retours d’expériences, ainsi que ceux des lecteurs du blog, sont accessibles par l’onglet En pratique du menu principal.

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Article (A) :  Ce que nos ancêtres peuvent nous apprendre en santé-environnement

Recommandation (REC) : manger principalement de « vrais » aliments, entiers, bruts ou peu transformés & manger une grande variété d’aliments

Retour d’expérience (REX) : Consommer crus une bonne partie de ses aliments me parait être une manière simple de diminuer le niveau de transformation de sa nourriture (!). Cette habitude permet notamment de :

  • préserver les micronutriments les plus fragiles. Notamment, certains micronutriments se détériorent fortement avec la chaleur, comme la vitamine C par exemple ;
  • éviter d’ingérer de nombreuses substances préoccupantes : additifs présents dans les produits alimentaires, composés toxiques formés aux hautes températures, substances issues de contenants industriels ou d’ustensiles de cuisine, etc.

En essayant d’inclure cette bonne pratique dans la routine de mes filles, j’ai rencontré une difficulté significative pendant leurs premières années : de nombreux légumes crus se sont avérés trop durs à leur goût : carottes, navets, radis noir, betteraves, chou-fleurs, brocolis…  En pratique, elles les repoussaient pour cette raison, mêmes rappés. Cette difficulté avait pour conséquence que les légumes crus qu’elles mangeaient se résumaient à des légumes mous (tomates, concombre, champignons…), ce qui limitait leur diversité.

Entre temps, j’ai trouvé une astuce (dans une conférence de Bernard Clavière, merci à lui !) : j’utilise mon extracteur de jus avec un filtre « plein », ce qui le transforme en simple « broyeur ». Ainsi, de manière très simple et très rapide, j’obtiens une sorte de « purée » crue, dont la texture est beaucoup plus facile d’accès aux jeunes enfants.

 

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Voici quelques autres avantages que je trouve à cette pratique :

  • les enfants peuvent facilement participer à la réalisation de la purée, qui est bien visuelle et assez ludique. Et, en règle générale, plus un enfant s’implique dans la réalisation, plus il mange de l’aliment correspondant une fois à table ;
  • la peau des légumes peut être conservée, selon la proportion souhaitée, ce qui augmente le contenu nutritionnel et l’ingestion de fibres ;
  • la purée obtenue peut être modérément assaisonnée, si besoin, afin d’augmenter l’attrait gustatif des aliments initiaux.

 

Dans le même ordre d’idée, j’utilise aussi parfois un petit mixeur, par exemple pour obtenir une sorte de « taboulé de chou-fleur », qui peut servir de matière de base à une salade composée. L’objectif reste le même : rendre plus accessible les légumes crus les plus durs.

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A :  Comment détoxifier le corps et l’environnement du quotidien, avec Debra Lynn Dadd

REC : Laver les vêtements neufs avant de les porter

REX : Romi et moi avons bien intégré cette pratique simple dans notre routine : tout vêtement neuf passe directement au niveau du linge à laver, afin d’être passé en machine avant d’être porté pour la première fois. En complément, Romi achète pas mal de vêtements d’occasion pour les enfants : ces vêtements ont été portés et lavés de nombreuses fois dans leur « vie précédente », ce qui minimise la présence de substances préoccupantes résiduelles.

 

A : Santé des enfants : comment intégrer plus de mouvement dans leur quotidien

REC : Privilégier les activités au sol – Pour mémoire, cette bonne pratique est associée à une plus grande variété de mouvements, de positions, d’étirements spontanés…

REX : La chambre de nos filles, et plus généralement notre appartement, comporte(nt) peu de meubles. Cette approche minimaliste favorise un plus grand temps passé au sol, de fait, sans directive particulière de notre part.

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Dans notre fonctionnement de routine, lorsque le temps le permet, les piques-niques sont aussi l’occasion de passer de longs moments au sol. En plus d’être très agréables pour nous, les piques-niques permettent aussi d’intégrer d’autres aspects intéressants : marcher pieds nus, passer du temps en extérieur dans la nature, prendre le soleil, se salir dans des milieux (plutôt) naturels, se « déconnecter » de son environnement quotidien pour favoriser le temps de qualité en famille… En complément, la plupart du temps, les lieux choisis constituent aussi une invitation à jouer ensemble.Partage expériences sante enfants environnement 3

 

Je finis par un clin d’œil sur ces aspects. J’ai découvert que la bibliothèque de mon arrondissement mettait une salle à disposition du public… où on ne trouve qu’un tapis et quelques coussins fermes. Si « sitting is the next smoking« , alors voici une idée intéressante pour les adeptes des longues périodes de lecture ! 🙂

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A : Comment protéger les enfants des effets de la pollution atmosphérique

REC : Choisir son logement à distance des voies à fort trafic ( > 10 à 15 000 véhicules par jour) & Dans l’objectif d’assurer une absence d’impact sanitaire significatif, une distance de 500 m peut être retenue en première approximation.

REX : Nous sommes rentrés en 2013 dans notre appartement actuel. A l’époque, sans avoir autant approfondi le sujet qu’il y a quelques mois, j’avais quand même passé quelques heures à faire des recherches sur comment choisir un appartement qui minimise l’exposition aux polluants issus du trafic routier. Les résultats (tout récents à ce moment-là) du projet européen Aphekom et quelques cartes de pollution ont permis de choisir un appartement dans des zones de moindre pollution chronique.

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Et de fait, notre appartement se trouve bien à plus de 500 m de toute voie présentant un trafic supérieur à 10 000 véhicules par jour.

En complément, sans que cela ait été un critère de choix en termes de santé environnementale, notre appartement se trouve au 3e étage d’un immeuble, ce qui semble diminuer encore les concentrations en polluants issus du trafic, dans une second niveau d’importance.

 

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Bien entendu, je suis preneur de tous les conseils qui me permettraient de faire mieux ! 🙂

Et vous, quelles sont les dernières bonnes pratiques que vous avez mises en place pour les enfants dont vous vous occupez ? Peut-être que vos propres expériences vous suggèrent quelques conseils à donner. Ils sont les bienvenus, dites-les moi dans les commentaires !

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Sensibiliser les enfants avec des livres illustrés ? Ca m'intéresse !
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