Comment détoxifier le corps et l’environnement du quotidien, avec Debra Lynn Dadd (2/5)

Les produits les plus polluants, par exemple les encens qui émettent plus de 2 µg/m3 de benzène, seront interdits. – Plan d’actions sur la Qualité de l’Air Intérieur (PQAI)

Après l’accouchement, la mère produit du lait dont la composition nutritionnelle est idéale pour le nourrisson. Malheureusement, de nombreux polluants lui sont transmis en même temps que ces lipides essentiels. Après plusieurs mois d’allaitement, le sang de l’enfant peut avoir accumulé des concentrations de ces substances plus élevées que celles de sa mère. Cette situation est appelée le « dilemme du sevrage ». – Pr Philippe Grandjean

 

Chronique du livre « Alerte aux produits toxiques »

polluants environnement Debra Dadd

de Debra Lynn Dadd, 304 pages, publié en 2012

 

Debra Lynn Dadd a été diagnostiquée d’une hypersensibilité chimique multiple. En collaboration avec des toxicologues et des médecins, elle a écrit Alerte aux produits toxiques, succès de librairie aux Etats-Unis, pour sensibiliser la population générale à la présence de substances dangereuses dans l’environnement du quotidien.

Ce livre porte sur comment réduire son exposition et comment éliminer les substances qui sont déjà présentes dans le corps.

 

Quelques informations et points de vue intéressants, concernant la thématique « Santé des enfants et environnement »

Voici une liste d’informations et de points de vue issus du livre, en lien avec la thématique « Santé des enfants et environnement », et que je souhaite partager avec vous.

  • Selon l’agence environnementale américaine (US EPA – Environmental Protection Agency), les substances classiquement mesurées dans les tissus graisseux humains incluent les PCB, le styrène, le dichlorobenzène, le xylène, les dioxines, pesticides, et certains métaux lourds comme le plomb. Personne n’a étudié les effets sanitaires potentiels d’une telle combinaison.
  • Aujourd’hui, le monde de la santé est focalisé sur les symptômes. Il a tendance à répondre à chaque symptôme par un remède, un médicament ou une plante médicinale selon les écoles.
  • Pour vivre en bonne santé dans un environnement contaminé, deux options complémentaires sont à considérer :
    • abaisser notre niveau d’exposition aux substances toxiques ;
    • augmenter la capacité de notre organisme à métaboliser et à éliminer les substances toxiques.
  • Réduire la contamination de notre environnement intérieur du quotidien, à la maison, doit constituer une priorité car :
    • c’est dans cet environnement que nous passons le plus de temps ;
    • c’est souvent l’environnement sur lequel nous avons le plus de pouvoir.
  • Dans l’environnement intérieur, le simple fait de choisir un produit sans substance toxique peut éliminer une importante source de contamination, aux multiples conséquences potentielles. Par exemple, opter pour des aliments frais et issus de l’agriculture biologique, permet d’éviter simultanément des pesticides, des produits de lessivage et des résidus de plastique issus des emballages.
  • Les enfants sont bien plus vulnérables que les adultes à la toxicité des produits chimiques. De plus, ils présentent des expositions spécifiques. Par exemple, ils jouent au sol et mettent plus souvent leurs mains à leur bouche.
  • Les différentes matières plastiques existantes présentent des toxicités très variables, selon leur composition : divers plastifiants peuvent être ajoutés à la matière de base, pour rendre le plastique plus ou moins souple ou lui donner des propriétés particulières (ex : couleur, résistance…). Une règle approximative classique pourrait être : « plus le plastique est souple, plus il émet de substances toxiques ; plus le plastique est rigide, moins il en émet ».
  • D’une manière générale, la chaleur favorise les émissions de plastifiants, notamment des phtalates. À l’inverse, le froid diminue leur libération. Ainsi, des bouteilles en plastique exposées au soleil peuvent contaminer l’eau qu’elles contiennent. Le même principe s’applique aux contenants alimentaires, notamment lorsqu’ils sont chauffés au four à micro-ondes.
  • Certaines publicités qualifient des désodorisants d’intérieur d’« assainisseurs ». Pourtant, ces produits n’assainissent pas l’air intérieur ; au contraire, ils y ajoutent des substances chimiques, dont certaines présentent une toxicité connue. L’affirmation « rafraîchissant » est également discutable, quand la plupart des désodorisants ne fait que couvrir des mauvaises odeurs avec des odeurs artificielles plus fortes ou, pire encore, en neutralisant nos capacités olfactives.
  • Les bonnes pratiques recommandées par l’auteur comprennent :
    • cuisiner ses propres repas, avec de vrais aliments, plutôt que consommer des produits alimentaires industriels ;
    • équiper la douche d’un filtre, contenant du charbon actif ou une poudre métallique appelée KDF, qui élimine le chlore ;
    • choisir une « routine beauté » comprenant un minimum de produits cosmétiques : savon pour le corps, nettoyant visage, shampooing… écolabélisés ou, encore mieux, faits maison en privilégiant des matières naturelles brutes ;
    • choisir un déodorant sans sels d’aluminium. Le bicarbonate de soude constitue une option alternative efficace ;
    • en cas d’odeurs persistantes et dont les sources ne peuvent être maîtrisées, utiliser de la zéolithe.

 

polluants environnement Debra Dadd3

 

Quelques extraits en lien avec la thématique « Santé des enfants et environnement »

Le désodorisant d’intérieur, vendu à grand renfort de publicité, est l’un de ces produits qu’on peut estimer complètement inutile. Vous pouvez débarrasser votre maison des odeurs indésirables simplement en ouvrant une fenêtre ou en branchant un ventilateur d’extraction, tel celui de la hotte au-dessus de votre cuisinière. Cela permet en outre de réduire les vapeurs toxiques qui s’accumulent dans l’air domestique.

Les magazines de mode et les plus jolies femmes du monde reconnaissent que l’on est au sommet de notre beauté seulement quand notre corps est en bonne santé, quels que soient les produits utilisés.

Il y a une certaine inquiétude quant à savoir si les sels d’aluminium antitranspirants tendent à s’accumuler dans le corps, notamment dans les graisses du sein. L’aluminium traverse en effet aisément la peau des aisselles – en particulier à la faveur des micro-coupures résultant du rasage – et atteint le sang. Il est suspecté d’élever le risque de cancer du sein.

L’odeur corporelle est le signe d’un corps qui a besoin d’éliminer des toxiques, et non pas de recevoir du déodorant. Soutenus par un marketing agressif, les savons antimicrobiens et “déodorants” battent des records de vente. Une commission consultative de la FDA [Food and Drug Administration, Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux] a mis en doute l’innocuité de l’utilisation quotidienne et prolongée de ces puissants tueurs de germes. On les soupçonne d’avoir une action toxique liée à leur pénétration cutanée et, par suite, d’être capables de s’accumuler dans le foie et d’autres organes.

Notre alimentation est, hélas, contaminée par de nombreux produits toxiques. Les pesticides sont les plus redoutables d’entre eux. L’EPA considère que leur présence dans les aliments constitue l’atteinte la plus grave à la santé de la population, outre les dégâts qu’ils entraînent sur l’environnement.

Je mangeais beaucoup de sucre sous différentes formes. Puis j’ai découvert la manière dont les édulcorants, même naturels, exerçaient leurs méfaits sur mon corps et le déformaient. J’ai alors commencé à retirer les bonbons de mon alimentation. Une chose étonnante s’est produite : mon envie de sucreries a disparu ! Mon goût a changé ! Désormais, dès qu’un aliment contient du sucre blanc raffiné, mes papilles le trouvent trop sucré. Et ma santé s’est améliorée.

Plusieurs études épidémiologiques internationales ont mis en évidence une multiplication des cas d’Alzheimer (2 à 4 fois plus) dans les communes distribuant une eau dépassant 100 microgrammes d’aluminium par litre (en France, notamment). Or, la norme européenne autorise actuellement jusqu’à 200 microgrammes/litre ! On estime aujourd’hui que 15 millions de Français reçoivent une eau contenant de l’aluminium.

Nos connaissances toxicologiques sont essentiellement issues des expérimentations sur les animaux de laboratoire. Au-delà, elles se limitent à l’étude d’une poignée de produits chimiques sur quelques espèces d’oiseaux et de poissons, alors que des millions de produits chimiques et des millions d’espèces sont concernés, et que nous ignorons encore énormément de choses sur la manière dont les molécules migrent et se transforment dans l’environnement. Il est très probable que nous n’aurons jamais qu’une connaissance partielle de l’impact de chaque produit chimique sur les différentes espèces, sans parler de toutes les interactions possibles.

 

Le prochain article de la série se trouve ici : Comment détoxifier le corps et l’environnement du quotidien, avec Debra Lynn Dadd (3/5)

 

Cette chronique met en avant l’importance de protéger les enfants des substances préoccupantes, car les effets potentiels pourraient être graves et pérennes. Ce blog a pour mission de vous aider et de vous accompagner dans votre démarche ! Pour vos premiers pas, vous pouvez vous appuyer sur le guide gratuit téléchargeable ci-dessous.

Photo par Guilliean Pacheco

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2 Commentaires

  1. Yum

    Bonjour Guillaume,

    Merci pour cette nouvelle chronique !
    Sans avoir lu ce livre, je partage de nombreuses pratiques recommandées par l’auteur, la plupart sont simples et très peu coûteuses (voire reviennent moins cher) à mettre en place !

    Par exemple, les déodorants / anti-transpirants (d’ailleurs, je trouve ça absurde, un « anti-transpirant », si la peau a besoin de transpirer, il me semble que cela a une utilité et qu’il ne faut pas l’en empêcher…) : j’ai commencé par passer aux sticks déodorants bio, puis au bout d’un moment, j’en ai eu marre de m’appliquer un produit sous les aisselles, même moins nocif que les déodorants « standards »… et cela fait quelques années que je ne mets plus rien. J’avais peur au début des réactions des personnes autour de moi par rapport à d’éventuelles odeurs, mais finalement, il n’y a pas plus de gêne pour mon entourage et moi je me sens bien comme ça. C’est bien sûr mon retour personnel, j’imagine qu’il doit y avoir une variabilité selon le type de peau, les vêtements que l’on porte, son activité, ses conditions de travail, etc. Si par la suite je suis amenée à en ressentir le besoin, je pense que j’essaierai des méthodes toutes simples, comme appliquer un petit peu de bicarbonate de soude…

    Répondre
    1. Guillaume (Auteur de l'article)

      Merci pour ce super retour, Yum !
      Autour de moi, j’observe globalement une évolution dans le même sens. Parfois, c’est un changement dans le régime alimentaire qui a amené une sueur présentant une odeur moins forte… voire « agréable » pour certains ha ha… et qui a naturellement conduit à diminuer ou arrêter l’utilisation de produits déodorants.
      J’ai de bons retours aussi sur le bicarbonate, après quelques essais-erreurs pour trouver une concentration efficace qui n’irrite pas.

      Répondre

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